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Qui sont les gagnants du mélange des médias sociaux et de l’industrie musicale ?

Les majeurs de l’industrie musicale, par exemple, les 4 grand labels américains, Warner Music, EMI, Sony Music Entertainment et Universal Music Group ont du subir des changements importants face à l’arrivé massive des médias sociaux dans la vie de tous les jours. Maintenant que les gens les utilisent courament, ils se doivent de les surveiller, mais surtout de les utiliser. Au départ, on ne parlait que de MySpace Music, maintenant on peut voir l’implication de d’autres réseaux comme Facebook et Twitter.

Les médias sociaux ont plusieurs utilités.

En premier lieu, les médias sociaux servent à répandre la nouvelle rapidement et globalement. Un artiste qui annonce sa sortie d’album simplement en magasin réussira seulement à affecter les amateurs de musique et non pas ses fans.

Ensuite, avec les médias sociaux, on peut segmenter les fans des différents artistes. Cela permettra ainsi aux producteurs de pouvoir effectuer de la publicité beaucoup plus ciblée. En plus, connaissant mieux ses fans, il est possible de les gâter avec des offres exclusives sur les différents réseaux. On peut ainsi rendre les fans favorables à notre marque.

Finalement, les médias sociaux ont pour utilité de servir d’outils d’interaction avec les clients, qui sont dans ce cas si aussi des fans. En ouvrant la communication avec eux, les artistes peuvent prendre le pouls sur ces fans afin de pouvoir mieux les servir plus tard. Il peut se tenir au courant des effets des lancements ou spectacles.

Comme on peur le remarquer, ces utilités sont autant utile pour un petit que pour un joueur majeur dans l’industrie. C’est à l’artiste de savoir s’il utilisera le levier ou non.

Les grands sont ceux qui ont le plus à perdre dans cette histoire. L’utilisation des médias sociaux est un moyen facile pour un petit artiste de se faire connaître par un plus grand nombre de personne et rapidement.
Comme le dit Jill Sobule, un artiste indépendant dans un interview avec eMarketer : “On parle finalement d’aller rejoindre les fans là ou ils sont vraiment, il n’y a plus de besoin pour un homme du milieu.” C’est là que la magie des médias sociaux s’active. Les artistes indépendants sont les plus grands gagnants de cette histoire, car les outils ne sont plus réservés qu’aux grandes de production. Ces outils sont optimisés pour que n’importe qui puisse s’en servir et en profiter. Cela donne la possibilité à l’artiste de garage de se faire aussi entendre que la grande artiste. (Il aura beaucoup plus de difficultés, c’est certain.)

Les vrais gagnants dans toute cette histoire ce sont nous, les clients. Il est possible pour nous de connaître de nouveaux artistes, d’interagir avec eux et de pouvoir les encourager directement. Avec autant d’artiste à découvrir, il est certain que chacun peut avoir droit à sa chance s’il utilise activement les bons réseaux.

Thoma.

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Les banques centrales testent les nouveau outils

Est-ce que la politique monétaire de banques centrales  peut être innovatrice? À de rares exceptions près, non.  Les banques centrales jouent un rôle régulateur sur la scène macroéconomique qui les responsabilise face à leurs engagements envers la stabilité financière. En règle générale, si les innovations  comportent un risque d’erreur considérable ou une incertitude, les banques centrales préféreront ne rien faire que de faire une erreur potentielle. Cela explique pourquoi les banques régulatrices négligent totalement la plupart des propositions d’experts financiers.

Toutefois, au cours de turbulences financières récentes, les banques régulatrices ont déployé  une habileté surprenante, lorsque les anciennes techniques ont éprouvé des difficultés majeures à endiguer la situation. Les nouveaux outils financiers ont été mis à l’épreuve.

