La presse américaine à l’épreuve du net

image blog1Les pouvoirs publics commencent à s’inquiéter du risque de disparition des journaux. Le Rocky Mountains News, l’un des deux quotidiens de Denver, a cessé de paraître fin février. Le Seattle Post-Intelligencer est passé sur le Net le 17 mars, réduisant sa rédaction de 80 %. Le San Francisco Chronicle et le Boston Globe sont en sursis. D’ici peu, de grandes villes américaines pourraient se retrouver sans quotidien local. Sept groupes de presse, parmi lesquels le groupe Tribune, qui publie le Los Angeles Time et le Chicago Tribune, ont déposé leur bilan. Même les fleurons de la presse américaine sont en péril.1

Il est  également important de noter que le marché aux États-Unis,qui est le plus grand marché médiatique au monde, est dominé par des pure-players du web plutôt que des groupes de presse que se soit au niveau de l’audience ou des ressources publicitaires.

Pour faire face à ce climat pesant, les éditeurs essaient de faire feu de tout bois.En effet, les groupes de presse américains, ont commencé à cesser de conserver leurs anciens modèles en se contentant de considérer l’internet comme un canal complémentaire, et tentent de se diversifier sur Internet :

-Les réseaux sociaux : l’acquisition la plus médiatisée a été celle de MySpace par la News Corp.de Rupert Murdoch en juillet 2005, en même temps que le rachat d’ING Entertainment dans le domaine de jeux vidéo en ligne.

-Le commerce électronique : ils s’associent souvent au sein de joint ventures à l’image de Gannett, McClatchy et Tribune Co qui contrôlent conjointement depuis 2006 le site d’e-commerce Shoplocal.

 - Les services de marketing interactif : les groupes de presse s’efforcent d’agréger les données en provenance de différents sites d’information qui leur  appartiennent afin d’approfondir leur connaissance des publics.Cette stratégie vise à concurrencer les pure -players du web, notamment le trio Microsoft, Yahoo et Google.

 -Les petites annonces, les sites participatifs communautaires, les guides et annuaires locaux (voir le billet de Duylam  sur la presse française où on retrouve le même type d’attitude).2

 L’utilisation d’Internet par la Presse écrite américaine

En observant l’étude réalisé par Vincent Gautrais « The use of Internet by America’s Newspaper »,On y apprend que les 100 journaux les plus importants d’Amérique, ont fait un virage Web très important. Les grandes lignes de cette publication nous apprennent que :

• 76 des 100 plus importants journaux américains, utilisent la technologie RSS sans pour autant y inclure de publicité ou y laisser transparaître la totalité des contenus. Ils n’y mettent, que les résumés d’articles.

• 31 de ces journaux offrent, la balladodiffusion;

• 80 offrent un ou plusieurs blogues de journalistes et 67 permettent aux lecteurs de commenter les billes;

• Seulement 19 de ces journaux permettent aux lecteurs de commenter les articles de leur site.

• Finalement, l’étude révèle aussi que plus le tirage est fort, moins il est possible de visualiser un article en ligne sans avoir à s’enregistrer ce qui est à l’opposer des journaux ayant un moins fort tirage. 3

Internet rend possible une distribution universelle et instantanée des journaux ,mais il les oblige aussi à renouveler constamment leur contenu. Comment, dans ces conditions, trouver le temps de vérifier l’information avant de la diffuser? C’est un autre dilemme: être les premiers ou les plus fiables. Soumis à des pressions financières et à une concurrence féroce, les journaux numériques peuvent céder à la tentation. Il leur arrive de livrer des articles au contenu imprécis, et de négliger leur devoir de rigueur.4

Sources :

1-http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1082033

2-http://www.cahiersdujournalisme.net/cdj/pdf/20/06_SMYRNAIOS.pdf

3-http://www.michelleblanc.com/2006/08/16/utilisation-internet-presse-ecrite-americaine/

4-http://www.unesco.org/courier/1999_01/fr/connex/txt1.htm1

http://fr.readwriteweb.com/2008/12/31/analyse/le-web-a-profondement-change-les-journaux-americains/

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3 Commentaires »

 
  • ahaljouji says:

    Qualité d’information: L’internet à deux vitesses (commentaire 1 de 3)

    Le dernier paragraphe du blogue a vraiment attiré mon intention sur la qualité d’information sur internet. Mon commentaire essaye de porter un peu de lumière sur ce volet. D’abord qu’il est la description du chercheur d’information sur internet?
    Selon moi il a deux types de chercheur d’informations :
    ·Monsieur tout le monde, qui cherche de l’information rapide sans beaucoup de détail, ni d’effort pour la comprendre et bien sure gratuitement.
    ·Les professionnels (économistes, Chercheurs, politiciens, intellectuels..) qui cherchent des informations précises, de qualité, avec plus de détails et de valeur ajoutée. Ce type de chercheur et prêt à payer pour avoir cette information.
    Puisque la nouvelle économie considère l’information une marchandise comme n’importe quel produit, le bon sens économique dicte d’arrêter de la produire quand elle n’est pas rentable. La question suivant se pose : c’est quoi une information rentable? (voir commentaire 2 de 3)

  • ahaljouji says:

    Qualité d’information: L’internet à deux vitesses (commentaire 2 de 3)
    L’ancien rédacteur en chef de la Harvard review, Monsieur Nicolas Carr, a indiqué que ‘un bon article est celui qui fait venir les publicités les plus chères’. Avec ce principe un article sur un sujet d’actualité, comme la mort d’un jeune à cause de la grippe AH1N1, qui n’est pas cher à produire et attire beaucoup de publicité et meilleur, qu’un article sur la malaria en Afrique qui a demandé beaucoup d’effort et qui coute plus cher. D’un autre coté le monde actuel exige une information en temps réel, ce qui implique un travail rapide qui soit couteuse soit manque de qualité. Donc une information rentable est celle qui attire de revenu et qui coute par chère. (voir commentaire 3 de 3)

  • ahaljouji says:

    Qualité d’information: L’internet à deux vitesses (commentaire 3 de 3)
    gratuitement à tout le monde. Ajoutant à cela le faite que le marché n’est pas prêt a payer en sa totalité pour l’information. Nous nous dirigeons ainsi vers un marché d’information sur internet à double vitesse.
    . Un marché d’informations continue, avec des données superficielles qui ne coutent pas cher, pour tout le monde
    · Un marché d’information de qualité à valeur ajoutée, qui coutent plus cher à une audience prêt a payer pour.

    Référence :
    http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high...

 

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