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Économie Numérique - HEC Montréal

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  • Perspectives sur l’économie numérique et le commerce électronique

    Posté par Sylvain Amoros le 2008/09/01

    Mutation économique et sociale selon l’OCDE (2000)

    « le monde entier ne va pas se transformer en Silicon Valley ».
    Mandel, 1998

    Mais…

    « Don’t doubt the future of the new Economy »
    Don Tapscott, 19 fev 2001

    Donc…

    Le commerce électronique touchera TOUS les secteurs de l ’économie et TOUS les agents

    …. Mais comment ? Quand ? Pour obtenir quels bénéfices ?

    Posté dans Économie Numérique | Aucun commentaire »

    Standardisation et Concurrence !

    Posté par Ahd le 2007/12/10

    Dans quelles mesures la standardisation impacte-t-elle le jeu concurrentiel dans les entreprises ?

    Définissons d’abord la notion de standard.

    ‘’Un standard est une norme qu’il faut respecter soit parce qu’un organisme en a décidé ainsi autoritairement (standard de jure), soit parce que tout le monde fait comme ça et que si on ne suit pas, on n’aura pas de clients (standard de facto). Il existe des standards pour tout en informatique, que ce soit pour les formats de documents, les langages, les connecteurs, les protocoles ou n’importe quoi d’autre. Évidemment, quand un standard est bien respecté, c’est très pratique puisqu’on peut sans risque brancher ensemble des éléments de provenances très diverses. L’opposé du standard est le système propriétaire. Les organismes de standardisation sont très nombreux.’’
    References definitions:
    http://www.toutsavoir.net/lexique/definition/7102/standard/ http://www.sospc-en-ligne.com/lexique-definition-7102.html

    1- Nous pouvons avancer, bien évidemment que, la standardisation, de manière générale, permet de tendre vers une situation de ‘’concurrence parfaite’’ avec un marché transparent et donc des prix determinés lors de l’égalisation de l’équation O=D.

    En effet, la standardisation, entraine plusieurs effets sur la concurrence comme:

    Diminution de l’effet de ‘’lock-in’’ dans les industries, surtout celles à forte concentration technologique: par standardisation des normes, protocoles, langages, les API, etc. Si l’industrie decide de maintenir des standards alors il est plus difficile même pour un ‘’First Mover’’ de privilégier une stratégie de Lock-in car les consommateurs peuvent se diriger vers un autre fournisseur ‘’plus respectueux’’ de leur liberté….et de leur intelligence.
    Exemple: prenons le cas de Microsoft, plusieurs utilisateurs Particuliers et Entreprises, ont fait le choix de renoncer à Windows pour d’autres plateformes Linux par exemple, simplement parce qu’ils se sentaient enfermés dans un choix.
    Ou autrement dit, le dilemme PC ou Mac pour d’autres utilisateurs.
    Pour certains consommateurs, à avantage égal, ils choisissent toujours le fournisseur qui offre le plus de transparence et le plus de liberté.

    Une course pour la qualité et non pour la part de marché….avec le développement de standards, les concurrents sont poussés à chercher la position dominante du marché en poussant jusqu’au bout ‘’l’utilisabilité’’ des standards, l’utilisation ‘’Customer Centric’’ des langages, protocoles, des architectures.
    Les concurrents ne se disputent plus la première place en essayant d’enfermer le consommateur dans ce qu’on appelerait une illusion de difference (à ses débuts Netscape VS Explorer).
    Les standards définissent un repère pour juger de la qualité d’un nouvel entrant sur le marché.
    Cela permet aussi de juger les produits et les nouveaux processus sur des critères ojectifs. Exemple: le W3C, le consortium définit certaines règles de base d’utilisabilité d’un site Web, base sur la norme HTML et CSS.
    Ou encore avec la norme ISO.

    Collaboration des concurrents: avec des standards, les innovateurs misent plutot sur la portabilité et l’inter-opérabilité. Une fois les standards définies, le gagnant sera celui qui offre le plus de passerelles vers d’autres langages, architectures.
    Ce qui devient un avantage concurrentiel certain car moins de coût d’adaptation, moins de lignes de codes, moins d’heures de travail et un plus grand ROI.
    Les standards font communiquer les concurrents, les font même travailler sur des projets communs car l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt individual.

    Augmentation des externalités de réseau: les standards apportent un effet de compatibilté et par là même permettent d’atteindre une masse critique plus rapide pour tous les concurrents adoptant le standard.

    Économie d’échelle pour l’ensemble de l’industrie et pas seulement pour la position dominante: s’il y a économie de coûts des innovations technologiques, il y a forcément économie d’échelle car plus l’on développe de standards, plus on développe une communauté du savoir et l’on peut ‘’recycler ce savoir’’.
    Exemple: le développement des applications Open Source permet des grandes économies de coût et les langages Open Source tendent à devenir la norme justement.

    2- Jusqu’alors tout cela semble aller en faveur du consommateur. Cependant, pourrait-on faire face à certaines dèrives qui annuleraient les effets tant positives de ces standards.

