La concurrence dans l’industrie du tourisme
Depuis l’avènement d’Internet beaucoup d’industrie on dû revoir leur mode de fonctionnement. Pour l’industrie du tourisme, c’est majeur. Les consommateurs utilisent de plus en plus Internet pour magasiner et acheter leur voyage sur Internet. Au Canada, en 2008, c’est plus de 54% des voyages qui sont vendus en ligne. Cette tendance apporte un certain nombre de défi à l’industrie car il y a une forte augmentation du pouvoir de négociation du client.
Des consommateurs qui négocient
En effet, depuis plusieurs années, le consommateur a des outils lui permettant de pouvoir comparer très facilement, et dans le confort de son salon, les prix d’une grande quantité de fournisseur en un seul clic. Une simple recherche sur google pour le terme “cheap fligths” retourne un très grand nombre de ces outils. Les entreprises se trouvent donc constamment en concurrence directe avec n’importe quel autre fournisseur qui offre un produit similaire. Bien que cette concurrence était présente avant Internet, il était beaucoup plus ardu pour le consommateur d’en faire la comparaison. C’est également sans compter la simple utilisation de Google pour trouver des rabais pour une destination donnée.
La réaction des fournisseurs
Afin de se démarquer au sein de cette concurrence très féroce au plus bas prix, certain transporteur, dont Air Canada, vont offrir un prix moindre sur certain billet provenant des moteurs de comparaison de prix, et ce pour exactement le même produit (même vol).
- Prix Air Canada avec l’utilisation de Kayak
- Prix Air Canada sans comparateur de prix
C’est une belle manière pour les fournisseurs d’offrir à deux clientèles différentes une offre qui correspond mieux à leur besoin. D’un côté le chasseur d’aubaine, qui se préoccupe peu du fournisseur et chercher seulement le meilleur prix, obtient ce qu’il veut. De l’autre, le consommateur qui aime bien l’expérience avec une marque peut se procurer ses billets à un prix qui lui semble juste sans passer par un moteur de comparaison de prix, qui rajoute tout de même des étapes.
Une offre plus modulaire
Les différents fournisseurs modulent également plus leur offre. Ainsi, il est possible chez Air Canada de renoncé aux points du programme de fidélité pour sauver quelques dollars, alors que chez Air Transat, il est possible de faire une présélection de siège pour quelques dollars de plus. Plusieurs transporteurs vont également offrir des offres groupées. Ainsi, il est possible pour le consommateur de se procurer des produits connexes, tel que la location de voiture ou la réservation d’un hôtel à prix moindre lors de l’achat de son billet.
Des avantages seulement pour le consommateur ?
La venue d’Internet n’a pas été que problématique pour les transporteurs. En effet, ces derniers ont réduit ou éliminés les commissions offertes à leur intermédiaire et offrent plus directement des voyages au consommateur direct. Selon l’étude de NetTendances de septembre 2009, 56.2% des achats de voyage fait par les québécois sur Internet, le sont directement sur le site du fournisseur directement. Ceci augmente considérablement la marge de profit des fournisseurs. C’est sans compter la diminution d’environ 85 % [pdf] des coûts liés lors de la livraison directe d’un billet électronique, versus le billet traditionnel via une agence de voyage.
MAJ : Désolé je l’avoue je me suis fait berner, et je vous ai induis en erreur. Je m’apprêtais à me procurer des beaux billets d’avion, en croyant flérer la bonne affaire je suis passsé par le comparateur Kayak. Voilà si vous avez l’esprit vif, vous remarquerez que le prix fourni par Air Canada lorsque je proviens de Kayak est en USD, alors que le second est en canadien. Si vous faites la conversion, il en coûterait même plus cher de passer par Kayak et payé en devise USD avec le taux de change et les frais de courtage…
Voilà la preuve qu’il est important de redoubler de vigilence…
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[...] ses vacances, en réservant directement auprès des prestataires de services. Le développement du pouvoir de négociation des consommateurs a donc également un rôle à jouer dans la « désintermédiation » des agences de [...]
[...] À l’origine très simple d’utilisation ces metamoteurs (Kayak, Mobissimo, Yahoo Travel, Bing Travel…) se sont bonifiés afin de répondre aux comportements très volatiles des consommateurs. En effet, une grande majorité d’internautes affirment visiter jusqu’à 4 ou 5 sites de voyages avant d’arrêter leur choix qui se concrétise souvent sur un tout autre site que ceux consultés. [...]
[...] joueurs importants, Kayak et Bing Travel se tiennent. Dans un article précédant je traitais du pouvoir de négociation des consommateurs. Cette fois, nous analyserons l’envers de la médaille en regardant les répercussions sur les [...]