Standardisation et Concurrence !
Posted by Ahd on décembre 10th, 2007
Dans quelles mesures la standardisation impacte-t-elle le jeu concurrentiel dans les entreprises ?
Définissons d’abord la notion de standard.
‘’Un standard est une norme qu’il faut respecter soit parce qu’un organisme en a décidé ainsi autoritairement (standard de jure), soit parce que tout le monde fait comme ça et que si on ne suit pas, on n’aura pas de clients (standard de facto). Il existe des standards pour tout en informatique, que ce soit pour les formats de documents, les langages, les connecteurs, les protocoles ou n’importe quoi d’autre. Évidemment, quand un standard est bien respecté, c’est très pratique puisqu’on peut sans risque brancher ensemble des éléments de provenances très diverses. L’opposé du standard est le système propriétaire. Les organismes de standardisation sont très nombreux.’’
References definitions:
http://www.toutsavoir.net/lexique/definition/7102/standard/ http://www.sospc-en-ligne.com/lexique-definition-7102.html
1- Nous pouvons avancer, bien évidemment que, la standardisation, de manière générale, permet de tendre vers une situation de ‘’concurrence parfaite’’ avec un marché transparent et donc des prix determinés lors de l’égalisation de l’équation O=D.
En effet, la standardisation, entraine plusieurs effets sur la concurrence comme:
➢ Diminution de l’effet de ‘’lock-in’’ dans les industries, surtout celles à forte concentration technologique: par standardisation des normes, protocoles, langages, les API, etc. Si l’industrie decide de maintenir des standards alors il est plus difficile même pour un ‘’First Mover’’ de privilégier une stratégie de Lock-in car les consommateurs peuvent se diriger vers un autre fournisseur ‘’plus respectueux’’ de leur liberté….et de leur intelligence.
Exemple: prenons le cas de Microsoft, plusieurs utilisateurs Particuliers et Entreprises, ont fait le choix de renoncer à Windows pour d’autres plateformes Linux par exemple, simplement parce qu’ils se sentaient enfermés dans un choix.
Ou autrement dit, le dilemme PC ou Mac pour d’autres utilisateurs.
Pour certains consommateurs, à avantage égal, ils choisissent toujours le fournisseur qui offre le plus de transparence et le plus de liberté.
➢ Une course pour la qualité et non pour la part de marché….avec le développement de standards, les concurrents sont poussés à chercher la position dominante du marché en poussant jusqu’au bout ‘’l’utilisabilité’’ des standards, l’utilisation ‘’Customer Centric’’ des langages, protocoles, des architectures.
Les concurrents ne se disputent plus la première place en essayant d’enfermer le consommateur dans ce qu’on appelerait une illusion de difference (à ses débuts Netscape VS Explorer).
Les standards définissent un repère pour juger de la qualité d’un nouvel entrant sur le marché.
Cela permet aussi de juger les produits et les nouveaux processus sur des critères ojectifs. Exemple: le W3C, le consortium définit certaines règles de base d’utilisabilité d’un site Web, base sur la norme HTML et CSS.
Ou encore avec la norme ISO.
➢ Collaboration des concurrents: avec des standards, les innovateurs misent plutot sur la portabilité et l’inter-opérabilité. Une fois les standards définies, le gagnant sera celui qui offre le plus de passerelles vers d’autres langages, architectures.
Ce qui devient un avantage concurrentiel certain car moins de coût d’adaptation, moins de lignes de codes, moins d’heures de travail et un plus grand ROI.
Les standards font communiquer les concurrents, les font même travailler sur des projets communs car l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt individual.
➢ Augmentation des externalités de réseau: les standards apportent un effet de compatibilté et par là même permettent d’atteindre une masse critique plus rapide pour tous les concurrents adoptant le standard.
➢ Économie d’échelle pour l’ensemble de l’industrie et pas seulement pour la position dominante: s’il y a économie de coûts des innovations technologiques, il y a forcément économie d’échelle car plus l’on développe de standards, plus on développe une communauté du savoir et l’on peut ‘’recycler ce savoir’’.
Exemple: le développement des applications Open Source permet des grandes économies de coût et les langages Open Source tendent à devenir la norme justement.
2- Jusqu’alors tout cela semble aller en faveur du consommateur. Cependant, pourrait-on faire face à certaines dèrives qui annuleraient les effets tant positives de ces standards.
Standard ou….redéfinition d’un monopole: la définition de standards pourraient créer des normes incontournables quasi-infranchissables par les nouveaux entrants, une barrière à l’entrée de plus.
Google ne serait-il pas devenu une norme en matière de moteur de recherche.
Y aurait-il toujours une chance pour un nouvel entrant…..trés peu dans l’état actuel des choses.
Prenons un autre exemple, Paypal développé par eBay est devenu une norme de paiement sur internet plus qu’une alternative de paiements (Visa, Mastercard, Paypal). Ce processus a même été breveté.
