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Économie Numérique - HEC Montréal

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  • L’industrie de l’enseignement

    Posted by Vincent Payette on novembre 12th, 2007

    NDLR. Nous nous excusons de la présentation visuelle actuelle de cet article; nous tenterons de l’améliorer très prochainement en y incluant, entre autre, les tableaux et graphiques qui devaient être là.

    1. La taille du marché
    1.1 Niveau mondial
     L’industrie de l’enseignement virtuel connait une grande croissance depuis plusieurs années. En effet, l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) a permis aux universités d’intégrer de plus en plus de ressources virtuelles qui sont dorénavant utilisées comme outils courants par les étudiants et enseignants.
    D’après l’article (Le marché du e-learning, Christine Weissrock, 2002), le marché mondial de la formation en ligne a connu une croissance d’environ 50% par an jusqu’en 2004 et représentait 23 milliards de dollars à cette année. Les grands joueurs de cette industrie sont les États-Unis, avec une contribution au 2/3 de la croissance mondiale de l’industrie. Suivant de près les États-Unis, se positionne le Canada. Quant à l’Europe, ayant pris du retard par rapport à l’intégration des TIC dans son système d’éducation, celle-ci connait le plus grand taux de croissance.  
    1.2 Les États-Unis
    L’industrie du e-learning est l’une des plus profitables, avec des revenus de 1.5 milliards en 2002 dans le secteur d’éducation tertiaire, le marché à connu une croissance fulgurante en 2006 avec des revenus de 23 Milliards de dollars. D’après un rapport de brandon-hall publié en 2003, les prévisions de croissances pour l’année 2011 sont d’environs 100% avec des revenus estimés de 44 Milliards de dollars.

    D’après le rapport de recherche de Sloan Consortium en 2006, un peu moins de 3.2 millions d’étudiants américains se sont inscrit à au moins un cours en ligne lors du trimestre Automne 2005, une augmentation de 800,000 inscriptions par rapport à l’année précédente.

    Pour soutenir une telle demande de cours offerts en ligne, les enseignants ont à leur disposition plusieurs outils leur permettant de planifier et gérer leurs séances. Selon un rapport d’e-marketer (2001) , 71% des professeurs communiquent par courriels, 60% d’entre eux mettent en ligne des références de matériaux et 49% y préparent leurs séances de cours. Ils profitent aussi de l’accès en ligne pour communiquer de l’établissement scolaire à la maison (32%), inscrire les présences et notes des étudiants (24%) et finalement livrer des instructions à ces derniers (22%).
    1.3 Le Canada
    Le marché Canadien n’est pas aussi développé que le marché Américain, par contre le Canada a pu observer les développements du e-learning aux États-Unis et est parti d’un pied d’avance par rapport aux pays d’Europe, en investissant dans les secteurs les plus profitables. (e-marketer)
    Selon des chiffres publiés par L’IDC, 15% des apprentissages donnés aux Canada en 2000 se faisaient virtuellement, suivi d’une croissance à 22% en 2001. N’ayant pas des données récentes disponibles, nous pouvons quand même s’appuyer sur les résultats de l’IDC affichant des revenus d’industrie de près d’un Milliard de dollars pour affirmer que l’industrie du e-learning a continué de croître, se développer et se diversifier.
    25,8% d’utilisateurs internet canadiens suivent des cours à distance ou par correspondance (Statistique Canada, 2006) . 66,2% des utilisateurs d’Internet l’ont utilisé à des fins de recherches d’information, où pour résolutions de problèmes. Environs le quart des utilisateurs, communiquent avec leurs enseignants, des collègues ou l’administration scolaire (remises de travaux, inscriptions et choix de cours, obtention de notes d’évaluations).

    Utilisation d’Internet par les individus à des fins éducatives
     
    2005
     
    Pourcentage des utilisateurs d’Internet à domicile
    Pourcentage des utilisateurs d’Internet à domicile qui ont utilisé Internet à des fins éducatives
     
    %
    Utilisation à des fins éducatives
     
    Éducation à distance, apprentissage auto-dirigé ou cours par correspondance
    11,0
    25,8
    Recherche d’information pour des travaux scolaires ou pour résoudre des problèmes
    28,1
    66,2
    Communiquer avec des professeurs ou des collègues (y compris pour remettre des projets ou travaux)
    9,1
    21,5
    Communiquer avec l’administration, s’inscrire ou obtenir des notes
    10,4
    24,4
    Autres fins éducatives
    3,5
    8,3
    Source : Statistique Canada, CANSIM, tableau (payant) 358-0133.
Dernières modifications apportées : 2006-11-01.

