Le temps des changements

Les préoccupations croissantes au niveau des émissions de CO2, conjuguées aux effets néfastes de la dernière crise économique, ont conduit les gouvernements à intervenir pour réguler le marché automobile.  Si on prend l’exemple du Sommet de Copenhague  on observe qu’il existe un intérêt majeur pour adopter un accord mondial afin de  réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) qui sont responsables des changements climatiques.

Malheureusement, parmi les industries les plus responsables des émissions de GES on trouve celle d’automobiles et de transports conventionnels. Pour diminuer ces effets néfastes sur l’environnement, les gouvernements mondiaux ont imposé diverses taxes, ont encouragé le développement des nouvelles énergies ou ont subventionné  l’achat des voitures écologiques.

Comme Ouarda et Lounes ont bien précisé dans leurs billets, une de ces méthodes envisagées dans le but de diminuer les émissions de GES est la prime à la casse. Cette mesure a deux buts : premièrement protéger l’environnement par réduire le niveau des émissions de CO2 et deuxièmement inciter le replacement des véhicules anciens, et ainsi revitaliser le secteur automobile.

En effet, pour faire une comparaison avec la   Loi de Pareto, des études montrent que 5% des plus anciennes voitures sont responsable de 50% des émissions de CO2. On doit être d’accord avec l’article publie 7 décembre 2009   par Moez Kilani et admettre que par l’implémentation de  la « prime a la casse» on pourrait ainsi diminuer à moitié les émissions nocives, tout en revigorant la production des automobiles neuves.

Comme réponse aux propositions des gouvernements, plusieurs fabricants ont commencé à donner leur propres « primes à la casse » dans le but d’obtenir un avantage concurrentiel. Mais cette initiative a été aussi « provoque » parfois par l’inactivité des certains pays comme les États-Unis et le Canada qui, contrairement au Japon et aux pays européennes, évoquent très peu l’adoption de cette mesure. [i] Je vais citer seulement les primes offertes au Canada par GM, Hyundai et Chrysler, qui ont saisi le moment pour agir même si l’état n’était pas très impliqué.

Même dans ces conditions, le programme américain de prime à la casse  a déjà des résultats environnementaux encourageants. Les voitures neuves achetées avec l’aide de la subvention fédérale consomment 59% moins d’essence que les anciennes qu’ils remplacent. «Ces chiffres sont préliminaires, mais ils démontrent que le programme, à ce stade-ci, réussit très bien à retirer des routes de vieux véhicules, en faveur d’autres, plus sûrs et plus verts», a dit le patron de Hyundai America, John Krafcik. [ii]

Comme conclusion, au Québec le programme « Faites de l’air! », qui encourage le recyclage de vieilles voitures, est très populaire. L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) a reçu plus de 20 000 appels depuis le mois de mai à la suite de l’ajout de primes à la casse d’un montant de 300 $. En tout, ce sont 2600 automobilistes qui ont décidé d’envoyer à la casse leur véhicule construit en 1995 ou avant.[iii]


http://monvolant.cyberpresse.ca/nouvelles/200905/14/01-856615-la-prime-a-la-casse-est-elle-pertinente.php

ii http://monvolant.cyberpresse.ca/nouvelles/200907/24/01-887162-la-prime-a-la-casse-americaine-reduit-la-pollution.php

iii  http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2009/08/26/005-casse-faites-air-populaire.shtml

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