L’impact d’internet sur les réseaux sociaux

De sa nature social, l’être humain a toujours fait partie de réseaux sociaux. Par contre, les industries qui utilisent le concept de réseau social existent depuis seulement la fin du 19e siècle. Parmi les plus populaires, il y a au niveau international les clubs sociaux Rotary International et Lions Club International qui existent respectivement depuis 1905 et 1917 ainsi que le club social américain Benevolent and Protective Order of Elks qui existe depuis 1868. Tous les clubs sociaux qui existaient avant l’ère d’internet et qui existent encore hors ligne ont un point en commun : ils rassemblent ses membres autour d’un intérêt ou d’un objectif. Par exemple, les clubs sociaux cités précédemment ont tous comme objectif l’aide humanitaire ou fraternelle. Dans d’autres clubs sociaux, les gens se rassemblent autour d’un intérêt commun, soit un sport ou un loisir, et s’échangent relativement à cet intérêt. Cette caractéristique des clubs sociaux est un facteur qui contribue à limiter la quantité de gens qui désire adhérer à ces clubs. Aujourd’hui, les clubs sociaux traditionnels les plus populaires comptent au plus 1,3 million de membres après près d’un siècle d’activité et de recrutement, sur une population totale mondiale de 6,7 milliards d’habitants, soit une personne sur environ 5200. Ces statistiques nous démontrent une croissance assez lente et un taux de pénétration également bas.

Depuis l’arrivé d’internet, nous avons été témoins de la création de réseaux sociaux en ligne qui ne rassemblaient pas nécessairement les gens autour d’un intérêt commun. Facebook, le plus grand réseau social en ligne d’aujourd’hui, compte plus de 300 millions de membres après seulement 5 ans d’activité. Sur une population totale de 1,67 milliard, soit la population mondiale qui utilise internet, on compte ainsi une personne inscrite sur environ 6. Internet a donc permis aux nouvelles industries de réseaux sociaux qui utilise la plateforme web d’obtenir une croissance et un taux de pénétration énormes, soit des augmentations respectives de plus de 415 000% et 92 000%.

Mais qu’est-ce qui pourrait expliquer cette différence démesurée ? Bien sûr, l’internet est responsable de ce phénomène et j’ai retenu quatre facteurs qui pourraient l’expliquer. Premièrement, l’inscription et l’adhésion aux réseaux sociaux en ligne sont instantanées et ne nécessitent aucune intervention humaine de la part de l’entreprise, contrairement aux clubs sociaux hors ligne où l’on doit entrer directement en contact avec un responsable du club pour y adhérer, ce qui rend le processus plus long et moins intéressant pour l’utilisateur. Ensuite, les gens sont beaucoup plus à l’aise de s’inscrire à un réseau social en ligne car tout comme les sites de rencontre en ligne, ils sont moins timides derrière leur écran d’ordinateur. Troisièmement, la plupart des réseaux sociaux en ligne n’obligent pas leurs membres à participer activement, ils peuvent rester passifs s’ils le désirent, ce qui est moins exact pour les clubs sociaux où un comportement passif est moins bien vu, surtout pour les clubs qui offrent des services humanitaires. Finalement, l’impact des trois facteurs mentionnés plus haut, du fait que n’importe qui peut s’inscrire aux réseaux en ligne sans exception et de la connectivité déjà existante entre les internautes, l’effet de réseau qui est créé est d’autant plus grand.

Pour conclure, un autre aspect important qu’internet permet aux industries de réseaux sociaux est la possibilité de calculer leur performance au jour le jour grâce aux outils de web analytique tel que Google Analytics et Omniture. Pour les intéressés, mon collègue Youssef Debbagh nous explique comment mesurer cette performance.

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