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La mesure de la performance et les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux ont incité les Web marketeurs à créer de nouveaux KPI afin de pouvoir mesurer le ROI d’une campagne marketing sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, digg, etc.) Les gens surfent de plus en plus sur les réseaux sociaux et ils y consacrent de plus en plus de temps. Facebook domine le classement avec le site Web social numéro un dans le Monde entier (#2 source Alexa). Il est aussi le deuxième site le plus visité après celui de Google.com (#1 source Alexa).

Cela incite donc les Web marketeurs à s’adapter avec cette évolution comportementale des internautes afin de réaliser de nouvelles campagnes Web sur ces nouveaux genres de médias qui révolutionnent nos sociétés.

De ce fait, les Web marketeurs ont besoin de nouveaux outils qui vont leur permettre de mesurer l’impact d’une campagne marketing sur ces réseaux sociaux et aussi de savoeMarketer Social Media ROIir si les objectifs voulus ont été atteints ou non.

Une des problématiques qui se pose et qui est liée aux campagnes sur les social media est la mesure. Comment mesurer l’impact d’une campagne marketing sur les réseaux sociaux? Et aussi quels indicateurs de performances (KPI) faudra-t-il prendre en compte lors d’une campagne sur ces réseaux?

De nombreuses entreprises investissent dans les médias sociaux avec un certain enthousiasme. Mais comment mesurent-elles leurs efforts? Comment déterminent-elles leur retour sur investissement (ROI)? Selon un récent sondage (août 2009) réalisé par eMarketer, 84 % des professionnels ne mesurent pas le retour sur investissement de leurs efforts marketing sur les médias sociaux et 40 % d’entre eux pensent qu’il est impossible de le faire.

Un grand nombre de compagnies mesurent leurs campagnes e-marketing en regardant des métriques très simples et facilement mesurables. Il est vrai qu’ils procurent une idée de l’apport des « Social Media » sur une stratégie marketing globale. Par contre, ils ne donnent pas d’indications précises sur le ROI. Parmi les métriques les plus utilisées, nous retrouvons :

  • Le nombre de fans d’un groupe sur facebook
  • Le nombre de « followers » sur twitter
  • Le nombre de ReTweets
  • Le nombre d’occurrence du nom de la marque
  • Le nombre de pages vues depuis les médias sociaux
  • Le nombre de visiteurs uniques depuis les médias sociaux.

Même si elles sont de très bonnes métriques, pour mesurer l’impact d’une campagne e-marketing, mais elles ne donnent aucune indication sur l’apport de résultats probants en terme de ROI. Par exemple, pour un site Web de e-business, ce qui importe est le nombre de ventes, en d’autres termes c’est le taux de conversion, qu’a l’ajout des médias sociaux dans la stratégie e-marketing d’une compagnie. Le ROI doit être lié à un objectif stratégique comme l’augmentation des ventes, une diminution des dépenses ou encore à la rentabilité.

S’il est vrai que la mesure du ROI pour une campagne sur les médias sociaux est difficile, mais d’un autre côté elle n’est pas impossible. Tout d’abord, il faut répertorier les objectifs stratégiques.

  • Voulez-vous entrer en contact avec de nouveaux clients?
  • Augmenter la visibilité de votre marque ou le nombre de visites sur votre site?

En conclusion, les campagnes de « Social Media Marketing » (SMM), tout comme le SEO, demandent du temps. De nombreux outils se sont développés sur le marché du Web Analytics, mais ils sont encore expérimentaux, mais ils permettent déjà d’évaluer une tendance de l’impact d’une campagne sur un réseau social, au-delà des outils d’analyse Web traditionnels (Google Analytics, Omniture). Choisir de bons indicateurs et définir les outils de Web Analytics est évidemment un premier pas vers une bonne analyse des campagnes e-marketing, cependant les KPI ne sont pas figés, et il est nécessaire de les redéfinir en fonction de leur pertinence par rapport aux objectifs, ou aux résultats obtenus.

Exemples de KPI pour mesurer l’impact d’un Blog « ROI Social Media »

Impact d'un blog ROI Social Media

Références :

http://www.seinsights.com

http://www.presse-citron.net

http://www.paperblog.fr

http://buzz.madissoncustomerleadership.tv

http://www.slideshare.net/philippefabry/web-20-et-muses-mesurer-limpact-de-la-dmarche

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La réglementation dans l’industrie du voyage

On se souvient tous de célèbre cas de faillite de transporteur aérien tel que le regretté Jetsgo, de voyage Maestro, ou encore Néo Tours. Heureusement pour les québécois, le Gouvernement du Québec, via l’office de la protection du consommateur, a procédé à une refonte des lois entourant le voyage [pdf], entre autre par la création du fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages. Ce dernier sert à protéger et indemniser les victimes d’une faillite ou d’une fraude de la part de leur agence de voyage. Car en effet, avant l’avènement de ces modifications les recours étaient plutôt limités. Toutefois, d’autres modifications ont également été apportés, entre autre au niveau de l’affichage des prix et des permis.

