L’amélioration du pouvoir des étudiants dans l’industrie de l’enseignement supérieur.

          Si dans la nouvelle économie le client prend une place primordiale toute au long de la chaine de valeur, dans l’industrie de l’enseignement en général et l’enseignement supérieur en particulier l’étudiant n’occupait  pas sa place comme client. En effet dans la vision classique de l’enseignement, l’étudiant est vu comme une machine qu’on doit programmer (de valeur, connaissances, méthodes,..) pour  préparer la relève.  Cette machine n’a aucun mot à dire dans cette programmation.

          Avec la mise en œuvre des nouveaux outils de la nouvelle économie(Internet, télécommunication,..) qui ont favorisé la proximité des autres offres, visions et méthodes d’enseignement, l’étudiant commence à se libérer de cette pratique unilatérale et  avoir la possibilité non seulement de choisir ses cours mais aussi  la manière, et le lieu où il veut  les suivre.

          Le facteur démographique (3) a soutenu le pouvoir de négociation de l’étudiant par rapport aux établissements d’enseignement. En effet le vieillissement de la population (surtout dans les pays occidentaux) a diminué le nombre potentiel des étudiants, ce qui va agir sur l’équilibre de l’offre et de la demande en faveur de cette dernière.

          Donc afin de maintenir  ou établir leur avantage concurrentiel  les établissements d’enseignement doivent s’adapter à cette nouvelle réalité  en offrant une formule mondialiste,  plus ouverte sur les autres cultures. Cette offre doit entre autres contenir:

  • Un choix de programme diversifié à tous les niveaux, qui garantira la fidélité des étudiants surtout au moment du passage d’un  cycle à l’autre (Bac, M. sc., Ph. D.),
  • Des cours données en plusieurs langues telles que le français, l’anglais ou l’espagnol,
  • Un corps professoral de renommer,
  • Un site web conversationnel facile à utiliser et multilingue,
  • Un matériel pédagogique de pointe,
  • Une notion renforcée de communauté, pour augmenter le sentiment d’appartenance à l’établissement (en exploitant les réseaux sociaux; voir http://www.economie-numerique.com/le-brand-monitoring-une-solution-viable-pour-rendre-twitter-utile/ )

          Citant par exemple HEC Montréal (1), une école de gestion francophone, qui a pu s’adapter avec la nouvelle situation en :

  •  Échangeant des étudiants avec  des campus internationaux (Brésil, USA, chine, Mexique…)
  • Proposant des cours en d’autres langues que le français (anglais et espagnol)
  • Lançant l’année dernière la refonte de son site web pour le rendre plus marketing et l’orienter plus vers le client à savoir l’étudiant,
  • En s’équipant de matériel de pointe, comme la salle des marchés (où les étudiants peuvent suivre les cours de la bourse en direct).
  • En gardant ses professeurs vedettes et  recrutant plus de professeur,

          Le résultat commence à apparaitre, puisque le MBA de HEC est classé cette année parmi les dix meilleurs hors États unis d’Amériques.

          Dans notre deuxième exemple nous allons faire une comparaison entre une offre classique ou l’étudiant n’a aucun pouvoir et une vision qui s’intègre bien  dans l’ère de la nouvelle économie.

          D’une part Les écoles supérieures  au Maroc(2) qui offrent un programme dans le béton, qui ne laisse aucun choix aux étudiants (il faut noter que je ne discute pas ici de la qualité des programmes) ni en se qui concerne le temps, ni la structure. Et d’autre part les écoles supérieures, ici au Québec, qui permettent à l’étudiant de choisir son cours (dans une liste prédéterminée) et le moment de le suivre.

Si vous avez le choix entre les deux systèmes, lequel adopteriez vous?

 Sources:

1-      www.hec.ca

2-      http://www.insea.ac.ma/def.asp?codelangue=23&info=916

3-      http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/struc_poplt/index.htm

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