Économie numérique et commerce électronique : perspectives
L’économie est la science qui vise à l’allocation ou répartition des ressources, rares et de toutes sortes, de manière efficace, voire efficiente. Cette dernière peut être envisagée selon ses secteurs ou bien en fonction des acteurs (agents) qui la composent.
Il existe trois secteurs économiques majeurs:
- Le secteur primaire,
- Le secteur secondaire, et
- Le (secteur) tertiaire.
Les agents économiques sont au nombre de cinq :
- Les entreprises
- Les ménages
- Les institutions financières
- L’administration, et
- Le reste du monde[1]
La vente en ligne (commerce électronique), vient affecter l’économie dans son ensemble (secteurs et agents), et mon avis selon lequel sa place dans nos vies continuera encore longtemps de croître est partagé par énormément de groupes et individus. Dès 2000, l’OCDE pense qu’elle (la vente en ligne) « peut accroître sensiblement l’efficience des économies, hausser leur compétitivité, améliorer l’affectation des ressources et accélérer la croissance à long terme »[2] . L’année suivante, Don Tapscott défendait de sous-estimer l’avenir de la nouvelle économie (« Don’t doubt the future of the new Economy »; « There is a New Economy, with the Internet at its heart. Spurn this notion, and your company’s failure is assured »; 19 février 2001) en donnant l’exemple de FedEx Corporation notamment, dont plus de 80% des envois étaient déjà commandés, suivis, gérés via Internet des suites d’une réingénierie des processus d’affaires . La nouvelle économie fait référence à la hausse de la croissance constatée à partir de la fin des années 1990 et due aux NTIC; elle regorge d’exemples (Amazon, Dell pour ne citer qu’eux). Voyons comment de tels changements s’opèrent.
La Nouvelle Économie est « caractérisée par une série de modèles économiques qui lui sont propres »[3] :
Le modèle du Logiciel Propriétaire (Microsoft Windows), fondé sur le droit d’auteur et consistant à garder le code source d’un programme secret.
Le modèle du Logiciel Libre ou « Open Source » (compression sonore standard MP3) qui, à l’inverse, impose la publication du code source, offrant tous les droits (copie, étude, modification, redistribution).
Le modèle du Portail Web (Yahoo, Msn, et le cas extrême AOL). Il offre de l’information gratuite afin d’obtenir la plus grosse audience possible, dans un but de rentabiliser celle-ci en convertissant le « traffic » sur le portail en argent via la vente de publicité « push » (non-ciblée). Le présent site en est un exemple.
Le modèle de la Longue Traîne (Long Tail), un « succès foudroyant » illustré par le schéma suivant, concerne principalement les marchés de niches où énormément de sociétés se positionnent comme ultra-spécialistes.

Modèle économique de la Longue Traîne
Le modèle du moteur de recherche (Google), l’un des plus rentables, et qui fait appel à de la publicité sur mesure (ciblée).
Le modèle du logiciel comme service (Web 2.0), l’avenir du premier modèle cité (propriétaire).
Pour finir, notons quelques bénéfices par rapport à l’économie traditionnelle : généralement reliés aux coûts de transaction[4] (recherche, contrats, surveillance, adaptation, économies d’échelle et production marginale) ainsi qu’à la dématérialisation (avancées en matière d’environnement et de facilité d’archivage des données), l’aspect qualitatif est aussi présent avec la personnalisation accrue. La contrainte géographique est aussi supprimée.
[1] http://www.cde4.com/fra/respedago/eco_generale/42260.htm20
[2] Définition et évaluation des liens entre commerce électronique et croissance de la productivité _ Industrie Canada
[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_%C3%A9conomie
[4] Référence 2 page 21
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