    2. Impact des NTIC sur l’éducation
    2.1 Approches pédagogiques
    En terme de pédagogie, les nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC) ont réussi à créer un environnement très favorable à l’adoption de l’approche constructiviste d’apprentissage.
Selon la théorie de l’apprentissage constructiviste, l’apprenant (ou l’étudiant) est capable de construire, par lui même, de nouvelles connaissances à partir de ses propres expériences et connaissances acquises auparavant, contrairement à l’approche béhavioriste, souvent appliquée dans l’apprentissage présentiel,  qui consiste à un simple transfert de connaissances.
Des récentes recherches dans le domaine pédagogique ont aboutit à une nouvelle forme d’apprentissage qui est le constructivisme social. Ces recherches démontrent que l’apprentissage est avant tout un produit social qui résulte d’activité de discussion, de négociation et d’échange d’idées.
Dans la pratique, les NTIC offrent les meilleurs outils pour exercer de telles activités. En effet, elles ont ouvert de nouveaux canaux de communication, plus fiables et plus flexibles, comme la messagerie électronique, la messagerie instantanée, les groupes de discussion, les forums, les blogs et les wiki. Elles permettent également l’accès à une quantité immense d’informations, riches et diversifiées.
Les NTIC ont facilité le passage d’une interaction entre l’apprenant et le contenu de la matière enseignée, une caractéristique qui a marqué pendant longtemps l’apprentissage présentiel, à une interaction entre les intervenants dans le processus d’apprentissage (apprenant-apprenant, apprenant-formateur), augmentant ainsi le degré de la collaboration et de la participation active de l’ensemble des apprenants.
    2.2 Nouvelles réalités
    Dépendamment du degré d’utilisation des NTIC dans le processus d’apprentissage (apprentissage en ligne ou apprentissage mixte), ces réalités sont facilement remarquables : 
- Contrairement aux techniques traditionnelles et rigides, utilisées dans l’apprentissage présentiel, le déploiement d’outils, issus des NTIC et des technologies multimédia dans l’activité d’apprentissage crée un environnement nouveau, plus convivial et plus agréable, qui permet d’accroître la motivation de l’apprenant et d’attirer toute son attention.

Internet dépasse la contrainte espace/temps. De ce fait, la portée de l’apprentissage est plus étendue, pour atteindre des personnes qui ne sont pas en mesure, pour une raison ou une autre, de fréquenter “physiquement” un établissement d’enseignement (âge avancé, horaire chargé, etc.). Une personne peut également choisir, où qu’elle soit, entre deux types d’apprentissage :

- apprentissage synchrone : un apprentissage en temps réel, comme les vidéoconférences ou les classes virtuelles.
- apprentissage asynchrone : un apprentissage en différé. L’apprenant peut choisir la date et l’heure d’apprentissage selon son propre horaire.

Grâce aux NTIC, les établissements d’enseignement offrent une panoplie de services à la fois souples et pratiques, comme l’inscription en ligne, le portail étudiant, la consultation des horaires des cours, pour ne citer que les plus importants.

