Les problèmes légaux affecteront-ils la performance de l’entreprise (Copyright et droits digitaux..) ?

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2 Commentaires »

 
  • saoussen says:

    Dans un monde envahis par les technologies d’informations, le sujet des droits d’auteur devient une problématique qui prend de plus en plus d’ampleur. Google est fortement touché ainsi que son Youtube. En effet en raison de leur diffusion des contenus sans avoir une autorisation préalable des ayants droit, ils sont pas mal attaqués et poursuivis en justice par les sociétés d’édition et de presse, par les maisons de disque, les studios de cinéma, les chaînes de télévision etc.

    Maintenant si on se demande si ces problèmes affecteront t’ils la performance du géant américain ? Personnellement je pense que la réponse serait non. Certes le fait que Google supprime les contenus signalés illégaux a fin d’éviter les poursuites mène à diminuer la masse d’informations offerte aux internautes mais il s’en sorte avec des stratégies qui lui aide à pallier aux contraintes relatifs aux copyright ou aux droits digitaux.

    D’abord, pour son service de Google Books Library qui consiste à numériser les livres afin de créer une bibliothèque numérique universelle pour rendre la connaissance plus accessible, Google scanne les livres qui sont « tombés dans le domaine public», de plus il a conclu des accords avec plusieurs grandes bibliothèques universitaires anglo-saxonnes, permettant au moteur de recherche de donner accès à de multiples extraits des œuvres protégées.

    Ensuite côté service actualité, au Belgique dans un premier temps le moteur de recherche a été condamné de ne plus reproduire des extraits ou des images issus d’une certaine presse belge suite à une plainte déposé par Copiepress la société qui gère les droits d’auteur de la presse belge mais l’histoire se couronne par un accord qui a été défini entre Google d’une part et la Sofam (Société Multimédia des Auteurs des Arts Visuels) un organisme qui compte 3.700 photographes et la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias), qui regroupe 20.000 journalistes d’une autre part. A travers cette entente Google prétend que désormais il utilisera comme «bon lui semble» le contenu des journalistes et photographes de ces deux associations.

    En fin on notera que dans l’industrie du disque Google a conclu des partenariats avec les maisons de disque suivantes Sony BMG, Universal Music et Warner Music, il a également conclu des accords avec les groupes de télévision CBS et NBC qui permettrons a Google de diffuser légalement leurs contenus en contre parti il va verser un pourcentage des revenus publicitaires.

    D’après les quelques exemples cités au dessus je dirais que la solvabilité de Google qui lui permet de verser des millions et des millions pour les ayants droit, lui soutien à contourner dans une certaine mesure les problèmes légaux. J’ajouterais aussi que le déréférencement des sites qui revendiquent leurs droits d’auteur a pour conséquence une baisse du trafic sur leurs sites ce qui les emmènent à se réconcilier avec le moteur qui quasiment monopolise l’information actuellement et donc ce ci permet finalement à Google de sauvegarder sa performance.

  • 11109827 says:

    Mais ils les affectent déjà !

    Mettez-vous, par exemple, dans les souliers de Brad Smith, le numéro trois de Microsoft, lors du jugement du 18 septembre 2007, concernant la condamnation Microsoft pour abus de position dominante (www.ledevoir.com/2007/09/18/157298.html). Ne trouveriez-vous pas que d’avoir à fournir l’information nécessaire à vos concurrents pour qu’ils puissent concevoir des logiciels compatibles avec votre technologie afin d’augmenter leur compétitivité pourrait affecter le développement de votre entreprise ? Par contre, du point de vue du jeune entrepreneur qui tente de développer un logiciel adapté aux incontournables technologies Microsoft, ce jugement est bénéfique pour son entreprise.

    Que se soit Google ou toute autre entreprise, les lignes directrices législatives ont toujours été développées dans la même optique globale : elles ont pour but de contrôler les pratiques de l’industrie afin d’en limiter les abus, sans toutefois en dominer les enjeux. La conséquence de cet objectif est nécessairement le bouleversement des pratiques d’affaires ; en bien pour certains, en mal pour d’autres. Dans le cas Google, la protection de la vie privée est au cœur de la polémique.

    Comme l’a expliqué Daniel Piché dans son article, Google est très intrusif dans la vie privée de ses consommateurs. Jusqu’à présent, l’ensemble des intervenants directs et indirects le laisse relativement continuer sa croisade du savoir des habitudes de consommations sans toutefois être rassuré sur les pratiques douteuse de ce géant soi-disant bon garçon.

    Le véritable enjeu reste à venir. Le but de toute entreprise oeuvrant en ligne est avant tout de savoir capturer la valeur. Or, la valeur des informations recueillies par Google est incalculable. En fait, seule l’Agence de sécurité nationale américaine cumule plus d’information que ce moteur de recherche (JobBoom magazine septembre 2007). Savoir quoi vendre à qui et à quel moment, voilà la plus grande capture de valeur possible. Google a le pouvoir de fournir cette information. La véritable question demeure pour Google: comment valoriser ce potentiel inexploité ?

    Google est déjà considéré par plusieurs comme un oligopole, et ceci seulement avec son moteur de recherche en ligne. Comme le dit Michel Tubiana, Président d’honneur de la ligue des droits de l’Homme en France : « La volonté tentaculaire de Google n’est pas admissible et présente de graves dangers. » (JobBoom magazine septembre 2007) .
    La convergence de tous ses services en une super banque de données des habitudes clients, permettrait par exemple aux compagnies concurrentes ou les gouvernements de chaque pays d’obtenir des armes concrètes pour accuser Google de concurrence déloyale ou d’exploitation d’informations sur la vie privée. Plusieurs actions sont déjà en cour concernant les droits d’auteurs pour des sites appartenant à Google tel que youtube.com ou myspace.com.

    Google, prisonnier de sa réputation.

    En somme, Google doit se montrer extrêmement prudent quant à l’utilisation des informations recueillies dans ses bases de données. Avec son énorme potentiel marketing, Google doit, d’une part, protéger sa personnalité dite objective « do no evil » afin de conserver ses clients et donc sa part de marché, et de l’autre, se protéger contre d’éventuelles représailles des entreprises dirigeantes privées et publiques. C’est donc de manière indirecte que le domaine législatif contrôle la performance de Google.

 

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