Cela veut-il dire que les client auraient accès d’ici peu à un autre Paypal avec un moindre de coût par transaction ?
Rappelons-nous aussi de ce qui n’était qu’un standard de l’industrie à ses débuts: Microsoft est devenu l’exemple le plus éloquent d’un monopole qui se protége par tous les moyens.
3- l’ère de la standardisation du ‘’non-standard’’ : l’avènement de l’Open Source.
L’on pourrait souligner aussi que les forces du marché nous dirigeraient vers une situation assez paradoxale. En effet, les élèments open source deviennent la norme de l’industrie numérique alors meme qu’à l’origine , ce qui a fait le succès de ces langages, de ces protocoles, de ces plateformes tels que Java, c’est qu’il ne répondait pas à la règle de l’existant.
Développer sans contraintes ….pour un monde meilleur !
Prenons l’exemple des architectures J2EE, une réfèrence dans le dévelopement d’Applications Client-Serveur (ou N-Tiers), basée sur le langage Java.
Microsoft, voyant Sun prendre, une énorme avance sur le marché a lancé Dot.net.
Dans ce cas, l’open source non affilié, a été privilégié à un gros joueur pourtant dominant au sein de l’industrie.
Références:
(1) Économie Numérique - Notes de cours séance 11- Sylvain Amoros
(2) Économie Numérique - Notes de cours séance 12- Sylvain Amoros








janvier 7th, 2008 at 17:10
Microsoft et Facebook…ou le vertige du Web 2.0
22 août 2007, Microsoft gagne la bataille contre Google, en prenant une participation minoritaire de 1.6 % dans le capital de Facebook pour la coquette somme de 240 M$, ce qui évaluerait Facebook sur le marché boursier virtuellement à 15 Milliards de $.
Le calcul basique consisterait en une règle de trois: 1.6 % = 240 M$ soit 100 %= 15 milliards ?
Et si Internet était moins simple, et si le Web 2.0 l’était encore moins.
Assistons-nous aux premiers signes avant-coureurs d’un nouveau crack économique des Dotcoms ?
Citons quelques chiffres de ComScore qui vont vous paraître astronomiques:
• Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook a refusé une offre d’achat de Yahoo Inc de 1 Milliard de $.
• À la fin de son année fiscale, les revenus publicitaires online de Microsoft se chiffraient à 1.84 milliards de $ ayant enregistré une augmentation de 21 % contre 13.3 Milliards de $ pour Google ‘’Ad programs’’ avec une hausse de 64 % par rapport à l’année passée
• News Corp achète MySpace pour 580 millions de $
• Achat de YouTube par Google pour 1.65 milliards de $.
Et si Facebook était bien trop surévalué et si le fantôme des Startup en 2000 ressurgissait, cela ne signifierait-il pas à nouveau l’effondrement de la pyramide des Dotcoms.
Justement méditons sur ce qui a provoqué le crack boursier de 2000, c’était bien la surévaluation de soit-disant entreprises Internet avec un semblant de modèle d’affaires. À cette époque, quelques aventuriers du Web pouvaient se permetre, avec un simple plan d’affaires, de faire un tour de table et récolter des millions des capitaux risqueurs et des banques qui voulaient absolument ne pas rater le train de la technologie mais sans savoir pourquoi, comment et….surtout combien miser ?
Beaucoup y ont laissé leur chemise…ou leur cravate de banquier !
Revenons à la prise de participation ‘’minime’’ dans Facebook, 240 M$.
Pourquoi Facebook est surévalué ?
• Prônons le modèle de valorisation au nombre de visiteurs lorsque le site est valorisé 20 fois le nombre de ses visiteurs donc 1 visiteur valoriserait le site à 20 $.
Donc pour atteindre le 15 milliards ‘’virtuel’’ de Facebook, il faut que le site draine 500 millions de visiteurs: or Facebook ne compte qu’environ 57 Millions de members.
D’autant plus que l’ensemble des réseaux sociaux (MySpace, Okurt, etc) attirent 300 millions de visiteurs, ce qui est trés important avouons-le.
• Dans le langage de Wall Street ou plutôt du Nasdaq dans ce cas, Facebook prévoit des revenus de 150 millions de $ et 30 M$ de bénéfices pour 2007 donc cela nous fait un ratio ou un PER (pour les plus financiers) à 100. Facebook vaudrait donc virtuellement 100 fois la valeur de ses revenus…cela me rappelle de douloureux souvenirs, ce temps pas si lointain ou les Startup étaient évalués , trop surévalués avant même qu’elles ne fassent de bénéfices.
• Le ratio d’évaluation ‘’normal’’ serait de 1 à 10 fois les revenus, soit entre 150 M$ à 1.5 Milliards de $ au plus haut des enchères.