Compte tenu de leur nouvelle fonction, qui consiste principalement à la conception et la création de la matière à enseigner, les enseignants se penchent davantage sur les besoins et les attentes des étudiants, ce qui permet vers la fin de mieux cerner les buts de la formation et de mieux structurer le processus d’acquisition de connaissances.
    2.3 Compétence pluridisciplinaire
    L’évolution de l’apprentissage en ligne et son expansion fait naitre un grand besoin, de la part des établissement d’enseignement, en terme de ressources humaines compétentes dans le domaine. La mise en œuvre d’un environnement d’apprentissage en ligne requiert une pluridisciplinarité plutôt rare, voire inexistante. Outre l’expertise dans le domaine de la formation, une expertise en technologie, en pédagogie, en psychologie et bien d’autres, sont impérativement nécessaires. Pour ce faire, souvent des groupes de travail pluridisciplinaires sont formés. L’apprentissage en ligne relève donc le défi du développement d’un capital humain approprié.
    2.4 Protection du droit d’auteur et de la propriété intellectuelle
    L’utilisation des NTIC à des fins d’apprentissage a fait surgir des questions d’ordre juridique relatives à la propriété intellectuelle et au droit d’auteur.
D’une part, les enseignants, en élaborant les bases de contenu d’apprentissage, mettent leurs propres connaissances et leurs propres savoir-faire au profit des apprenants.
D’autre part, ces dernières années, le plagiat est devenu un phénomène très répandu dans le milieu de l’éducation. Cela est dû à l’utilisation accrue d’Internet dans l’exercice de l’activité d’apprentissage. Internet est une mine très riche en informations gratuites, facilement accessibles à travers les moteurs de recherche et surtout réutilisables, un simple copier-coller permet de les insérer dans un autre document.
Les établissements d’enseignement doivent ce doter d’une politique claire et bien définie pour  protéger les droits des enseignants et apprendre aux étudiants à utiliser raisonnablement les sources d’informations disponibles.
    2.5 Transfert des coûts d’apprentissage
    Selon Michel LEDRU, expert en capital humain : «…les TIC… font passer la formation d’une économie artisanale, caractérisée par des coûts répétitifs importants, à une économie industrielle qui repose sur un investissement amorti par une démultiplication du travail humain et d’une réduction des coûts variables »
Dans l’apprentissage de type présentiel, les coûts sont principalement calculées en fonction des infrastructures mise en place afin d’assurer un lieu physique d’apprentissage (salle de cours, bibliothèques, énergie, etc.) et du personnel qui se chargent de l’accomplissement de l’activité d’apprentissage, en exploitant les infrastructures en question (le corps des enseignants, l’administration, etc.). Par ailleurs, dans l’apprentissage en ligne les coûts sont directement liés aux dépenses relatives à la création de l’environnement technologique de l’apprentissage et son entretien (achat de licences d’utilisation de logiciel, développement et maintenance de la plate-forme d’apprentissage, etc.).
    2.6 Création de synergie
    L’apprentissage, quel qu’il soit, est au centre d’intérêts des principaux acteurs économiques. Le regroupement des gouvernements, des entreprises des deux secteurs (publique et privé) et des établissements d’enseignement, autour de l’apprentissage en ligne crée une très importante synergie de travail et de recherche dans le but de penser à de nouvelles approches d’apprentissage et de nouvelles technologies. La mise en place d’environnement d’apprentissage en ligne attire, de part son potentiel,  de plus en plus d’apprenants et  instaure le principe d’apprentissage au long de la vie. Par conséquent, les apprenants deviennent de plus en plus nombreux et la durée d’apprentissage plus longue, ce qui entraine une demande encore plus grande en terme d’efficacités des outils et des technologies d’apprentissage.
    2.7 Société de l’information
    L’apprentissage en ligne  contribue à l’apparition d’une société technologiquement sophistiquée. En effet, avec la vulgarisation des plates-formes et des outils d’apprentissage, à la fois l’étudiant et l’enseignant ont tendance à se familiariser et à apprendre à manipuler les nouvelles technologies déployées à cet effet. Ils font en sorte, également, d’être suffisamment équipés afin d’entreprendre leur activité d’apprentissage dans les meilleures conditions.
L’apprentissage en ligne favorise l’adoption des NTIC ainsi que la culture d’échange d’informations. La nature distribuée de l’apprentissage en ligne fait en sorte à ce que l’apprenant, comme l’enseignant, privilégie le travail collaboratif et sente par conséquent un besoin permanent de rester connecter avec les autres.
    3. Les différentes utilisations des TIC en éducation
    Étant donné la nature même du domaine, l’enseignement se prête mal à l’analyse des modèles de revenus.  En effet, l’enseignement ne tire pas de revenus de ses extrants au sens monétaire du terme, ce qui rend ses résultats difficilement quantifiable.  Les résultats de l’enseignement ne sont pas tangible, soit, mais l’enseignement crée néanmoins de la valeur au travers de la qualité des diplômés et comme toutes entreprises, elle doit optimiser sont efficience dans l’utilisation des ressources;  c’est à dire d’en utiliser le moins possible pour arriver à ses résultats. 

