Exemples d´impact gouvernemental sur le marché automobile

 

Il n´est un secret pour personne que quand les intérêts économiques nationaux sont menacés, les gouvernements sont les premiers acteurs à intervenir pour apaiser les esprits, régler les conflits, voire réguler le marché.

Inutile de remonter loin pour trouver des exemples. En effet, les Etats-Unis est le pays capitaliste par excellence mais sa vision change radicalement quand ça touche son intérêt. Durant ces derniers mois, le gouvernement américain a investi 50 milliards d’euros dans General Motors en devenant ainsi l’actionnaire majoritaire de l’entreprise. Le gouvernement a expédié les procédures d’insolvabilité pour GM qui ont coûté des milliers d’emplois. En étroite collaboration avec les syndicats, il a libéré l’entreprise des coûts élevés liés à la retraite et à d’autres prestations sociales. Toutes ces mesures sont destinées à redorer son blason et être en position de reconquérir des marchés sur un marché mondial de l’automobile hautement concurrentiel.

Un gouvernement peut aussi user de son autorité pour contrer  un choix économique moins rentable. C´est le cas du gouvernement Algérien qui a augmenté la taxe sur les véhicules neufs des concessionnaires. Cette augmentation n´est pas la première en son genre dans ce pays où le marché de véhicule est en nette progression. Avec ces 3.9 millions de véhicules (juillet 2008), le parc automobile algérien est le deuxième le plus important d´Afrique après l´Afrique du Sud. Il est important à signaler que plus de 10 % des importations algériennes sont assurés par le secteur automobile. Le gouvernement cherche alors à réduire la facture des importations et inciter les constructeurs à engager des investissements pour monter localement les véhicules.

Dans le contexte de recours à la taxe pour dissuader certaines pratiques néfastes à la société, le gouvernement de Pays-Bas voudrait  instaurer une taxe carbone, dite taxe kilométrique dès 2012, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le projet stipule que : chaque véhicule neuf sera équipé d´un système GPS qui permettra de collecter les informations sur le kilométrage parcouru. Les données seront ensuite envoyées automatiquement à une agence mandaté qui se chargera d´établir la facture. Seuls exonérés : les taxis, les bus, les véhicules pour handicapés et les deux-roues .   

Un autre programme gouvernemental qui a rencontré un grand succès est la prime à la casse. Elle a été instaurée par le gouvernement Français le 4 décembre 2008 afin de booster le marché durant la période de récession. L´opération consiste à offrir un crédit fiscal de 1000 euros pour toute personne désirant acheter une voiture neuve accompagné de la reprise d´une voiture de plus de 10 ans. Ajoutée un bonus écologique accordé dans le cadre de l´achat d´une voiture neuve rejetant moins de 160 g co2/km. Le gouvernement réussit ainsi en une pierre deux coups. En effet, il relance le marché automobile et contribue pour un environnement écologique.

Il est à rappeler aussi que parmi les interventions gouvernementales les plus fréquentes en cette période de crise est la subvention afin de maintenir la production locale. C ´est le cas pour le gouvernement Français qui a décidé, en février 2009, d´octroyer 6 milliards d´euros aux constructeurs Renault et PSA sous forme de  prêt, en contrepartie la promesse d´aucun licenciement, ni fermeture de sites et ni délocalisation.  

A travers les exemples ci-dessus, nous constatons que les gouvernements ne se contentent pas du rôle d´autorités de réglementation ou d´arbitres du marché, mais bien au-delà ils sont des acteurs actifs du marché.

 

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