Les banques centrales des pays occidentaux, soumis à une contrainte de la politique de taux d’intérêt  proche de zéro, ont expérimenté avec quelque uns des nouveaux outils financiers suivants :

  • Énonciation de l’obligation formelle de maintenir les taux d’intérêt proches de zéro jusqu’à l’apparition des signes visibles de reprise économique dans le but de gérer les attentes des taux d’intérêt à long terme;
  • Expansion des opérations sur les marchés financiers à l’effet d’injecter des liquidités et de stimuler l’offre de crédit;
  • « Atténuation quantitative » (quantitative easing): achat direct au marché financier des obligations gouvernementales à long terme pour réduire le taux d’intérêt;
  • « Atténuation du prêt » (credit easing): achat direct au marché financier de l’obligation privée afin de stimuler l’offre de crédit.

L’atténuation quantitative a été  récemment introduite par la banque centrale du Japon. Cette méthode a largement été utilisée par les banques régulatrices du Canada, de la Grande-Bretagne et de l’Union européenne. Quant à l’atténuation du prêt, elle a été adoptée aux États-Unis  dès le début de l’année 2009.

Ces  instruments financiers n’ont pas été employés dans les pays en développement en raison du rôle secondaire de marchés de valeurs mobilières. Nonobstant, les banques centrales de ces pays  ne sont pas restées inactives non plus, mais elles ont eu recours à un ensemble de mesures différentes, dont les plus fréquents étaient l’amollissement  des paramètres de réserves obligatoires et l’institution de garantie des dépôts bancaires.

À l’heure actuelle, la question à savoir si les nouvelles méthodes de politique monétaire sont justifiées et reste ouverte jusqu’à la fin de la crise économique. Néanmoins, il est déjà évident que les innovations nées en période de difficultés économique resteront dans l’arsenal des banques centrales. [i] [ii]

 


[i] http://slon.ru/blogs/moiseev/post/198529/, 2009-12-07

[ii] http://www.globalix.fr/content/etats-unis-place-au-credit-easing, 2009-12-07

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Le gouvernement et l’industrie de la musique.

L’engagement international du Canada au niveau de la musique est certain, ainsi pour assurer la protection des œuvres dans le contexte numérique, elle ratifie en 1999 les deux traités de l’OMPI (organisation mondiale de la propriété intellectuelle), sur le droit d’auteur WCT et sur les interprétations et exécution des phonogrammes WPTT.

Les mesures fiscales, par exemple, représentent une contribution au développement de l’industrie de la musique. On peut en citer deux exemples : « le crédit d’impôt remboursable pour enregistrements sonores », « Ce crédit d’impôt est égal à 29,16% des dépenses de main d’œuvre admissibles, sans toutefois excéder 13,12 % des frais totaux de production. Plafond : 43 750 $ de crédit par enregistrement sonore.»  (loi sur les impôts du Québec, art. 1029.8.36.0.07) et « La redevance sur la copie privée », une taxe applicable pour tout support qui peut effectuer la copie d’une œuvre commerciale. Cette dernière représente une somme, qui est comprise dans le prix de vente des CD, des cassettes et des MiniDiscs vierges, achetés chez un détaillant ; comme l’explique le scpcp, la société canadienne de perception de la copie privée, organisme chargé de percevoir et de dispenser cette redevance  « Aujourd’hui, vous payez une redevance de 29 cents par CD vierge. La redevance est de 24 cents par cassette vierge et de 29 cents par MiniDisc. »

Les solutions juridiques, un autre apport considérable et important, afin de contrecarrer la violation du droit d’auteur et le téléchargement illégal. En juin 2005 le gouvernement fédéral a présenté le projet de loi C-60 et en 2008 le C-61, loi modifiant « la Loi sur le droit d’auteur », afin de mettre en œuvre les traités de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle et de faciliter l’utilisation de l’Internet à des fins éducatives. Les changements sérieux concernent: une indemnité de 500$ à verser aux ayants droit pour téléchargement illégal de leurs œuvres via internet et une amende pouvant aller jusqu’à 20 000$  pour avoir mis à la disposition des usagers via le P2P une œuvre protégée.

