Après le marketing viral, faites place au marketing grippal ! A quand le retour du marketing létal ?

Dans l’art et la manière pour les annonceurs d’avancer masqué, le marketing viral est aujourd’hui une technique qui a fait ses preuves. Totalement intégrée par les publicitaires, cette méthode est bien connue des internautes pour avoir, parfois à l’insu de leur plein gré, contribué à créer le buzz autour de ce qui finalement ne s’avérait être qu’une simple campagne marketing bien ficelée.


On garde tous en tête la promotion extrêmement astucieuse bâtie autour du Projet Blair Witch et des rumeurs les plus folles diffusées sur le net présentant le film comme un authentique documentaire. Véritable cas d’école particulièrement bien orchestré, ou comment faire d’un film au budget microscopique l’un des plus rentables de l’histoire du cinéma !

Cela dit, d’avantage rompu aux diverses techniques publicitaires, l’internaute se montre désormais moins crédule. C’est ainsi que le second volet de la saga Blair Witch connut un échec patent malgré le déploiement des mêmes procédés promotionnels. Il eu même l’immense honneur de se voir décerner le titre de Pire suite de film, lors des Razzie Awards 2000.


Les annonceurs et leurs conseils se doivent donc d’être toujours plus créatifs, constamment à l’affût des tendances afin de coller parfaitement à l’air du temps.


Néanmoins, s’il semble que les internautes soient de plus en plus immunisés contre ces campagnes virales, il s’avère qu’ils ne sont pas tous encore vaccinés contre la grippe, et quoi de plus tendance en ce moment que la grippe A (H1N1).

Une brèche dans laquelle les publicitaires semblent aujourd’hui vouloir s’engouffrer.

De l’aveu même de Jérôme de Labriffe, président de IAB France(1), dans un entretien accordé au JDN le 22 septembre dernier, « Il reste enfin un phénomène que l’on n’a pas encore analysé : l’impact de la grippe A. ».

Et M. le président de s’interroger et de s’émerveiller sur les formidables opportunités qui en découleraient, tant en terme de stratégie marketing que d’impact sur les pratiques publicitaires :

« Dans l’hypothèse d’une pandémie importante, les gens vont rester chez eux et une partie de la vie économique et sociale va se passer à domicile. Cela aura forcément un impact sur l’utilisation du Web, notamment pour les services en ligne et l’e-commerce, donc la publicité en ligne. Internet permet aux annonceurs de réagir très vite et il est relativement facile de travailler à distance sur ce support, contrairement à la télévision par exemple. C’est très intéressant. »(2)


INTERESSANT !?!?!?


Cynisme, opportunisme ou réalisme ? C’est selon !

Piste de réflexion à destination de M. de Labriffe (visiblement en quête d’inspiration) : l’étape ultime pour se démarquer de ses concurrents … le marketing létal !

Déjà expérimenté par Van Houten, qui en 1910 a sollicité les services d’un condamné à mort afin que celui-ci hurle juste avant son exécution « Buvez du cacao Van Houten !!! », avec la garantie donnée par la marque de mettre à l’abri du besoin sa femme et ses enfants.

Face à l’épidémie de grippe A et devant l’hécatombe annoncée, gageons que les publicitaires sauront faire preuve de toute la créativité et autres subtilités qui les caractérisent.


Encore un créneau porteur, au chevet duquel les agences les plus audacieuses ne manqueront pas de se pencher …


Références :

(1) Interactive Advertising Bureau (association travaillant en collaboration avec les annonceurs et agences en vue d’élaborer des stratégies marketing sur le web)

(2) http://www.journaldunet.com/ebusiness/publicite/interview/jerome-de-labriffe-l-enjeu-pour-les-agences-est-la-convergence-des-medias.shtml

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