Le développement de l’économie numérique et son infrastructure a permis l’émergence de solutions tirant profit des technologies de l’information.  Ces solutions permettent aux établissements d’enseignement de progresser sur les deux plans identifié plus tôt, soit la qualité des enseignements et l’efficience.  Ces solutions sont regroupables dans les catégories suivantes;
    3.1 Les communications
    La catégorie probablement la plus connue et la plus utilisée est celle des communications.  La communication efficace autant à l’interne qu’à l’externe permet de transiger rapidement et efficacement l’information.  Que ce soit un changement de dernière minute dans un cours ou un évènement important à annoncer, des outils comme les courriels et les listes de distribution sont venus avec l’arrivée des TIC (Technologie de l’information et de la communication).  Maintenant que la grande majorité des étudiants ont accès de près ou de loin à l’Internet, il est généralement pris pour acquis que l’information transigée de manière électronique atteindra toutes les personnes visées. Afin de centraliser ces communications et pour simplifier (et officialiser) celles-ci, les établissements d’enseignement attribuent généralement une adresse courriel à tout ses étudiants et tout son personnel.

Le gain obtenu par les TIC dans le domaine des communications est tel qu’il change en fait la nature même de celles-ci.  Les communications devenant instantanées et gratuites, elles maintenant beaucoup plus fréquentes et les échanges entre étudiants et avec les professeurs sont devenus choses courantes et partie intégrale du déroulement des cours.  Dans le cas de cours par correspondances, la différence de rapidité entre le courriel et le courrier traditionnel fait une différence énorme.

Bien sûr, les communications ne se limitent pas aux courriels personnels mais englobent une grande quantité de procédés.  Les nouvelles sur le site d’un établissement est un autre exemple d’utilisation efficace des technologies pour améliorer les communications.  Le domaine de l’éducation, tout comme presque tout les domaines, a avantage à tirer parti des développements dus à l’ère des communications numériques.
    3.2 Les outils bureaucratiques
    L’efficacité de l’ordinateur face au papier n’est plus à prouver.  Que ce soit pour plus de précision, un gain de rapidité, la possibilité de diffuser en temps réel des résultats ou pour gagner en sécurité, l’utilisation d’ordinateurs pour la gestion des tâches bureaucratiques est un choix logique.  L’enseignement, comme les autre domaines, as beaucoup à gagner des TIC.  La gestion de plusieurs éléments de la gestion d’établissement scolaire as été facilité ou carrément rendu possible grâce à l’arrivé de la gestion informatisé et de la transmission de donnée électronique.  En voici quelques exemples :
     Gestion des salles : Pour la réservation ou les changements de salles de dernières minutes, les systèmes de gestion informatisés sont très efficaces.
     Gestion des finances : Qui a payé quoi et quand et s’est-il fait remboursé ?  toutes des questions faciles pour un système et une base de données.
     Système d’inscription aux cours : La gestion des places disponibles, des pré-requis, des conflits d’horaires et la facturation des frais reliés aux inscriptions passent tous par des systèmes informatiques- etc.