Le Québec est l’un des pionniers au Canada qui s’engage considérablement à l’égard de la  musique « Le gouvernement du Québec fut le premier à subventionner directement la musique, avec le Prix d’Europe créé en 1911 et par l’établissement du Conseil de musique du Québec en 1942. ». Une aide supplémentaire de 3 M$ pour soutenir les entreprises québécoises de l’industrie de la musique et du spectacle de variétés, ainsi la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Madame Christine St-Pierre signifie officiellement « Après analyse de la situation de l’industrie de la musique et du spectacle, il est clairement apparu qu’une aide supplémentaire était nécessaire pour accompagner les entreprises québécoises dans la transformation de l’industrie musicale et pour répondre adéquatement aux besoins d’aide à la circulation des spectacles tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Québec » (octobre 2008).

A souligner aussi les programmes gouvernementaux pour appuyer la musique, à l’exemple  « Le programme d’aide aux entreprises du disque et du spectacle de variétés (PADISQ», créé par le gouvernement du Québec en 1983, géré par la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles). Ce programme permet d’obtenir de l’aide pour les projets de production et de mise en marché de disques et de spectacles. En 2005, ce soutien a atteint la valeur de 3,4 M$.

Le gouvernement s’engage de plus en plus dans l’industrie de la musique (par des subventions et taxe d’une part et l’élaboration des lois d’autre part). L’émergence des nouveaux médias, rend urgent et prioritaire d’aider l’industrie de la musique, à s’adapter au virage numérique.

Ait Ighil Youcef

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Les marques de prêt à porter surfent sur la vague des médias sociaux

Dans un billet intitulé « Le Web 2.0 à la rescousse des marques d’habillement », on avait pu démontrer l’importance pour les marques d’habillement d’être visibles sur la toile et que la survie du commerce de proximité en dépendait. L’évolution de l’industrie de la mode vers le web 2.0 et notamment sa grande composante, la filière des médias sociaux, était inévitable.

Le port d’une marque rattache l’individu à un groupe. On ne peut échapper au jugement par le vêtement. Au-delà de l’aspect vestimentaire, on peut parler d’un besoin identitaire. Dans un article récent paru sur le site de l’UQAM et intitulé «Pub-à-porter », la journaliste a fait ressortir plusieurs études concernant l’aspect de l’appartenance à un groupe en arborant le logo d’une marque : «Le vêtement est un acte d’allégeance à un groupe. Il marque un territoire »
Selon Wikipedia, un réseau social est un ensemble d’entités sociales telles que des individus ou des organisations sociales reliées entre elles par des liens créés lors des interactions sociales. Il se représente par une structure ou une forme dynamique d’un groupement social.
Le lien apparaît donc évident, quoi de mieux pour promouvoir les marques de prêt à porter que les réseaux sociaux où les groupes sont déjà formés par affinités, goûts et tendances ?!

L’habillement est un marché où la consommation plaisir est importante. Beaucoup d’internautes “fidèles” à une marque se rendent spontanément sur son site pour suivre son actualité. Dés lors, les marques ont pris les devants et ont investi le champ de partage et de discussion sur les réseaux sociaux pour être proactives et rester à l’écoute de leurs communautés.

Si dans le e-commerce sous toutes ses formes, l’habillement apparaît toujours dans les têtes de liste Top 5 des catégories de produits achetés en ligne, il en est de même pour les réseaux sociaux qui montrent pour le cas de Facebook que la mode regroupe le plus grand nombre de fans par type de produits juste derrière l’agro-alimentaire.

Dans ces têtes listes, on retrouve les acteurs majeurs historiques. Ils mettent les moyens et disposent de plans marketing audacieux (tels que H&M, Adidas, Nike, Lacoste, Vans…Etc.).
Voir l’étude Vanksen : « Fans pages sur Facebook, concours de popularité entre marques».

