Gouvernement et protection des données personnelles : le cas du Canada.

Les réseaux sociaux font désormais partie intégrante de notre quotidien. Il est donc plus que jamais d’actualité de songer à protéger nos renseignements personnels contre un éventail croissant de menaces.

Selon un sondage réalisé par TNS Canadian Facts, toutes les tranches d’âge y ont succombé. Les plus grands utilisateurs sont les 13-17 ans à 83%, les 18-29 ans à 74%, 60% des 30 ans et +, 45% des 40 ans et + et 30% des 50 ans + disent les avoir visités au moins une fois. Autant dire que l’on parle d’un véritable phénomène de société !

Toutefois, même s’ils se disent préoccupés par la protection de leurs données personnelles, les internautes ne prennent pas le temps de lire les conditions d’utilisation de ces réseaux sociaux. Ils ont pris l’habitude de les accepter sans mesurer ce qu’elles impliquent. Ils renoncent alors en quelques sortes à leur droit à la vie privée contre l’accès à ces réseaux sociaux.

L’information peut dès lors être utilisée hors du contexte de départ pour la constitution de dossiers, de profils de consommation, la vente d’information sur les individus, le vol d’identité… La liste est longue et les conséquences peuvent être désastreuses.

Si les internautes ne se protègent pas eux-mêmes, les gouvernements face à l’ampleur du phénomène, ont décidé de se saisir du problème. C’est le cas du Canada et du « Commissariat de la Protection de la Vie Privée », dont le rôle est de veiller à ce que les organisations qui recueillent les renseignements personnels  le fassent en respectant la loi. Suite à des plaintes, le Commissariat peut enquêter sur les pratiques de traitement des renseignements personnels des organisations et émettre des recommandations, qu’il vaut mieux suivre…!  

Depuis un an, il mène une véritable campagne pour protéger les citoyens des dangers qu’ils encourent sur les réseaux sociaux en communiquant trop de renseignements personnels.

Et Facebook en a fait les frais…

En juillet 2009, la Commission s’est attaquée au problème du partage à outrance des renseignements personnels avec les tiers développeurs des applications Facebook telles que les jeux et les questionnaires. Du fait d’un manque de sécurité permettant de limiter leurs droits, les développeurs (+ d’un million) à travers le monde, avaient accès aux renseignements personnels des utilisateurs et de leurs « amis » en ligne. Soit des tonnes d’information en libre-circulation…

Suite à l’enquête et aux recommandations émises par le Commissariat, Facebook a « accepté », pour se conformer aux lois canadiennes, « de réajuster sa plateforme de manière à empêcher toute application d’avoir accès à des renseignements avant d’avoir obtenu un consentement exprès […]. Dans le cadre de ce nouveau modèle fondé sur les permissions, les utilisateurs qui ajoutent une application seront avertis que l’application voudra accéder à des catégories d’information particulières […]. »

C’est un exemple parmi tant d’autres car le Commissariat a également fait évoluer Facebook sur les points suivants : la désactivation/suppression des comptes ou encore l’utilisation des données des non-utilisateurs de la plateforme.

Le cas du Commissariat de la Protection à la Vie Privée est un exemple concret des actions qu’entreprennent les gouvernements pour limiter l’utilisation des données personnelles et protéger la vie privée.

Mais la meilleure des protections reste l’internaute lui-même et le contrôle des informations qu’il met en ligne…

 

Sources :

Rapport sur Facebook publié en juillet 2009 du Commissariat de la Protection de la Vie Privée

 Site du Commissariat de la Protection de la Vie Privée

http://cybercriminalite.wordpress.com/2009/09/06/utilisateurs-des-sites-sociaux-et-securite/

 

 

 

 


 

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