    Standard ou….redéfinition d’un monopole: la définition de standards pourraient créer des normes incontournables quasi-infranchissables par les nouveaux entrants, une barrière à l’entrée de plus.
    Google ne serait-il pas devenu une norme en matière de moteur de recherche.
    Y aurait-il toujours une chance pour un nouvel entrant…..trés peu dans l’état actuel des choses.
    Prenons un autre exemple, Paypal développé par eBay est devenu une norme de paiement sur internet plus qu’une alternative de paiements (Visa, Mastercard, Paypal). Ce processus a même été breveté.
    Cela veut-il dire que les client auraient accès d’ici peu à un autre Paypal avec un moindre de coût par transaction ?

    Rappelons-nous aussi de ce qui n’était qu’un standard de l’industrie à ses débuts: Microsoft est devenu l’exemple le plus éloquent d’un monopole qui se protége par tous les moyens.

    3- l’ère de la standardisation du ‘’non-standard’’ : l’avènement de l’Open Source.

    L’on pourrait souligner aussi que les forces du marché nous dirigeraient vers une situation assez paradoxale. En effet, les élèments open source deviennent la norme de l’industrie numérique alors meme qu’à l’origine , ce qui a fait le succès de ces langages, de ces protocoles, de ces plateformes tels que Java, c’est qu’il ne répondait pas à la règle de l’existant.
    Développer sans contraintes ….pour un monde meilleur !
    Prenons l’exemple des architectures J2EE, une réfèrence dans le dévelopement d’Applications Client-Serveur (ou N-Tiers), basée sur le langage Java.
    Microsoft, voyant Sun prendre, une énorme avance sur le marché a lancé Dot.net.
    Dans ce cas, l’open source non affilié, a été privilégié à un gros joueur pourtant dominant au sein de l’industrie.

    Références:
    (1) Économie Numérique - Notes de cours séance 11- Sylvain Amoros
    (2) Économie Numérique - Notes de cours séance 12- Sylvain Amoros

    Posté dans Divers | 2 Commentaires »

    la standardisation et la concurrence

    Posté par hajer le 2007/12/09

    Afin de développer le marché, la standardisation a pour but de permettre aux différents acteurs de trouver des accords à travers la création d’interfaces ouvertes et communes. Dans le domaine des nouvelles technologies, les interfaces se rattachent essentiellement aux :

    - interfaces de programmation entre la base qui est constituée de la machine et de systeme d’exploitation et un logiciel. L’avantage tiré de cette standardisation consiste dans la portabilité des logiciels.
    - aux protocoles de communication qui sont standardisés afin de permettre une meilleure interopérabilité.
    -¸les formats de données qui assurent l’interface entre les contenus tels que les bases de données, les fichiers et entre les logiciels afin d’assurer une portabilité des données
    - les interfaces entre l’utilisateur et la machine qui sont conçues pour faciliter l’apprentissage et le passage d’un logiciel à un autre.

    Dans une situation fortement concurrentielle, la qualité de standardisation des organismes spécialisés s’avère cruciale dans le but de permettre un accord entre les différents acteurs.
    L’alternative globalisation-diffrentiation, explique en grande partie l’évolution de la concurrence entre les grandes et les petites entreprises. En effet, les PME ont su comment accéder aux marchés internationaux réservés primordialement aux grandes entreprises en tirant partie de l’universalité et de la standardisation des réseaux de communication. Ainsi, il en découle trois principaux avantages concurrentiels :
    - l’ouverture de nouveaux marchés
    - la baisse des coûts
    - les économies d’échelle
    En effet, la standardisation garantie un choix multi fournisseurs (terminaux équipements d’infrastructure, de réseaux etc.…) à travers les interfaces normalisés qui ont comme mission la soutenance de la baisse de coûts, l’interopérabilité entre les réseaux , la qualité de service, la compatibilité entre les systèmes concurrents…
    Bref, en optant pour des finalités de concurrence, et en dépendant d’un nombre important d’intervenants, la standardisation offre à terme l’opportunité à une richesse d’acteurs tels que les opérateurs, les équipementiers et les fournisseurs de service afin de contribuer à l’essor du marché.
    Cependant, pour les PME, la barrière à l’entrée que constitue la normalisation est l’allocation d’un investissement important en matière de recherche et développement, des recherches de consensus, des réunions, des défenses de position…
    Certes, la standardisation constitue une opportunité en faveur de la concurrence, cependant, elle constitue aussi un frein à l’innovation.

    Références :

    - Jean-Michel Cornu.2004, Différentes approches de la standardisation
    http://www.fing.org/jsp/fiche_actualite.jsp?CODE=1120638312155&LANGUE=0

    - La tribune.fr, De l’économie numérique… aux économies du numérique

    http://www.latribune.fr/info/IDC125729200575FABC125729B00714D1B-$Db=Dossiers/strategie_management.nsf

    - Article pour les Notes Bleues de J.P Henninot de la Direction générale de l’industrie, des technologies de l’information et des postes (DIGITIP), La normalisation des technologies de l’information et de la communication (TIC)

    http://www.minefi.gouv.fr/notes_bleues/nbb/nbb274/normalisation_tic.pdf

    - ARCEP, 2002, Normalisation et régulation : interactions et enjeux
    http://www.arcep.fr/index.php?id=8156

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