Mais l’explosion des médias sociaux ces deux dernières années a surtout bénéficié à de nouveaux joueurs qui n’ont pas de budget pub conséquent et donc utilisent le canal offert par les réseaux sociaux pour atteindre leur clientèle et développer leur notoriété.
C’est le cas notamment de 669.fr qui explique dans un billet de son WebMarketeur et Webmaster Julien RIO comment faire du Marketing sur le Web avec un petit budget : la mise en place des liens (forum, blogs, réseaux..), l’Affichage de bannières, les communiqués de presse, les articles dans un Blog Pro. Il s’agit en fait de profiter de tous les outils Web 2.0.

marketing médias sociaux

marketing médias sociaux

Le Marketing peut être grossièrement résumé en deux points : connaître son client et s’en occuper, se faire connaître.
Alors, naturellement les réseaux sociaux ont transformé le schéma de fonctionnement des entreprises de la mode. Désormais elles sont plus è l’écoute des attentes de leurs clients, elles sont plus réactives et surtout collent plus aux besoins du marché.

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Les réseaux sociaux et la promotion de l’industrie de l’Éducation

Aujourd’hui, le Web statique a fait son temps et l’un des grands changements apportés par l’Internet est l’apparition du Web 2.0 et de son corollaire les réseaux sociaux.
Les sites de réseaux sociaux revêtent plusieurs formes: blogs, wikis, sites de partage de photos ou de vidéos, sites de rencontre etc… La première caractéristique des réseaux sociaux est le nombre important d’échanges qui s’y effectuent et qui permettent une grande visibilité des acteurs présents. Les établissements d’enseignement l’ont bien compris et c’est ce qui explique qu’ils ont choisi ce médium pour en faire un outil de promotion dans le cadre de leur processus de création de valeur.
Les réseaux sociaux, outil de marketing
L’intervention des écoles et universités sur les réseaux sociaux leur permettent d’être visibles par les futurs clients. Ceux-ci en effet accordent de l’importance aux dires d’un utilisateur comme eux; quelqu’un qui a expérimenté le service d’un établissement ou qui recherche les services d’une école. Dans ce cas, le réseau social offre une tribune pour commenter et opiner sur l’école, la qualité des cours offerts et la performance des professeurs. Alors, dans sa campagne de marketing, l’établissement d’enseignement réalise l’intérêt de mêler sa voix à ce concert d’opinions. En même temps qu’elle offre son produit, il participe aux commentaires et se dote aussi des moyens d’influencer l’opinion de la même façon que le fait l’internaute. Et c’est dans ce sens qu’il est judicieux de dire que les réseaux sociaux permettent d’asseoir la notoriété d’une marque.
Les réseaux sociaux, outil de défense de l’image de marque de l’établissement
Les réseaux sociaux sont aussi utilisés pour défendre l’image de marque de l’établissement. Avec le Web 2.0, les forums et les groupes de discussions fleurissent. Grâce aux effets de réseau qui se développent sur ces sites, le public fait foi à ce qui s’y échange. Alors il devient impérieux pour les établissements d’enseignement supérieur de garder l’œil ouvert sur ce genre de conversation pour défendre leurs marque chaque fois qu’une opinion défavorable est émise ou chaque fois que l’occasion se présente.
Les réseaux sociaux, facteur positif de référencement du site web des établissements de formation
L’un des avantages que les universités peuvent bénéficier des réseaux sociaux est un bon rang pour leur site Internet dans le référencement des moteurs de recherche. Les mots échangés sur les sites de blogging par exemple servent souvent comme mots-clés que les moteurs de recherche utilisent pour classer les entreprises. Il devient alors intéressant pour un établissement d’enseignement de faire en sorte que son nom ou celui de ses programmes s’échangent beaucoup sur les blogs. Le référencement fonctionne aussi à partir de la circulation des liens. Et plus il ya échanges de liens de ou vers le site de l’école, mieux il sera positionné dans les moteurs de recherche. Ainsi, la multiplication de trafic donnera une meilleure visibilité à son site institutionnel en y dirigeant les internautes.