L’impact sur les agences

Depuis l’entrée en vigueur de la loi en novembre 2004, les agences enregistrées doivent percevoir un montant de 3.5% sur le montant des voyages afin de les verser au fond d’indemnité. Comme ce fond s’applique uniquement aux agences enregistrés auprès de l’Office de la protection des consommateurs, il pourrait y avoir une concurrence déloyale et ainsi, y avoir des agences non enregistrées qui pourrait vendre des voyages, au moins 3.5% moins cher. Toutefois, les répercussions sont assez sévères si l’agence se fait prendre. En effet, des amendes, qui peuvent être de l’ordre de 10 000$ peuvent êtres octroyées pour les fautifs, comme ce fût le cas pour Ay Voyages inc. Encore, les consommateurs pourraient être tentés de faire affaire avec des agences à l’étranger. L’OPC a toutefois bien mis de l’avant les avantages pour les consommateurs de contracter avec des agences enregistrées.

Au niveau de la politique d’affichage des prix, les agences doivent honorer le prix annoncer pour les publicités écrites soixante jours après leur publication. Par exemple, avant l’entrée en vigueur des modifications à la loi, un couple qui avait profité d’une aubaine grâce à une erreur d’affichage sur Internet a dû avoir recours aux tribunaux afin de faire valoir leur point. Afin d’éviter la concurrence déloyale, il est dorénavant essentiel d’afficher le prix total, après l’application des taxes et des différents frais, au moins deux fois plus gros que celui du produit seul. Cette mesure permet évidemment au consommateur qui est en processus de magasinage de pouvoir comparer les prix ensemble sur une même base.

L’impact pour le consommateur

Il est évident que les avantages pour le consommateur sont importants. Bien que ce dernier a la responsabilité de valider que l’agence avec qui il contracte est une agence enregistrée, il est couvert contre les faillites et les fraudes. Cette mesure a d’autant plus d’importance dans une période de ralentissement économique, d’une part les consommateurs ont généralement moins d’argent à consacrer au voyage, ce qui a un impact direct sur la viabilité des transporteurs et des agences de voyage. Ces dernières étant plus à risque, c’est rassurant pour le consommateur de pouvoir être couvert. Ce qui est le plus intéressant est que même la majorité des agences Internet qui vendent souvent des forfaits à rabais doivent être enregistrés, ainsi les consommateurs bénéficient des mêmes couvertures.

La loi et Internet ?

Comme dans tous les secteurs d’activités, Internet crée souvent des exceptions, ainsi il est important que les consommateurs valident le statut et le lieu de l’agence Internet, car ce sont seulement les agences québécoises qui y sont soumises. De plus, au niveau de l’affichage des prix, il est beaucoup plus facile pour un client qui voit une promotion dans le journal de pouvoir la présenter en preuve en cas d’erreur. Toutefois, la flexibilité d’Internet permet de pouvoir faire afficher une page différente à tous les individus et changer les prix selon plusieurs facteurs. Que faire par exemple si on voit une publicité qui présente un prix très intéressant, puis que lorsque l’on clique dessus il est en autre ? Peut-être ne retrouverons plus jamais la publicité…

Les modifications apportées à la loi sont très bonne pour les consommateurs, toutefois le consommateur doit toujours rester vigilant, principalement sur Internet, car son caractère flexible et international peuvent parfois jouer des tours.

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Bâle II où comment sécuriser les capitaux.

Le secteur bancaire est de part sa nature un secteur sur lequel les gouvernements ont historiquement eu un contrôle très fort. En effet, à l’instar du secteur aérien, de nombreux facteurs liés à la sécurité et au bien être des clients et donc des citoyens sont  en jeux dans le secteur bancaire. L’objectif d’un gouvernement étant d’assurer la sécurité de l’ensemble de ses citoyens, il se doit ainsi d’intervenir et de réguler le marché bancaire au détriment de la libre concurrence.

Nous allons nous intéresser à travers ce billet à l’accord Bâle II qui est un dispositif visant à encadrer et réduire les risques bancaires et plus précisément les risques liés aux crédits. Suite à cela, nous analyserons les impacts d’un tel dispositif sur le marché dans sa globalité.

L’accord Bâle II qui a été instauré en 1998 par les gouverneurs des 13 banques centrales de l’OCDE  vint à remplacer l’accord Bâle I jugé comme trop simpliste car ne prenant pas en compte le type d’emprunteur auquel est confronté la banque. En effet,  le risque de défaillance n’est pas le même lorsque l’on prête à un particulier, à une entreprise cotée dans le CAC40 ou encore à l’Etat.

