Les trois modèles de gouvernance de l’industrie de l’éducation.

L’industrie de l’éducation à une particularité par rapport à d’autres industries purement commerciales. En effet l’éducation est à la fois une obligation et un privilège. Donc la notion de coût et de bénéfice ne doit pas être vue de la même manière. Il faut tenir compte d’autres facteurs non quantifiables à savoir la satisfaction de la population (Voir mon commentaire sur le e-Learning). C’est pour cela que les gouvernements ont leur mot à dire dans cette industrie. La relation des gouvernements avec l’éducation supérieure se cadre dans  l’un des trois scénarios suivants:

  • Un contrôle global : dans le cas ou l’université est gérée par le ministère de l’éducation qui fixe le budget, les programmes et recrute le cadre administratif.
  • Un contrôle partiel (autonomie): dans le cas ou le ministère de l’éducation fixe les grands objectifs, donne des subventions et ne s’implique pas trop dans la gestion de l’établissement.
  • Un Contrôle limité : qui se limite aux Lois qui gèrent l’industrie. C’est le cas des établissements complètement privés.

Le Modèle basé sur le contrôle global :

Dans ce modèle c’est l’état qui paie toutes les charges de l’établissement ou presque. En contre partie il a une grande influence sur la vision de l’université et la manière de la réaliser. Citant par exemple les universités dans plusieurs pays européens comme la France.

L’avantage de ce modèle et que l’éducation est gratuite, standard et accessible à tout le monde.  Mais son inconvenance réside dans le faite que l’accessibilité à tout le monde peut agir négativement sur l’image de marque de l’université. En effet ces universités n’ont pas une grande marge dans le choix des étudiants et des professeurs. C’est les gouvernements qui fixent Presque toutes les règles du jeu.

D’ailleurs  ce modèle commence à connaitre des problèmes à cause de la mondialisation, la proximité et la concurrence que la nouvelle économie a introduite (voir le blogue Seuls les Paranoïaques survivent`dans l’industrie de l’éducation). Ce qui a poussé l’union européen a restructuré l’industrie de l’enseignement supérieur en créant un modèle Européen qui donne plus d’autonomie aux universités dans le but de les rendre plus compétitives et d’attirer plus d’étudiants étrangers (1).

Le modèle basé sur l’autonomie :(2)

Dans ce modèle, le financement provient  majoritairement de l’état sous forme de subvention en contre partie l’université doit ouvrir ses comptes au public. En effet avec ce modèle les universités sont libres d’établir leur priorité en matière de recherche et d’enseignement. Mais étant donné qu’elles sont bénéficiaires du fond public, elles ont des comptes à lui rendre. L’enseignement supérieur Canadian est un exemple parfait de ce modèle.

Le Modèle basé sur le contrôle limité :

Dans ce modèle, le pouvoir des gouvernements se limite aux lois qui gèrent l’industrie.  Ce modèle met en valeur la relation étroite qui existe entre le monde politique, le monde de l’enseignement et le monde des affaires. Le principal inconvénient de ce modèle réside dans les frais de scolarité qui sont trop chères et  accessibles seulement  à la classe riche de la population. Qui peut payer 45600$ par année pour se loger et étudier à Harvard?  Cet inconvénient a été comblé par un système de soutien financier.  En effet 70% des étudiants de Harvard(3) bénéficient d’un soutien sous forme de bourse, prêt ou emploi partiel.

(1)    http://aphec.it-sudparis.eu/IMG/pdf/rapport-attali.pdf

(2)    http://www.aucc.ca/publications/media/2008/globe_oped_08_08_f.html

(3) http://www.boivigny.com/Harvard-avantages-et-inconvenients-d-un-systeme-concurrentiel_a293.html

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