Le tableau ci-contre montre l’opinion de professionnels de Marketing aux USA sur l’effet réel des réseaux sociaux comme outil de  stratégie.emarketer

Réalisée en 2008, cette enquête indique que 39% des répondants estiment que les réseaux sociaux ont un effet sur la réputation de la marque, 27% pensent qu’ils augmentent la visibilité de la marque et 38% pensent que les réseaux sociaux permettent d’améliorer la position dans les moteurs de recherche.

Les chiffres de 2009 ne sont pas encore disponibles. Cependant vu l’engouement des utilisateurs pour les réseaux sociaux, nous pouvons avancer sans crainte de nous tromper que les établissements d’enseignement supérieur, comme toutes les entreprises d’ailleurs, ont intérêt  à y être présents.
Sources
1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
2. http://www.educause.edu/EDUCAUSE+Review/EDUCAUSEReviewMagazineVolume42/SocialNetworkingTechnologiesAP/158119
3. http://www.whatissocialnetworking.com/

4. http://www.michelleblanc.com/2009/11/09/conferencier-web-social-outils-tendance-culture/

5. http://www.economie-numerique.com/quand-l%E2%80%99automobile-s%E2%80%99invite-sur-les-medias-sociaux/

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Les trois modèles de gouvernance de l’industrie de l’éducation.

L’industrie de l’éducation à une particularité par rapport à d’autres industries purement commerciales. En effet l’éducation est à la fois une obligation et un privilège. Donc la notion de coût et de bénéfice ne doit pas être vue de la même manière. Il faut tenir compte d’autres facteurs non quantifiables à savoir la satisfaction de la population (Voir mon commentaire sur le e-Learning). C’est pour cela que les gouvernements ont leur mot à dire dans cette industrie. La relation des gouvernements avec l’éducation supérieure se cadre dans  l’un des trois scénarios suivants:

  • Un contrôle global : dans le cas ou l’université est gérée par le ministère de l’éducation qui fixe le budget, les programmes et recrute le cadre administratif.
  • Un contrôle partiel (autonomie): dans le cas ou le ministère de l’éducation fixe les grands objectifs, donne des subventions et ne s’implique pas trop dans la gestion de l’établissement.
  • Un Contrôle limité : qui se limite aux Lois qui gèrent l’industrie. C’est le cas des établissements complètement privés.

Le Modèle basé sur le contrôle global :

Dans ce modèle c’est l’état qui paie toutes les charges de l’établissement ou presque. En contre partie il a une grande influence sur la vision de l’université et la manière de la réaliser. Citant par exemple les universités dans plusieurs pays européens comme la France.

L’avantage de ce modèle et que l’éducation est gratuite, standard et accessible à tout le monde.  Mais son inconvenance réside dans le faite que l’accessibilité à tout le monde peut agir négativement sur l’image de marque de l’université. En effet ces universités n’ont pas une grande marge dans le choix des étudiants et des professeurs. C’est les gouvernements qui fixent Presque toutes les règles du jeu.

D’ailleurs  ce modèle commence à connaitre des problèmes à cause de la mondialisation, la proximité et la concurrence que la nouvelle économie a introduite (voir le blogue Seuls les Paranoïaques survivent`dans l’industrie de l’éducation). Ce qui a poussé l’union européen a restructuré l’industrie de l’enseignement supérieur en créant un modèle Européen qui donne plus d’autonomie aux universités dans le but de les rendre plus compétitives et d’attirer plus d’étudiants étrangers (1).

Le modèle basé sur l’autonomie :(2)

Dans ce modèle, le financement provient  majoritairement de l’état sous forme de subvention en contre partie l’université doit ouvrir ses comptes au public. En effet avec ce modèle les universités sont libres d’établir leur priorité en matière de recherche et d’enseignement. Mais étant donné qu’elles sont bénéficiaires du fond public, elles ont des comptes à lui rendre. L’enseignement supérieur Canadian est un exemple parfait de ce modèle.

