La presse écrite : “je suis subventionnée donc j’existe”

Dans une une économie libérale, la règle est de réduire l’intervention de l’État. La presse fait partie des biens qui font l’exception à cette règle. La raison est que l’existence d’une presse libre et diversifiée est gage d’une démocratie réelle. Pour que cela soit réalisable économiquement, les gouvernements subventionne l’industrie de la presse.

L’exemple français est édifiant car on ne saurait voir la grande diversité des quotidiens et hebdomadaires français sans la manne des pouvoirs publics. Les dernières mesures de soutiendémontrent ce souci de préserver ce secteur. De plus, la crise générale due à la baisse des revenus de cette industrie que j’ai expliquée dans un blogue précédent n’a fait qu’accentuer cette dépendance.

L’État français est le premier à fournir des aides directes aux éditeurs de presse, mais il n’est pas le seul. Dans un rapport du sénat français sur ce sujet, nous trouvons que tous les autres pays européens subventionnent la presse nationale.

Il y a deux formes d’aides :

  • Les aides directes : elles prennent la forme de subventions monétaires versées aux éditeurs.
  • Les aides indirectes : ils s’agit en général de suppressions de taxes, de prise en charge des tarifs de livraisons postales ou de crédits d’impôts.

Dernièrement, le gouvernement de l’Ontario a supprimé la taxe sur la ventes des journaux afin d’en promouvoir l’achat. De son coté, le sénat américain a donné son accord pour reporter les pertes d’exploitation de 2008 et de 2009 pour cinq ans.

Qu’en est-il des aides octroyées à la presse en ligne ?

« 282 millions et rien pour nous », répondit Simon Piel de Bakchich.info, le pure player francophone. En effet, les éditeurs de presse en ligne n’ont pas encore atteint un poids suffisant pour bénéficier des subventions de l’État français. Ils ont quand même pu obtenir la reconnaissance officielle en tant que média et ceci grâce à la loi HADOPI.

La législation comme moyen pour réguler le marché de la presse en ligne

Le danger de la concentration dans l’industrie de la presse n’est pas que les prix des journaux augmentent, mais plutôt que l’absence de diversité constitue un danger pour la liberté d’expression. C’est pourquoi, certains pays tel que la France, disposent d’une législation 1984 qui limite la concentration des entreprises de presse. Au Québec, il n’existe aucun organisme réglementaire selonl’Institut de recherche sur le Québec.

Pour ce qui est de la Grande Bretagne, nous trouvons la Fair trading Act qui contient des articles spécifiques aux journaux.

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