L’accord Bâle II vient donc compléter cette lacune en proposant trois axes à son encadrement. Le premier qui est l’exigence de fond propre instaure un montant minimum de capital en réserve détenu par la banque. Ce montant qui doit être en cohérence avec le risque encouru par l’établissement financier  tient compte du risque de crédit mais aussi des risques opérationnels (panne…) et de marché. L’ensemble de ces risques sont calculés dans un ratio appelé ratio McDonough. Le deuxième axe sur lequel l’accord Bâle II intervient est la gestion des fonds propres. Les banques centrales auront  grâce à cet accord plus de liberté dans l’établissement de restrictions aux banques. Elles peuvent ainsi augmenter les exigences en capital là où elles le jugeront nécessaires. Enfin le dernier axe concerne la visibilité bancaire et l’information mise à disposition du public quant à l’utilisation des capitaux. Sur ce sujet, l’accord de Bâle vise à normaliser les pratiques bancaires dans le but que n’importe chaque citoyen ait accès au même niveau d’information et ce quelque soit l’établissement bancaire dans lequel il se trouve.

La mise en place d’un tel système d’encadrement possède bien évidemment de nombreux impacts sur le marché. En imposant des règles sur la gestion des fonds propres des établissements bancaires, la banque centrale européenne empêche l’allocation optimale des ressources au sein des acteurs. Cependant,  le cadre dans lequel évolue les acteurs étant normalisé, cette contrainte est la même partout en Europe. Au final, il paraît difficile de parler d’injustice  si ce cadre contraignant est appliqué à l’ensemble des acteurs du marché.

Nous pouvons conclure en disant que les banques ont un degré limité dans leurs libertés d’action et dans le développement de leurs stratégies. Cet encadrement représente une contrainte certaine pour les banques, cependant, étant donné qu’une majorité des actions sont  effectués avec l’argent en provenance des clients, l’Etat se doit de fournir une protection à ses citoyens même si cela va à l’encontre des règles de marché.

La situation actuelle est considéré comme un constat d’échec par les dirigeants des banques centrales européennes, ainsi, nous pouvons nous attendrons incessamment sous peu à un nouveau cadre légal concernant la gestion des fonds propres des banques.

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Nouvelles stratégies e-tourisme : Vos désirs sont des “offres”!

Selon une étude du cabinet Forrester, 76% des gens ne croient pas que les compagnies disent la vérité dans leurs publicités et  86% n’hésitent pas à faire confiance aux recommandations des autres voyageurs. Les gens veulent de l’information qui provienne de gens comme eux; ils recherchent des voyageurs expérimentés, des conseils d’amis. Pas étonnant que les médias sociaux remportent un tel succès dans le domaine touristique !  

En effet, dans ce domaine particulièrement, les gens ont besoin d’aide et de conseils avant de se décider à faire un achat,  achat pour lequel l’avis de personnes ayant déjà testé l’offre est particulièrement légitime (pas de critère objectif d’évaluation, ce qui compte c’est le «vécu»).

Plusieurs entreprises l’ont compris et ont su en tirer avantage :
•    Tourisme Montréal passe 100 % de son budget publicitaire sur la toile !
•    Louvre Hôtel (Numéro 2 Européen) investit 75 % de son budget sur Internet car il représente 10 % de ses ventes et le chiffre ne cesse d’augmenter !
•    Tous (ou quasiment tous) ont leur page sur Facebook et de plus en plus sur Twitter.

Tout le monde sait que Tripadvisor représente un vif succès en ce qui concerne l’application d’un média social dans le domaine de l’e-tourisme, en tout c’est 32 millions de visiteurs à travers le monde chaque mois, ce site a une très grande influence sur la décision que va prendre le vacancier,  mais ce que les gens ne savent peut être pas c’est qu’il est en fait une filiale d’une entreprise : Expédia. Cela vient appuyer le discours selon lequel une bonne stratégie web 2.0 est de loin  beaucoup plus efficace qu’un site web d’envergures.

Ce que je veux, quand je le veux et où je le veux, recommandé par des personnes que je connais

Il est faut de croire que les discussions entre clients sont  nécessairement  néfastes ou « dangereuses ».  Les statistiques sur Tripadvisor démontrent que les commentaires sont souvent plus positifs que négatifs : 67% bon à très bon, 10% moyen, 22% mauvais.

Aussi, l’approche des entreprises gagnantes n’est plus de vendre à leurs clients ce qu’elles pensent qu’ils souhaitent mais ce que eux désirent,  et c’est en participant à la « conversation » qu’elles y parviennent. Les marchés sont ainsi en train de devenir des marchés de niche, que ce soit par fragmentation ou par l’apparition de produits et de services sur-mesure.