Le Modèle basé sur le contrôle limité :

Dans ce modèle, le pouvoir des gouvernements se limite aux lois qui gèrent l’industrie.  Ce modèle met en valeur la relation étroite qui existe entre le monde politique, le monde de l’enseignement et le monde des affaires. Le principal inconvénient de ce modèle réside dans les frais de scolarité qui sont trop chères et  accessibles seulement  à la classe riche de la population. Qui peut payer 45600$ par année pour se loger et étudier à Harvard?  Cet inconvénient a été comblé par un système de soutien financier.  En effet 70% des étudiants de Harvard(3) bénéficient d’un soutien sous forme de bourse, prêt ou emploi partiel.

(1)    http://aphec.it-sudparis.eu/IMG/pdf/rapport-attali.pdf

(2)    http://www.aucc.ca/publications/media/2008/globe_oped_08_08_f.html

(3) http://www.boivigny.com/Harvard-avantages-et-inconvenients-d-un-systeme-concurrentiel_a293.html

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La mode Canadienne VS le Gouvernement du Canada

      Souvent on associe le mot mode avec Paris, Milan, New York ou encore Tokyo, là où les plus grands créateurs dessinent des croquis pour les plus grandes maisons de couture, où le génie de la création côtoie les mélanges de tissus, de couleurs, où l’élégance et l’extravagance sont de mise, où les défilés se succèdent comme les saisons. Mais la mode c’est aussi les ateliers de confection de vêtements pour Monsieur et Madame tout le monde qui portent des vêtements de marque destinés à une large consommation, là encore on pense aux marques Européennes ou bien aux vêtements sortis des manufactures  Asiatiques, mais la mode Canadienne n’est pas en reste, elle a sa place sur le marché mondial, pas aussi importante certes, mais existante. Alors qu’est ce qui fait ce retard dans l’industrie de la mode au Canada par rapport à l’Europe  et à l’Asie? Que fait le Gouvernement Canadien pour favoriser le développement de l’industrie de la mode? La terre Canadienne est-t-elle propice au développement de cette industrie ?

       Le marché du prêt-à-porter au Canada est inondé par des vêtements en provenance d’Europe, de Chine, ou encore d’Inde et du Mexique. Des statistiques réalisées par la CANSIM montrent que les importations en vêtements ne cessent d’augmenter, et que les produits fabriqués au Canada ne cessent de baisser, les chiffres parlent d’eux-mêmes; les Canadiens préfèrent les vêtements importés.

c-g-2-fra

       Il y’a moins de 20 ans, 70 % des produits textiles et vestimentaires vendus au Canada étaient fabriqués au pays. En 1992, les textiles importés représentaient 43 % du marché canadien et les vêtements importés 35 %. En 2004, plus de 60 % de ces marchés étaient approvisionnés en biens importés. C’est un fait, ce sont désormais les produits importés qui satisfont en plus grande partie à la demande Canadienne.

       Dans les années 70 jusqu’au milieu des années 90, le commerce des textiles et des vêtements était contrôlé par un système de quotas d’importation qu’on appelait l’arrangement multifibres, ce système avait été négocié entre les principaux importateurs et exportateurs, le Canada avait alors négocié de nombreuses ententes avec l’Inde et la Chine. Mais à la suite des négociations du cycle d’Uruguay, les pays membres de l’OMC se sont engagés à éliminer ces quotas, et ainsi en 2005 ils ont été tous retirés, ce qui a conduit le Canada à augmenter le volume de ses importations entre autres l’importation en vêtements.