L’enseignement n’est pas différent des autres domaines pour ce qui est de la gestion bureaucratique et les TIC ont particulièrement bouleversées cet aspect des affaires.
    3.3 Les portails interactifs
    La gestion de dossiers étudiants au travers d’un portail permettant de consulter courriels, lire les dernières nouvelles liées à son programme ou s’informer sur les évènements à venir ainsi que la concaténation de flux RSS venant de différentes sources est la spécialité des portails interactifs spécialisé au domaine de l’enseignement.  Presque tous les établissements d’enseignement supérieur sont maintenant équipés de tels portails qui facilitent la gestion des dossiers et de l’information autant pour l’établissement que pour les étudiants.  Le leader mondial dans le domaine est WebCT/BlackBoard (maintenant fusionné depuis février 2007) mais plusieurs établissements préfèrent créer des portails personnalisés mais qui calquent les fonctionnalités de ces programmes.
    3.4 Les outils d’aide à l’apprentissage
    Les TIC ont permis le développement d’outils qui aident à l’apprentissage de matières spécifique.  Par exemple, les simulations boursières permettent aux économistes en devenir de tester leurs connaissances et leurs compréhension du marché boursier.  Les étudiants en informatique apprécieront également le nombre de tutoriels disponibles en ligne pour un grand nombre de langages de programmation, etc.  Ces outils apportent une aide à n’importe quel moment pour un étudiant qui veut parfaire ses connaissances ou pratiquer un point vu en classe.
    3.5 Les banques de ressources
    Un grand nombre de ressources ont été numérisés et sont maintenant disponibles autant pour les étudiants que pour les enseignants et les établissements.  Ces ressources, autrefois liés aux bibliothèques et aux centres d’archives représentaient un nombre d’heure impressionnant pour obtenir des résultats qui n’étaient qu’une fraction de ce qu’on peut obtenir actuellement.  En effet, l’indexation informatique permet des recherches quasiment instantanées dans un très grand nombre de base de données et une énorme quantité de documents.
    3.5.1 Outils pour les étudiants
    Des outils fort utiles ont été développés au fil des années pour venir en aide et à l’appui des étudiants et enseignants. On retrouve plusieurs types de ces outils la liste allonge plus rapidement qu’il serait possible de les répertorier tous.
    On retrouve aujourd’hui en ligne plusieurs bibliothèques en ligne (CyberLibris) qui offrent des lectures de livres entiers via Internet, des encyclopédies (Wikipedia, Encyclopédie Britanica) qui permettent une consultation rapide et de n’importe où, des dictionnaires (Wiktionnaire, Webster). Tout le monde ont également accès à une énorme quantité de page et de pdf via les engins de recherches (Google, Yahoo). Tous ceux-là ne sont que quelques exemples des nombreuses ressources maintenant disponibles aux étudiants grâce aux TIC.
    3.5.2 Outils pour les enseignants
    En plus des outils disponibles aux étudiants qui sont également utiles pour les enseignants, des outils comme le BIM [http://www.edu-clic.qc.ca/bim/] (banque d’instruments de mesure) permettent à ceux-ci d’accéder à des banques d’examen et d’outils d’évaluations.  Les professionnels spécialisés comme les orthopédagogues profitent également de ressource comme l’AQETA [http://www.aqeta.qc.ca/] pour des informations par rapport à toutes les problématiques d’apprentissage.
    4. L’analyse perspective de l’industrie
    4.1 L’exploitation technique
    Le développement des technologies informatiques ne cesse jamais ; avec l’arrivée de Web 2.0, on a déjà vu la 3ème génération de l’apprentissage en ligne. Comparée avec la 1ère génération basée sur Web 1.0, qui est caractérisée par des cours de 60 minutes donnés en ligne; et la 2ème génération E-learning 1.3, qui est connue avec ses outils très efficaces LCMSs (Learning content management systems) ; E-learning 2.0 a une application des multimédias, des interactions entre utilisateurs et la technologie WiFi (Wireless Fidelity), qui offre à tous un environnement plus flexible et personnalisé.
     
    Selon une enquête effectuée par le Center for Learning & Performance Technologies et finalisée le 5 septembre 2007, les trois outils les plus populaires pour l’apprentissage en ligne d’aujourd’hui sont Firefox, Del.icio.us et Skype. Ils permettent aux utilisateurs de parcourir, partager et communiquer les connaissances, qui bien étendu sont des activités plutôt limitées auparavent dans les établissements scolaires et qui rendent la modalité pédagogique plus diversifiée.
     
    De plus, personne ne doute la venue des meilleures technologies pour cette industrie. Web 3.0 est déjà discuté depuis 2006, on croit pouvoir transformer le web en une base de données et obtenir l’accès à ces données via des applications qui ne sont pas des navigateurs, mais comme les widgets, le web sémantique ou encore un espace plus ouvert à la 3D.  
     
    Si cette évolution est réalisée, on verra sans doute encore un essor dans la transmission du savoir et les méthodes pédagogiques. Les gens auront plus de passion pour l’apprentissage et le partage des connaissances. De plus, les moyens d’apprentissage seront plus variés. Par conséquent, un environnement très animé pour des échanges et convergences des idées stimulera encore l’exploitation des technologies pour le futur développement de l’industrie.
     
    4.2 La tendance économique
    Comme les technologies progressent et l’industrie évolue, les conceptions sur l’éducation se transforment: les besoins augmentent de plus en plus pour la formation initiale et aussi pour la formation continue, qui font donc élargir le marché. Beaucoup de gens croient que l’apprentissage en ligne sera un marché prometteur pour l’économie numérique. La compagnie de recherche IDC a annoncé la prévision que la vente mondiale des produits de l’E-learning, qui était environs $6.5 Milliards en 2003, augmentera à $21 Milliards en 2008.
    