Savoir écouter et répondre aux désirent clairement exprimés des clients fait partie de toute nouvelle stratégie d’entreprise qui veut réussir dans un secteur fortement influencé par les médias sociaux, c’est ce qui permet entre autre à de petits joueurs de pouvoir exceller dans la cour des grands : L hôtel numéro 1 à Rome possède 11 chambres!

http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/42692/developper-sa-pme-grace-aux-reseaux-sociaux—etude-de-cas.shtml
http://www.slideshare.net/Pedro1960/social-travel-presentation
http://tourismeelectronique.com/?cat=3
http://apprentieweb.blogspot.com/2009/11/medias-sociaux-et-acteurs-touristiques.html

 

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Rôle des gouvernements et des associations dans le secteur des VoIP sur mobiles

Partout dans le monde, l’arrivée de la technologie de la voix sur IP dans les réseaux de télécommunications mobiles a suscité plusieurs réactions parmi les opérateurs web téléphoniques.

Les craintes de ces derniers sont légitimes et les chiffres le confirment : Selon Gartner, plus de 50% du trafic voix-mobile passera par la VoIP d’ici 2019 et que dans moins de dix ans, 30% du trafic voix de téléphonie mobile sera opéré par des acteurs tiers comme Google, Yahoo, Skype…

Mais quel est le rôle des gouvernements et des associations pour encadrer les nouveaux changements dans l’industrie ?

Aux États-Unis, la F.C.C. (Federal Communications Commission), gendarme américain des télécoms, essaye de règlementer le service de VoIP sur les réseaux mobiles.

Le conflit actuel oppose AT&T à Google : L’opérateur téléphonique considère que Google violerait la neutralité du Net en interdisant certains appels vers des zones rurales surtaxées aux Etats-Unis à travers Google Voice. Tandis que Google estime que AT&T bloquerait illégalement l’accès du logiciel de voix sur IP à son réseau, et se défend en précisant que le concept de neutralité du Net ne s’applique qu’aux fournisseurs d’accès et non aux fournisseurs de services Web.

Dans son enquête, la F.C.C. a interrogé les deux acteurs principaux du conflit : Google et AT&T, mais elle s’est également intéressé à Apple, le fabriquant du célèbre iPhone dont l’opérateur téléphonique détient l’exclusivité de commercialisation aux Etats-Unis. Google estime que AT&T a utilisé son pouvoir d’influence sur Apple pour interdit l’accès à Google Voice à son Apple Store.

Les associations des consommateurs américains ont fait beaucoup de pressions pour contrer le monopole de AT&T, de même l’association de défense d’un Internet libre « Free Press » s’est appuyer sur le texte de la F.C.C. : l’ « Internet Policy Statement » qui garantit le droit d’un internaute à accéder à tout contenu et service depuis l’appareil de son choix, afin de mettre la pression sur la F.C.C. et lui rappeler que les lois qui protègent l’internet haut débit s’appliquent de la même façon sur l’internet sans fil.

D’un autre coté, 20 membres du Congrès américain, en majorité issus de ces zones rurales, appuient AT&T dans sa lutte et ont essayent de mettre la pression sur la F.C.C. pour que Google change ses politiques.

Dernièrement, la F.C.C. a tranché sur la question. Les opérateurs de télécommunication devront accepter les outils de VoIP et leurs permettre d’accéder à leurs réseaux 3G. Le président de la F.C.C. Julius Genachowski a déclaré qu’ « Ouvrir les services mobiles à un plus grand choix pour le consommateur va introduire investissements et innovations dans le marché du téléphone portable ».

En Europe, la situation est encore au point mort, les opérateurs mobiles se regroupent dans un lobby puissant et imposent encore à leurs clients des obligations restrictives de l’utilisation de la voie sur Internet.

Des associations comme la Voice over the Net Coalition tentent de réagir face à ce lobbying et demande au conseil européen de prendre les décisions nécessaires afin de garantir le droit des usagers à utiliser toute technologie de communication mise à leur disposition et d’utiliser son pouvoir exécutif sur les opérateurs mobiles.

Pour l’instant, la commission européenne s’est simplement contenté de faire faire circuler un projet de déclaration sur la neutralité des réseaux et n’a pris aucune mesure sérieuse pour organiser le secteur des VoIP sur mobiles. Les enjeux sont tellement importants et le poids des opérateurs sur les états constituent le principal obstacle.

