Posted by karim on septembre 19th, 2008
Il est indéniable que la révolution économique qui a commencé au cours des années 90 par l’utilisation généralisée d’Internet par les entreprises, a gagné autant en vitesse qu’en intensité à l’aube du XXIe siècle. Internet a changé la façon dont les gens et les entreprises communiquent, échangent les informations et font des affaires, que ce soit au Canada ou partout ailleurs dans le monde.
En effet, au cours de la dernière décennie, tous les aspects de l’environnement d’affaires ont été affectés par l’avènement de l’Internet et du Web. Suite à l’utilisation intensive des technologies de l’information et de la communication (TIC), et particulièrement des technologies de l’inforoute (Internet, intranet, extranet et World-Wide-Web) dans les affaires, on assiste à une métamorphose des processus d’affaires traditionnels, donnant lieu à un nouveau phénomène, soit celui du commerce électronique (CE) où les enjeux sont reliés à l’avantage concurrentiel et à la performance des PME (Raymond et Menvielle, 2000).
À l’ère d’Internet, nous constatons que l’adoption du CE permet aux entreprises de minimiser leurs coûts d’exploitation, d’accroître leur productivité et leur flexibilité, et d’améliorer leur rentabilité (Fillis, Johansson et Wagner, 2004). En conséquence, le commerce électronique est considéré comme étant l’un des moyens de survie pour les entreprises actuellement, et une orientation fondamentale à suivre dans le futur pour se développer et performer autant sur les marchés domestiques que ceux d’outre-mer (Coviello and McAuley, 1999). Certes, le commerce électronique permet plus que jamais d’abolir les barrières temporelles et spatiales. À cet égard, il est hors de doute qu’une entreprise, quelle que soit sa taille, puisse échapper au choc du « e-business ». Effectivement, tous les auteurs, observateurs s’entendent sur la question fondamentale qui s’impose aujourd’hui comme un slogan, à savoir « be e-business or be out of business » (Guillocheau et Pastural, 2001).
Certes, le CE est entrain de toucher tous les secteurs de l’économie à la fois public que privé. En effet, selon l’étude élaborée par l’ICCE (2004), l’utilisation du CE évolue plus rapidement dans certains secteurs de l’économie canadienne que dans d’autres. De ce point de vue, le secteur des services financiers, des communications et le secteur de la fonction publique affichent des taux d’utilisation proportionnellement élevés par rapport à ceux des industries manufacturières, du commerce de gros et du commerce de détail qui généralement accusent un certain retard. De même, nous constatons que tous les agents, soient : les entreprises, les clients, les gouvernements sont affectés par le commerce électronique. Toutefois, nous remarquons que le commerce électronique commence à toucher aussi bien l’univers virtuels tels que : Second Life, incitant certaines entreprises à venir s’installer dans cet univers comme Amazon, la Redoute. Bayle (2007).
En ce qui concerne l’état du CE au Québec, on observe que le plus récent Indice du commerce électronique réalisé par le CEFRIO, l’agence Internet VDL2 et la firme SOM Recherches et Sondages en juillet 2008 démontre que 14 % des le consommateur québécois ont acheté pour plus de 314 millions de dollars de produits et services sur Internet. Ainsi, cela affirme la croissance que connaît le CE au Québec puisqu’en juillet 2007 le volume total des achats se chiffrait à 274 millions de dollars (VDL2-CEFRIO-SOM, 2008).
La croissance du CE qui est due essentiellement à la facilité et la rapidité d’accès à Internet et aussi la disponibilité, soit 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, des informations sur les sites Web génèrent souvent une augmentation de la satisfaction ainsi que l’amélioration de la fidélité des clients. En effet, l’Internet a permis de modifier le comportement des consommateurs lorsqu’il s’agit de planifier leurs achats. Les consommateurs utilisent de plus en plus le CE afin d’acheter le produit le moins cher grâce aux sites de comparaison des prix (exemple : meilleursprix.ca), de faire des achats sans se soucier des contraintes : temps et de place. Nous pourrons prendre comme exemple, le site de futuershop.ca, lequel permet aux clients de faire leurs achats quand ils le désirent. C’est ainsi que le client peut choisir le produit à acheter sans qu’il est nécessaire de se déplacer en magasin, de vérifier la disponibilité, de passer sa commande et enfin de payer par sa carte de crédit bancaire.
Aussi, un autre bénéfice générer par l’utilisation du CE au niveau des entreprises est qu’il favorise le développement d’une forte relation avec les clients, et ceci en leur offrant la possibilité de commander les produits désirés, exemple : DELL qui permet aux consommateurs de choisir la configuration souhaitée en tout temps, ce qui va lui engendrer à la fois une croissance au niveau des ventes, de même qu’une réduction au niveau des coûts. D’ailleurs, nous pouvons citer les exemples de Via Rail et le Devoir. Ainsi, en 1997, Via Rail faisait 30 000$ de ventes par email. Aujourd’hui, elle a réussi à en faire 118 millions de dollars, soit 49.4% des ventes totales tout en réduisant ses coûts de vente de 75%. (Renaud, 2008). Pour ce qui est du journal le Devoir, 25% des abonnements de l’édition imprimée sont transigés en ligne. En fait, c’est le site web qui finance l’édition imprimée et c’est l’édition électronique qui a permis d’augmenter le nombre d’abonnés de 10% (Renaud, 2008).
Référence
- Coviello, N. E. & McAuley, A. (1999). Internationalisation and the smaller firm: A review of contemporary empirical research. Management International Review, 39 (3), 223- 256.
- Fillis, I., Johansson. U., & Wagner. B. (2004). A qualitative investigation of smaller firm e-business development. Journal of Small Business and Enterprise Development, 11 (3), 349-361.
- Raymond, L., & Menvielle, W. (2000). Globalisation, économie du savoir et compétitivité: une synthèse des tendances et enjeux stratégiques pour la PME québécoise, Rapport de veille-synthèse présenté à Développement économique Canada
- ICCE (2004). Pour une progression rapide 5.0 : tirer la meilleure partie de la connectivité. Équipe de l’Initiative canadienne pour le commerce électronique,
- Renaud, J.F. (2008). coïtus interompus ou le consommateur frustré. http://innovationweb.branchez-vous.com/archives/2008/06/coitus_interomp.html
- bayle, S. (2007). Quel avenir pour le commerce électronique dans les univers virtuels.
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