       Mais la concurrence dans l’industrie de la mode au Canada ne se joue pas uniquement entre les produits fabriqués au Canada et ceux importés, elle se joue aussi entre les produits Canadiens. Pour préserver et favoriser la concurrence entre différentes entreprises Canadiennes, le Gouvernement du Canada, a adopté la loi sur la concurrence, qui tend à améliorer les chances de participation canadienne aux marchés mondiaux, d’assurer à la petite et à la moyenne entreprise une chance honnête de participer à l’économie canadienne, et d’assurer aux consommateurs des prix compétitifs et un large éventail de choix en produits.  

      Une autre mesure a été prise par le Gouvernement canadien afin de développer l’industrie de la mode au pays, cette mesure de crédit d’impôt pour les consultations en design de mode, favorise l’utilisation du design de mode afin d’accroître la production et la mise en marché de produits distinctifs de qualité à forte valeur ajoutée.

        Des efforts sont consentis par le Gouvernement canadien pour favoriser le développement de l’industrie de la mode au pays qui s’est vue dépassée par les concurrents étrangers ces dernières années mais qui voudrait redresser sa barre et ainsi revenir au rang qu’elle occupait. Le verra-t-on ? Seul l’avenir nous le dira…

Sources :

http://cansim2.statcan.ca/cgi-win/CNSMCGI.PGM?LANG=Fra&Dir-Rep=CII/&CNSM-Fi=CII/CII_1-fra.htm

http://www.statcan.gc.ca/pub/11-621-m/11-621-m2005022-fra.htm#a2

http://www.wto.org/French/tratop_f/texti_f/texintro_f.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_d’Uruguay

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_du_commerce

http://www.bureaudelaconcurrence.gc.ca/eic/site/cb-bc.nsf/fra/h_00148.html#concurrence

http://lois.justice.gc.ca/fr/showtdm/cs/C-34///fr

http://www.ic.gc.ca/eic/site/apparel-vetements.nsf/fra/ap01926.html

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Exemples d´impact gouvernemental sur le marché automobile

 

Il n´est un secret pour personne que quand les intérêts économiques nationaux sont menacés, les gouvernements sont les premiers acteurs à intervenir pour apaiser les esprits, régler les conflits, voire réguler le marché.

Inutile de remonter loin pour trouver des exemples. En effet, les Etats-Unis est le pays capitaliste par excellence mais sa vision change radicalement quand ça touche son intérêt. Durant ces derniers mois, le gouvernement américain a investi 50 milliards d’euros dans General Motors en devenant ainsi l’actionnaire majoritaire de l’entreprise. Le gouvernement a expédié les procédures d’insolvabilité pour GM qui ont coûté des milliers d’emplois. En étroite collaboration avec les syndicats, il a libéré l’entreprise des coûts élevés liés à la retraite et à d’autres prestations sociales. Toutes ces mesures sont destinées à redorer son blason et être en position de reconquérir des marchés sur un marché mondial de l’automobile hautement concurrentiel.

Un gouvernement peut aussi user de son autorité pour contrer  un choix économique moins rentable. C´est le cas du gouvernement Algérien qui a augmenté la taxe sur les véhicules neufs des concessionnaires. Cette augmentation n´est pas la première en son genre dans ce pays où le marché de véhicule est en nette progression. Avec ces 3.9 millions de véhicules (juillet 2008), le parc automobile algérien est le deuxième le plus important d´Afrique après l´Afrique du Sud. Il est important à signaler que plus de 10 % des importations algériennes sont assurés par le secteur automobile. Le gouvernement cherche alors à réduire la facture des importations et inciter les constructeurs à engager des investissements pour monter localement les véhicules.

Dans le contexte de recours à la taxe pour dissuader certaines pratiques néfastes à la société, le gouvernement de Pays-Bas voudrait  instaurer une taxe carbone, dite taxe kilométrique dès 2012, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le projet stipule que : chaque véhicule neuf sera équipé d´un système GPS qui permettra de collecter les informations sur le kilométrage parcouru. Les données seront ensuite envoyées automatiquement à une agence mandaté qui se chargera d´établir la facture. Seuls exonérés : les taxis, les bus, les véhicules pour handicapés et les deux-roues .   