Référence :

http://www.journaldunet.com/ebusiness/breve/at-t/42461/20-membres-du-congres-us-soutiennent-at-amp-t-contre-google.shtml

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-sous-la-pression-de-la-fcc-atett-accepte-la-voip-sur-l-iphone-29241.html

http://www.businessmobile.fr/actualites/services/0,39044303,39708728,00.htm

http://www.businessmobile.fr/actualites/analyses/0,39044174,39710265,00.htm

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La régulation gouvernementale des prêts P2P

Le mobile banking est un exemple souvent signalé lorsque nous énumérons des bouleversements induits par l’Internet à l’industrie bancaire. Cette technologie se rapproche plus d’une évolution que d’une révolution, offrant grosso modo les mêmes possibilités que pourrait offrir un site Web, mais avec en plus l’aspect mobile. Une manifestation véritablement révolutionnaire et qui prend de plus en plus d’ampleur aujourd’hui est le prêt personne à personne (P2P lending). Le prêt P2P permet à des particuliers de prêter leur argent, à des taux normalement plus bas que ceux des banques, à d’autres particuliers désirant tirer profit de ces taux intéressants. Ceci mène à l’émergence de nouveaux joueurs au sein de l’industrie bancaire qui perturbent un marché de plusieurs trillions de dollars [1]. Comme toute révolution, les règles du jeu doivent être déterminées et ainsi, les gouvernements ont leur mot à dire. Voyons l’exemple des États-Unis, suivi de celui canadien.

Régulations aux États-Unis

Comme d’habitude, les États-Unis prônent davantage pour une dérégulation et viennent encadrer l’industrie au besoin. Le marché américain à été propice à l’éclosion des sites de prêt P2P, notons les plus populaires: Zopa, IOU Central, Prosper et Lending Club. C’est à partir de la fin de l’année 2008 où des inquiétudes [2] ont commencées à se manifester de la part de la Securities and Exchange Commission (SEC), organisation qui pourrait en quelque sorte être qualifiée de l’Autorité des marchés financiers américaine. La SEC reprochait à Prosper de promouvoir la vente de valeurs mobilières non sécurisées ainsi que de l’absence de preuve physique reliée à l’offre, à la vente et à l’achat de ces titres financiers [3]. Pour être légal aux États-Unis, un titre financier doit être enregistré à la SEC [4], ce qui n’était pas le cas sur le site de Prosper. La jeune compagnie a dû payer une amende de 1 million de dollars aux états américains et mettre un terme à toute activité de prêt pendant sa période d’enregistrement et de conformité avec les lois des états.

Régulations aux Canada

Le cas Prosper à jeté les bases légales du prêt P2P aux États-Unis, mais ici au Canada, c’est la compagnie CommunityLend qui a tenu se rôle. C’est en septembre dernier que La Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO) a dû se prononcer sur cette question [5] et voici quelques points saillants. Les sites de prêts P2P ne peuvent pas permettent des prêts de plus de 25 000$ et le remboursement doit se faire sur une période maximale de 3 ans. Là où il y a différence majeure avec les États-Unis est dans la régulation des prêteurs. Comme aux États-Unis, les titres financiers doivent être enregistrés, il y a cependant une exception au Canada. La seule façon pour pouvoir prêter au Canada est d’être considéré comme un “investisseur accrédité”, les multimillionnaires [6] en d’autres mots. Certains prévoient donc une barrière à l’offre qui risque d’être problématique [7].

Comme il arrive souvent, la technologie devance les lois, mais cela n’empêche pas pour autant son ascension. Le prêt P2P gagnant en maturité, il deviendra de plus en plus commun. La preuve est que sa croissance est fulgurante. En 2007, le volume de prêt P2P se chiffrait à 678 millions $US et la projection pour 2010 est de 5.8 milliards [8].

__________________

[1] Prosper Pays $1 million to States to Settle Securities Complaint; Nightmare Not Over Yet

[2] Open Letter to SEC: Leave Peer-to-Peer Lending Alone

[3] Prosper Marketplace Inc. Enters Settlement With State Securities Regulators Over Sales of Unregistered Securities

[4] What are unregistered securities or stocks?

[5] Jugement de La Commission des valeurs mobilières de l’Ontario

[6] CommunityLend, Lending and Being/Becoming an Accredited Investor

[7] CommunityLend Person-To-Person Lending Preview Details! Canadian Prosper.com on its way!

[8] How to use peer-to-peer lending sites to borrow money

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Réglementer le téléchargement illégal sur les appareils mobiles

Comment les gouvernements peuvent réglementer le téléchargement illégal effectué sur des appareils mobiles ?

Le gouvernement canadien fait partie de plusieurs pays qui essaient de mettre en place des lois réformistes pour pénaliser les téléchargements illégaux. En raison des engagements avec ses partenaires du commerce, notamment les Etats-Unis, le gouvernement canadien participe à des négociations pour renforcer le droit de la propriété intellectuelle dans le cadre de l’Accord Commercial Anti-Contrefaçon[1] (l’ACAC).

