- Le Cadre de réglementation de la téléphonie Mobile -
Dans la plupart des pays dits développés, la concurrence est un “must” et l’entrée de nouveaux joueurs sur un marché est sensée être libre. Cette libre entrée n’est pas évidente dans le secteur des télécommunications en général et celui de la téléphonie mobile en particulier.
En effet au Canada, le secteur de la téléphonie mobile est caractérisé par un nombre limité de joueurs (Bell, Rogers & Telus). On assiste en fait actuellement à une situation d’Oligopole où les compagnies s`entendent (tactiquement) sur les prix des services, qui restent, soit dit en passant, très élevés par rapport aux USA ou la plupart des pays Européens.
Exemple
| Compagnie | Minutes (Voix) /mois | Price/ mois | Transmission de données incluses |
| Telus | 100 + 50 Bonus | $50 | 500 Mo** |
| Rogers | 100 + 100 BONUS | $50 | 500 MB4 |
| Bell | 100 + 100 BONUS | $50 | 500 MB |
Cette situation pouvant être assimilée à un équilibre, profite aux 3 joueurs qui se partagent le marché et semblent optimiser leurs profits. Ce genre d’ententes pouvant conduire à des monopoles, donc défavoriser les consommateurs sont largement surveillées par les pouvoirs publics.
Au Canada, c’est au CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) que revient la tâche de revoir les ententes ou les demandes qui lui soumises. Principalement le Conseil réglemente les relations B2B entre les revendeurs, les compagnies de téléphone et distributeurs de câbles au niveau des tarifs et des questions relatives à la qualité des services. Il est appuyé par le Bureau de la Concurrence qui veille aussi à la protection des consommateurs en évitant des situations de monopole. Par exemple, c’est ce Bureau qui a effectué un étude complète pour voir si la fusion entre Fido & Rogers n’entraînerait pas une situation de monopole. D`après les conclusions de l`étude, cette fusion bien qu`en donnant naissance à la 1ere entreprise en terme d’abonnés, n’était pas suffisante pour étouffer les 2 autres. Les 2 opérateurs, en constante interaction stratégique, ont fait une lutte active pour au moins conserver leur part de marché à défaut d’en acquérir de nouvelles.
Le cadre existe donc pour réglementer le secteur des télécommunications. Malgré cela, il semble difficile pour de nouvelles compagnies d `y accéder pour 2 principales raisons:
D’une part, les montants nécessaires pour les investissements initiaux sont importants et ne sont pas accessibles à tous.
D’autre part, les opérateurs en place s’efforcent à différencier leur produit de façon à fidéliser leur clientèle, ce qui renforce d’avantage les barrières à l’entrée.
Cependant l`évolution rapide des technologies offrent d`autres alternatives et opportunités comme les VMNO (Virtual Mobile Network Operator) que les entreprises désireuses d` intégrer le secteur ne manqueront d`explorer. Nous verrons ce que l`avenir nous réserve à ce sujet.
Source:
Bureau de la concurrence Canada
Centre de Techniques de Planification et d’Economie Appliquée
Sites Telus, bell & Rogers
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