• Avec cette évaluation à 15 milliards, cela voudrait dire que chaque membre de Facebook serait évalué à 300 $ la tête OR même au plus haut des spéculations en 1999, on atteignait 100 $ le visiteur.
Effectivement, il paraît trés clair que Facebook est surévalué mais n’est-ce pas seulement de la pure stratégie comme seul Bill Gates en ait capable. Le but était bien sûr de gagner au moins cette bataille contre le géant Google, après sa défaite pour la conquête de DoubleClick, YouTube, question de ne pas perdre la face devant un Google de plus en plus menaçant dans l’univers de la publicité en ligne et le RichMedia en général.
Microsoft se devait de pousser les enchères cette fois-ci ne serait-ce que pour un petit 1.6%.
Surévaluation, certes….mais cette fois-ci le modèle d’affaires des sites Web semblent fonctionner et même être trés prometteurs contrairement à la vague des années 1999-2000.
Et les achats sont de plus en plus calculés tels des pions sur un échiquier, celui des ‘’gros ‘’ joueurs Internet, devenus des médias, des groupes à part entière. Nous assistons à un phénomène différent cette fois-ci: les achats et acquisitions sont des achats ‘’Pure
Players à Pure Players’’ ou les grands sites achètent des sites plus petits non par souci de spéculation mais plutôt comme des achats stratégiques pour acquérir une nouvelle technologie, un marché (à l’instar de Google pour DoubleClick) ou pour évincer un concurrent potentiel.
Le modèle d’affaires faisant miroiter de gros profit par Facebook est celui de la publicité en ligne,,,une publicité de plus en plus ciblée, de plus en plus personnalisée avec un taux de retour du clic beaucoup plus élevé…et donc moins chère que les médias réguliers.
Des alliances stratégiques…plutot qu’impulsives !
Microsoft a toujours été un fin stratège.
Cette prise de participation de 1.6 % rapporte beaucoup à Microsoft: le Leader du Software a signé pour devenir ni plus ni moins que le fournisseur exclusif de publicité banner standard sur Facebook, exploitant les solutions publicitaires digitales et la plate-forme adCenter de Microsoft jusqu’en 2011.
Un analyste décrit bien la synérgie: ‘’ Advanced technology from Microsoft and Facebook will help connect advertisers with Facebook users in more relevant, innovative ways through a combination of graphical ad placements, as well as automated text-based advertisements targeted to content and, over time, aggregate user behavior on an anonymous basis.’’
Du coup, Bill Gates serait trés heureux de voir son bijou adCenter testé à l’international avec les 60 % de membres de Facebook en dehors des USA.
Microsoft va vendre de la publicité bien ciblée, en plus, à travers le monde.
« Nous sommes heureux que notre partenariat avec Microsoft puisse monter au niveau supérieur », dit Owen Van Natta, Chief Revenue Officer, Facebook. « Nous pensons que cette relation élargie permettra à Facebook de continuer à innover et à croître en tant que leader technologique et protagoniste en matière de social computing et qu’elle aidera à amener une publicité pertinente auprès de quelque 50 millions d’utilisateurs Facebook actifs. »
Facebook, un modèle d’affaires trés prometteur !
Selon NielsenNetRatings et ComScore, Facebook est le 6ème site le plus visité aux USA
Avec plus de 54 millions de pages visitées par mois et 14 millions de photos sont ‘’uploaded’’ tous les jours sur le site avec 200 000 nouveaux membres tous les jours.
L’audience est composée des 18-34 ans, avec une moyenne de 21 minutes passées par jour sur le site, de quoi faire rêver les régies publicitaires.
On peut dire que, loin des folies spéculatives, des années 1999-2000, on assiste à une nouvelle cartographie du Web 2.0 à l’image de l’économie traditionnelle, les plus gros sites se regroupent par achats et acquisitions, achetant les plus petits qui auraient peut-être disparus sans leurs ainés et se constituent en Conglomérat, en grands Médias préparant la guerre de la publicité en ligne tels des magnats de la publicité, tout cela au sein de la grande famille du Web 2.0 ou le client est acteur.
N’oublions pas, ces sites dégagent un bénéfice: Facebook ferait déjà 30 Millions de $ de benefices cette année et son modèle d’affaires est bien plus que prometteur:
Personnalisation de la publicité en ligne avec un ‘’profiling’’ plus que précis des usagers, un marketing viral qui va de soi avec l’effet de communauté, son orientation Web 2.0 avec ouverture pour les développeurs de participer activement à la plateforme, et surtout une masse critique (57 millions) Plus le temps passé par chaque usager crèe un effet de redondance nécessaire au succès de chaque modèle d’affaires.