Autre que le Canada, l’ACAC regroupe aujourd’hui l’Union Européenne, l’Australie, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle Zélande, la Corée du Sud, la Singapour, la Suisse, le Japon et les Etats-Unis. Ce traité a pour but, d’amener les pays développés et les pays en développement à coopérer ensemble pour adopter les mêmes pratiques et reformer leur lois de la propriété intellectuelle de façon harmonisée, étant donné la nature des violations qui dépasse les frontières.

L’ACAC se veut réglementaire pour les abonnements d’internet, il exige que les fournisseurs de service internet surveillent les activités des internautes. Les implications de l’ACAC menacent de couper l’abonnement d’internet, suite à la troisième infraction de la part des internautes. Ce traité se rapproche de la loi HADOPI[2], adoptée en France. De plus l’ACAC, est accusé d’être une copie de l’acte qui régie les droits d’auteurs américains, le «  Digital Millenium Copyright Act [3]» (DMCA) jugé par plusieurs, notamment le professeur Geist[4], comme étant controversé et rendra le droit d’auteur canadien « presque méconnaissable s’il serait adopté[5]».

On peut déjà constater le désaccord quant à l’adoption de l’ACAC, partout dans les pays membres du traité , il est refuté par plusieurs groupes d’activistes et des penseurs. 

On dirait que les gouvernements sont rétroactifs par rapport aux questions reliées à l’adoption des lois à l’ère du numérique. Aujourd’hui ils négocient, comment ils vont régler les téléchargements illégaux sur les ordinateurs mais ils oublient que les appareils mobiles intelligents soutiennent le Wi-Fi, couramment connu sous le réseau local sans fil qui permet l’accès à l’internet partout où il y a le Wi-Fi. Alors, un mobinaute peut accéder à des sites et effectuer des téléchargements sans nécessairement avoir un forfait internet avec un opérateur de service téléphonique.

On pourrait se demander, qu’est ce que seraient les mesures que les gouvernements voudront adopter pour contourner le problème de téléchargement sur un appareil mobile ! Est ce qu’ils vont forcer les opérateurs de couper le forfait téléphonique ? Ou bien, vont-ils demander aux opérateurs de divulguer le numéro de téléphone des individus qui procèdent aux téléchargements illégaux pour les poursuivre ces derniers en justice ! Brisant ainsi le droit à la vie privée, régie par la charte internationale des droits de l’homme !

De toute évidence, les gouvernements doivent inclure les appareils mobiles dans le cadre de leurs négociations réglementaires mais le défi reste à trouver un moyen raisonnable pour régler le problème de téléchargement illégal. De plus, la bonne élaboration des politiques exige, à tout le moins, l’équilibre entre les avantages et les coûts.

 


[1] EU ACTA Analysis leaks : Confirms Plans for Global DMCA, Encourage 3 Strikes Model ; 30 Novembre 09

[2] Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet

[3] Http://www.copyright.gov/legislation/dmca.pdf

[4] Http://www.eff.org/deeplinks/2009/11/leaked-acta-internet-provisions-three-strikes-and-

[5] EU ACTA Analysis leaks : Confirms Plans for Global DMCA, Encourage 3 Strikes Model ; 30 Novembre 09

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Les US encadrent la publicité sur les réseaux sociaux

Lors de lancement de campagnes de buzz sur des réseaux sociaux, les marketers peuvent faire le choix d’utiliser des personnes et personnalités influentes sur ces réseaux  afin de devenir les portes parole ou les relayeurs de leur message.

Ainsi, des stars, des professionnels reconnus dans leur domaine, peuvent être amenés à déclarer sur leur profil que « tel produit est vraiment formidable », qu’il est « un admirateur de cette marque », qu’il « vient de tester tel ou tel produit  et qu’il en est satisfait»…

Ces phrases, mises en ligne sur le wall Facebook, ou sur Twitter, sont visibles par tous les amis / followers de cette personne. Si cette personnalité compte de nombreux amis/followers / fans, et que ses déclarations sont considérées comme authentiques et crédibles, l’entreprise gagnera en notoriété, et peut éventuellement espérer une reprise de ces commentaires par les amis de la personnalité.

Cependant, ces stratégies –souvent très efficaces – se heurtent désormais à la décision de l’agence de protection des consommateurs des Etats Unis : la Federal Trade Commission (FTC).  Après le gouvernement canadien qui a décidé de réglementer les informations personnels sur les réseaux sociaux, l’agence américaine a décidé de réglementer la publicité sur ces réseaux.