Cependant, il faut noter deux aspects pour l’apprentissage universitaire: premièrement, le coût pour l’infrastructure et la maintenance. La plate-forme la plus utilisée pour l’enseignement WebCT ne demande pas un gros investissement, mais c’est toujours suivant le niveau de prestation et le nombre d’abonnés ; ce serait variable entre 8,000€ par an pour une Edition-Focus et 36,000€ par an pour la licence WebCT Campus Edition- Institution. Dans les régions où on ne peut se passer du WebCT, le coût sera plus élevé. De plus, il faut toujours un investissement pour l’application des technologies. Par exemple, la subvention pour les applications pédagogiques des technologies de l’information et des communications pour l’année 2006-2007 de l’Université de Laval est de $431,298. D’autre part, les dépenses sur les postes de production de contenus, la fonction des multimédias et la programmation informatique doivent aussi être comptés. Deuxièmement, les ressources qu’on partage dans ce domaine deviennent à fur et à mesure gratuites. Aujourd’hui beaucoup d’universités proposent leurs cours gratuitement via Internet, parmi lesquelles les plus réputées sont UC Berkeley et Massachusetts Institute of Technology. En mars 2007, MIT a annoncé qu’avant la fin de l’année, via le Programme Open CourseWare, la totalité des 1800 cours qu’elle donnait seraient tous mis en ligne gratuitement.
     
    Par conséquence, l’exploitation commerciale dans ce domaine ne serait pas tellement encourageante, car le but des offres est plutôt de servir au lieu de vendre. Mais de nouveaux domaines à exploiter surgissent aussi. Par exemple, donner l’authentification des certificats pour la participation des cours ou offrir des programmes spécialisés selon la demande des utilisateurs. De toute façon, selon l’article Web 2.0’s Real Secret Sauce: Network Effects de Dion Hinchcliffe, plus on utilise un produit ou un service en ligne, plus sa valeur augmente.  
    4.3 Le déploiement géographique
    Sans doute l’apprentissage en ligne gagne de la popularité à travers le monde, mais la vitesse du développement de chaque région n’est pas toujours pareille. McGreal (2002) estime que plus de 50 000 cours en ligne sont offerts à différents paliers partout dans le monde. Environ 70 % de ces cours proviennent des États Unis (ce qui n’est guère étonnant vu leur prédominance sur Internet), 20 % du Canada (ce qui représente plus de 10 000 cours), et le reste d’autres pays. Selon les statistiques de l’Eduventures,les États-Unis a un marché de 5 milliard pour cette industrie en 2004, avec 90% des universités offrent une formation pour des grades et 54 mille programmes à choisir. Canada est aussi un des pays pionniers dans ce domaine. L’Université d’Athabasca en Alberta a démarré sur Internet dès 1994, avec 100 professeurs et 200 tuteurs, elle sert à 20,000 étudiants et offre 450 programmes dont 37 du MBA, dans tous les domaines scientifiques et littéraires. En Suisse, Centre Romand d’enseignement à distance, un centre spécialisé dans la formation à distance, offre ses services à la population francophone dans l’ensemble de la Suisse et dans les zones frontalières et travaille en réseau avec des partenaires suisses et étrangers.
     
    Mais dans les pays moins avancés dans l’industrialisation et la technologie, la généralisation de l’apprentissage en ligne rencontre plus de difficultés. Par exemple en Chine, en 2002 on a choisi 67 universités pour implanter la plate-forme comme unités pilotes de l’enseignement à distance. Ces université sont financées par le gouvernement et ont la possibilité de donner formation sur 8,857 programmes et conférer les grades universitaires. Mais ses étudiants doivent aussi passer un examen d’entrée et les ressources ne sont pas permises pour le partage de données sans frais. D’autre part, il y a aussi des établissements nommés d’enseignement en ligne mais qui ont comme objectif l’exploitation commerciale, donc les technologies et les méthodes pédagogiques sont moins qualifiées. En Corée du Sud, on a aussi rencontré des problèmes comme l’insuffisance de matériel et les interruptions de réseaux.  
     
    Pour résoudre ces problèmes, selon l’article the Status and Trend about Pivotal Technology in e-Learning de Zeng Haijun, il faut à la fois développer l’infrastructure et les technologies domestiques et repenser à l’organisation et le management des enseignements. Aussi un standard précis pour le métier doit aussi s’appliquer sur une vaste échelle. Bien que chaque pays ait une situation différente dans la puissance et la culture, comme l’Internet est presque sans barrière, l’expérience avancée des autres donnent sans doute l’inspiration au propre développement de cette industrie et le progrès global de l’apprentissage en ligne s’ajustera en conséquence.     
    4.4 La limite
    Toutefois, l’apprentissage en ligne ne substitue pas l’éducation traditionnelle, mais plutôt un complément et une continuation. L’enseignement effectué dans les établissements scolaires, en face aux professeurs et camarades, ne satisfait non seulement le besoin de l’acquisition des connaissances, mais aussi l’interaction culturelle et sociale, qui pour l’instant, ne peut pas être remplacée par l’interface d’un ordinateur.
     