Certes Facebook est surevalué mais non pas par le ‘’vrai’’ marché, ni par les mécanismes d’auto-régulation des prix mais plutôt par une prise de participation stratégique du géant de Redmond, donc rien ne sert de s’alarmer pour le moment tant que les revenus sont au rendez-vous.
Il faudrait plutôt se méfier des menaces internes: ce qui fait le succès de Facebook c’est sa communauté alors gare aux faux-pas: rappelons l’épisode Beacon ou la nouvelle plateforme publicitaire de Facebook qui a fait rougir plus de 55 000 membres signant une pétition sur MoveOn.org. Le message est passé pour le jeune fondateur Zuckenberg: pas d’intrusion trop flagrante de la publicité, pas d’invasion de la vie privée.
Références Livre “Bubble 2.0″: Analyste, au coeur de la folie financière’’ d’Edouard Tétreau.
Références Articles:
janvier 7th, 2008 at 17:14
- Le concept de longue traîne est-il mesurable dans l’industrie que vous avez choisi pour votre travail de session ?
Le cencept de Long Tail dans l’industrie du vêtement
L’effet de Long Tail, en effet apparaît, dans l’industrie du vêtement, on assiste à un ‘’essouflement’’ du concept de la production de masse, l’industrie se dirige plutôt vers de la vente sur mesure ou elle tente de réaliser le défi du ‘’sur mesure de masse’’. Ce concept permet à partir d’un best seller de créer des produits répondant aux exigences particulières des futurs acquéreurs. Ce qui permet d’avoir accès à des niches, jusque-là négligées ou oubliées. Nous avons noté plusieurs leviers de cette transition dans le phénomène du long tail :
• La réduction des coûts de distribution et de promotion
Comme pour les produites niches de la longue traîne, ce ne sont pas les coûts de production des biens (vêtements) qui diminuent mais bien les coûts de distribution de ces biens par l’élimination de certains intermédiaires coûteux comme les grossistes. Il est possible, désormais, pour un manufacturier de vendre en ligne en diminuant le nombre de détaillants, donc plus besoin d’avoir de nombreux magasins physiques. Il suffit d’avoir un seul entrepôt de stockage et réaliser le défi de la distribution sans avoir à se soucier des coût de stockage et les coût afférents à chaque magasin.
• Prolifération des Systèmes de recommandation
Plus de vingt sites communautaires sociaux en ligne permettent de comparer et de recommander efficacement des vêtements en ligne, sans compter les blogues dédiés à la mode, au conseil de magasinage et aux tendances. Ces sites encouragent “l’exploration de la partie postérieure de la traîne”, un phénomène qui se répand sous le nom de Commerce social: Plus de 50% des détaillants de vêtements en ligne croient que le contenu généré par les utilisateurs (UGC) est essentiel au fleurissement de leur entreprise et comptent utiliser le système de recommandation (ratings & reviews) sur leur site.
• Matériel à bas prix
Il y a toujours une pression à la baisse dans les prix des matières premières de l’industrie, ceux-ci représentent les coûts d’approvisionnement. Cependant, la pression se fait surtout sur les coûts de distribution avec l’élimination des intermédiaires.
• des coûts de recherche d’articles sur Internet moins élevés (meilleure visibilité) diminuent la concentration des ventes dans les produits vedettes.
Nous pouvons évoquer un 4e levier, soit des coûts de recherche d’articles moins élevés. Selon l’article “Good bye Pareto concept hello long tail”, “the Internet channel exhibits a significantly less concentrated sales distribution, when compared with traditional channels”. Non seulement les coûts de distribution des ventes sont réduits, mais les auteurs évoquent aussi le caractère prédominant de la variété et de la richesse des produits plutôt que le simple prix comme facteur pesant dans la balance. C’est ainsi que ces auteurs ont quantifié cette estimation: ce facteur est de 5 à 7 fois plus important que le prix. Les auteurs de l’article identifient ce facteur au même niveau que le côté plus social du commerce, soit des facteurs permettant d’augmenter la demande de certains articles plus rares (une recherche améliorée) permettant de faire resurgir des produits moins connus.
Les exemples sont nombreux dans l’industrie de l’habillement. Comme exemple on peut citer VALMARY.COM qui confectionne des chemises sur mesure à bas coût. Au fil du temps nous assistons a un démenti de la loi de Pareto. En prenant l’exemple de ZAPPOS.COM le leader de la vente de chaussures sur internet aux USA qui ne génère que 50% de ses ventes grâce à son top 20 des produits les plus vendus.
Références :
Fashion Stores meet Niche Marketing, Pareto, and the Long Tail
http://fashion-fox.com/fashion-stores-meet-niche-marketing-pareto-and-the-long-tail/
“Social Commerce Report 2007″ cité dans l’article “Social Commerce Gaining Ground among Online Retailers”: http://fashion-fox.com/social-commerce-gaining-ground-among-online-retailers/