Celle-ci a décidé le 6 octobre 2009, d’obliger les personnalités influentes à déclarer et à signaler tout lien entre leur message et une marque (http://ftc.gov/opa/2009/10/endortest.shtm). Ceux-ci doivent donc désormais déclarer à leurs lecteurs le caractère publicitaire de tout message / tweet / vidéo qu’ils mettraient en ligne sur les réseaux sociaux. De plus, le caractère publicitaire n’est plus seulement défini par une rémunération, mais également par tout « cadeau », « avantages » procurées à la personnalité. Ainsi, une personnalité qui recevrait un cadeau en échange de la publication d’un message valorisant un produit ou une marque devra déclarer dans son message, que celui-ci est publicitaire.
Cette décision a pour but de rendre transparente pour le consommateur, la publicité sur les réseaux sociaux.  En effet, contrairement à un spot tv publicitaire, le consommateur n’avait pas toujours conscience du caractère sponsorisé des messages qu’il consultait sur les réseaux sociaux, et pouvait donc être trompé sur leur nature.

Cette réglementation est entrée en vigueur aux Etats Unis le 1er décembre 2009, et sanctionne jusqu’à  11 000$ les contrevenants.

Une perte d’intérêt pour les marketers

Au niveau de l’attrait des réseaux sociaux par les marketers, cette décision a des conséquences considérablement négatives. En effet, si la personnalité doit désormais déclarer dans son message qu’il s’agit d’une publicité, le message en lui-même perd toute crédibilité, et la marque n’a plus d’intérêt à recourir à ses pratiques publicitaires. En effet, le message devra alors ressembler à « Ceci est un message publicitaire pour la marque X : le nouveau produit Y est fantastique ! ».

Les réseaux sociaux, perdent donc un certain intérêt pour les marketers, du moins aux USA.
En effet, la Federal Trade Commission est pour l’instant la seule à avoir adoptée cette réglementation. Les marketers canadiens, ou européens, peuvent donc continuer à utiliser ses méthodes publicitaires en toute impunité, afin de valoriser leurs produits, et leurs marques.

Sources :
http://ftc.gov/opa/2009/10/endortest.shtm
http://mry.blogs.com/les_instants_emery/2009/10/la-ftc-etend-les-regles-de-la-remuneration-publicitaire-aux-reseaux-sociaux.html

http://news.cnet.com/8301-13577_3-10368064-36.html

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Le commerce de détail et les médias sociaux

Les médias sociaux sont des phénomènes novateurs, attirants, débordants d’humanité et de potentiel, mais aussi ils sont un moyen de communication incontournable pour ceux qui souhaitent gagner en visibilité, en référencement et en notoriété sur le web. En effet, selon une étude IPSOS, 62% des internautes sont influencés dans leur processus d’achat par les commentaires qu’ils peuvent trouver sur le web.

 Afin de tirer des bénéfices du phénomène, l’entreprise n’a pas le choix d’évoluer sa présence en ligne, de veiller sur sa marque personnelle et professionnelle, de définir sa stratégie de prise de parole sur les médias sociaux, de créer des campagnes de marketing communautaire et de gérer les relations avec les blogueurs.

 « 86% des dirigeants marketing considèrent que les médias sociaux vont modifier la façon dont leurs compagnies font la promotion de leur marque »  Marketing Sherpa, Décembre 2008

 Il me semble difficile pour les entreprises d’ignorer ce nouveau type de marketing et se passer des opportunités commerciales offertes, c’est une vraie occasion de promouvoir et faire la publicité à un large  niveau sans dépenser un sou. Le modèle d’affaire qu’offre ces nouveaux outils est transposable à toutes les industries notamment le commerce de détail à condition de les utiliser efficacement.

 Selon un sondage mené par l’ANA et le magazine BtoB Magazine and Marketing,

« 66% des professionnels du marketing utilisent les médias sociaux en 2009, contre seulement 20 % en 2007. Aujourd’hui, 50 % d’entre eux ont recours aux vidéos virales, contre 25 % en 2007 »

 Plusieurs commerçants de détail ont réussi à intégrer les médias sociaux dans leurs activités commerciales et marketing, c’est le cas de Carrefour, FLOWERS, Sears, Skittles et bien d’autres marchands.

 Le leader de la grande distribution française, Carrefour, a lancé son FaceShopping qui organise chaque jour une vente privée, l’internaute peut acheter en ligne et bien sûr recommander le produit à ces amis. Le but est assez simple, c’est de favoriser le trafic du site e-commerce,  inciter les consommateurs à exprimer leurs avis sur ce produit et fidéliser par Facebook les fans de l’enseigne.

 Aussi, Le fleuriste en ligne américain, FLOWERS.com, lance sur Facebook sa boutique en ligne où l’on peut acheter des fleurs via un widget qui permet d’accéder à l’achat. La marque intègre aussi son catalogue sur le réseau social.