    De plus, la généralisation de l’E-learning aussi propose plusieurs nouvelles questions comme suit :
     
    - Si des universités les plus réputées comme MIT ou UC Berkeley offrent des formations en ligne reconnues pour le grade et qui est moins cher qu’une formation universitaire domestique, que choisiront les étudiants ? Si le dernier perd la faveur, peut-il susciter la ressemblance des idées du monde et la disparition de certains cultures ?
     
    - Si des universités qui offrent des programmes en ligne voudraient donner l’authentification des grades universitaires, comment peut-on effectuer le contrôle de présence et l’examen, d’une façon efficace et pas cher?
     
    - Si les cours auparavant donnés seulement en classe sont maintenant partagés par beaucoup de monde en ligne, les professeurs de ces cours doivent être payés plus, comme ces conceptions et idées sont bénéficiées par plus ? 
     
    En somme, bien que l’apprentissage en ligne est profitable globalement, cette évolution est aussi délicate que complexe. Une coopération globale et une étude profonde sur ce métier nous permettent un meilleur développement de cette industrie.
    Références

    http://www.epsilon.be/formation.nsf/Dossiers/Apprentissage_en_ligne
    E-Learning : Key trends in K12, Postsecondary and Corporate E-Learning (2003), e-marketer
    Making the Grade: Online education in the Unites States, (2006), The Sloan Consortium
    http ://www.IDC.co
    http://www40.statcan.ca/l02/cst01/comm22_f.htm?sdi=éducation%20distance
    Y. Woo, T. Reeves, “Meaningful interaction in web-based learning: A social constructivist interpretation”, Department of Educational Psychology and Instructional Technology (EPIT), College of Education, The University of Georgia, USA, 2007.

    D.Oblinger, “Boomers & Gen-Xers Millennials Understandig the New Student”, EDUCAUSE review, 2003.

    R. Harris et al, “Impact of e-learning on learner participation, attainment, retention, and progression in Further Education: report of a scoping study “.

    A. Qayyum, “Comparing apples and appleTM computers: issues in costing e-learning and face-to-face teaching”, Centre for Managing and Planning Learning Environments (MAPLE), The University of British Columbia, 2003.

    T. Bourlova, “The Impact of E-learning on University Campus”, Centre for Managing and Planning Learning Environments (MAPLE), The University of British Columbia.

    “L’Évolution de l’Apprentissage en Ligne : dans les Collèges et les Universités”, Comité consultatif pour l’apprentissage en ligne, 2001.

    “L’Apprentissage @ la portée de tous : un guide d’apprentissage en ligne pour gestionnaire.”, Centre canadien de gestion, 2003.

    http://www.michel-ledru.com/?p=18, Michel LEDRU, Conseil en capital humain.
    Understanding E-Learning 2.0: http://www.learningcircuits.org/2007/0707karrer.html 
    La formation : un marché qui explose, le “e-learning”: http://yolin.net/e-learning.html 
    Wikipedia: apprentissage en linge & Web 3.0 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Apprentissage_en_ligne , http://en.wikipedia.org/wiki/Web_3 
    Centre for Learning & Performance Technologies: http://www.c4lpt.co.uk/recommended/top100.html 
    World Wide Web Course Tools: http://www.iutenligne.net/downloads/pltf060412/WebCT.pdf 
    Information Week: Merger To Create Major E-Learning Player  http://informationweek.com/story/showArticle.jhtml?articleID=167100701#_ 
    Université Laval: Réseau valorisation enseignement : http://www.rve.ulaval.ca/programmes/prog_aptic06_07.php 
    Didactique mobile: http://edublog.tarbiya.ma/blogs/didactiquemobile/archive/2006/12/31/379.aspx 
    Marche en Chine (en chinois): http://netpsy.iblog.com/post/1255/134021 
    the Status and Trend about Pivotal Technology in e-Learning (en chinois) :  http://ksei.bnu.edu.cn/old/zenghj/paper/wangluoguanjianjishu20030211.pdf 
    The E-learning Fieldbook, Nick van Dam, McGraw-Hill 2004

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