 Récemment, le groupe de distribution américain Sears Holdings lance officiellement MySears et MyKmart, qui sont 2 réseaux sociaux destinés à ses clients.

En effet, ils sont des plateformes communautaires d’avis de consommateurs sur les produits distribués par l’entreprise qui offrent plusieurs services sociaux, ainsi qu’une nouvelle section “DellIdeaStorm” qui permet aux membres d’exprimer leurs idées. Ces sites ont un objectif commun, d’accompagner les clients dans leur décision d’achat.

 Un autre exemple qui illustre l’utilisation innovée des médias sociaux par les commerçants de détail, c’est la célèbre marque de bonbons Skittles qui intègre parfaitement les médias sociaux sur son site de marque. Cette intéressante initiative permet d’assembler toutes les informations d’une marque sur son site officiel (voir ce billet). Skittles vise à mettre en place une stratégie de “pull” du contenu, à savoir intégrer les contenus produits par les consommateurs sur son propre site afin d’assurer, non seulement la simple écoute des consommateurs ou l’ouverture d’un dialogue avec la communauté mais bien une définition même de la marque.

Réference:

http://www.journaldunet.com/ebusiness/publicite/dossier/071009-adtech-tendances/1.shtml

http://fr.mashable.com/2009/05/11/mysears-mykmart-les-2-reseaux-sociaux-de-sears-holdings/

http://olivierkayser.blogspot.com/2009/03/medias-sociaux-skittles-du-consommateur.html

http://blog.molitorconsult-assurance.com/?p=5714

http://www.marquesetreseaux.com/2009/11/media-sociaux-shopping-promotion-et-nouveaux-canaux-de-distribution/

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Ford : une stratégie qui mène loin

Les médias sociaux sont une partie intégrante du processus d’achat d’une voiture. Ainsi, les acteurs de l’industrie n’ont pas d’autres choix que de s’y adapter. Comme le souligne Dejan dans son billet,  qui rapporte l’étude MarketingSherpa, les réseaux sociaux sont utilisés principalement pour influencer la réputation de la marque, sensibiliser davantage les clients, améliorer la visibilité et augmenter les visites sur le site web de la compagnie. Les exemples sont nombreux, mais ce billet s’intéressera particulièrement à la stratégie de Ford.

Ford, une compagnie américaine spécialisée bien connue, a annoncé, il y a à peine un mois des résultats spectaculaires pour son 3e trimestre, compte tenu du contexte économique. Bien qu’on pourrait associer cette performance à plusieurs facteurs, le positionnement de Ford au niveau marketing vers les médias sociaux semble lui être profitable. Les chiffres le montrent : Ford aura investi en 2009 presque trois fois plus dans ces nouvelles technologies de communications que ses concurrents (25% vs. 9%).

Le plus gros coup de Ford aura été d’initier le « mouvement Fiesta », en 2008, où ils ont offert à une centaine d’acteurs influents des réseaux sociaux une voiture Fiesta pendant six mois. La voiture, qui ne sera lancée que l’an prochain, a tout de même déjà beaucoup d’éclat sur le web : 1,8 million visionnements sur YouTube, 270 000 affichages de photos sur FlickR et 1,8 millions de Tweets, résultant en plus de 13,2 millions d’interactions avec des clients potentiels. Il est difficile d’atteindre des chiffres de cette mesure autrement que par une stratégie bien pensée sur les médias sociaux.

D’autres idées ont également vu le jour. Par exemple, Ford Story, où les consommateurs, en pleine crise, ont été invités à partager quel a été l’impact de Ford dans leurs vies. Ils ont aussi créé une application Facebook (You Speak Green) qui permet de discuter d’idées vertes afin d’améliorer l’environnement. Ford a aussi commandité un jeune couple américain afin de parcourir les États-Unis à la recherche de conseils avant qu’ils ne se marient. Jouissant d’une bonne couverture médiatique, ils sont maintenant connus comme M. et Mme Ford. Ce ne sont là que quelques exemples, en plus de leur présence sur les principaux sites de réseautage, mais qui illustrent le désir de Ford de s’engager dans les médias sociaux.

L’homme derrière ce virage est Scott Monty. Sa principale force a été d’apporter une nouvelle vision, qui est définit par la mission stratégique des médias sociaux de Ford :

« To humaninze the company by connecting constituents with Ford employees and with each other when possible, providing value in the process »

Comprendre l’importance d’une communication bidirectionnelle, de l’authenticité et de la transparence est la clé d’une stratégie gagnante. Ford n’est plus perçue comme une « vieille compagnie », mais comme un leader dans ses façons de faire afin de connecter avec ses clients et « d’humaniser » sa marque.  Faire des affaires ne suffit plus, il faut aussi savoir les faire différemment.

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