Un autre programme gouvernemental qui a rencontré un grand succès est la prime à la casse. Elle a été instaurée par le gouvernement Français le 4 décembre 2008 afin de booster le marché durant la période de récession. L´opération consiste à offrir un crédit fiscal de 1000 euros pour toute personne désirant acheter une voiture neuve accompagné de la reprise d´une voiture de plus de 10 ans. Ajoutée un bonus écologique accordé dans le cadre de l´achat d´une voiture neuve rejetant moins de 160 g co2/km. Le gouvernement réussit ainsi en une pierre deux coups. En effet, il relance le marché automobile et contribue pour un environnement écologique.

Il est à rappeler aussi que parmi les interventions gouvernementales les plus fréquentes en cette période de crise est la subvention afin de maintenir la production locale. C ´est le cas pour le gouvernement Français qui a décidé, en février 2009, d´octroyer 6 milliards d´euros aux constructeurs Renault et PSA sous forme de  prêt, en contrepartie la promesse d´aucun licenciement, ni fermeture de sites et ni délocalisation.  

A travers les exemples ci-dessus, nous constatons que les gouvernements ne se contentent pas du rôle d´autorités de réglementation ou d´arbitres du marché, mais bien au-delà ils sont des acteurs actifs du marché.

 

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Publicité et médias sociaux : laissons parler les chiffres

Quand on veut mesurer l’impact d’une technologie sur une industrie quelconque, n’y a pas mieux que de laisser place à la langue des chiffres pour nous décrire cet interaction.

Dans notre cas, nous allons essayer d’analyser par des statistiques, l’impact des médias sociaux sur  l’industrie de la publicité.

Commençant par ces statistiques sur la part des médias sociaux dans le plan marketing de l’entreprise, prises du site conseilsmarketing.fr :

 h1

L’histogramme ci-dessus, nous indique les taux d’augmentation  et de réduction des parts des  différents outils technologiques dans le plan marketing des entreprises sondées.

Nous constatons que 48 % des entreprises questionnées vont augmenter la part des médias sociaux dans leurs plans marketing contre 20 % qui vont les réduire. Ils constituent la nouvelle tendance du marketing en ligne.

On notera aussi le taux important des entreprises questionnées (83%) qui vont  réduire la part des annonces TV/Radio dans leurs plans marketing, ce qui réconforte la thèse qui avance que la publicité à la télévision et à la radio cède du terrain à la publicité sur Internet.

Les effets des médias sociaux sur les entreprises

h2

On constate sur ce deuxième histogramme que les médias sociaux  augmentent effectivement la réputation, la visibilité et le trafic, toutefois, ils sont moins efficaces quant au taux de conversion (ventes en ligne).

 Autres Statistiques relatives à l’utilisation professionnelle des médias sociaux, prises du site slideshare.net :

 -         600 000 messages quotidiens  échangés et répétés sur Twitter contiennent une information concernant une marque ou une entreprise.

-         90% des internautes déclarent faire confiance à des recommandations d’amis.

-         70% des internautes déclarent faire confiance à des recommandations d’internautes inconnus.

-         96% des générations Y est membre d’un réseau social.

-         Une recherche sur quatre concernant les vingt marques les plus connues dans le monde abouti sur un contenu généré par l’usager et seulement  1/5  sur un contenu généré par la marque elle-même.

-         48 % des professionnels américains du Marketing déclarent avoir mesuré une influence des médias sociaux sur la réputation de leur marque.  

 

Au canada, des études portant sur la vérification des connaissances en matière de médias sociaux, menées par Groupe CNW et Léger Marketing  nous révèlent les résultats suivants :

 -         49 % des consommateurs utilisent couramment les médias sociaux,  31 % parmi eux accordent plus de crédibilité à ces medias qu’à la publicité.

-         62% des professionnels emploient un média social au moins une fois par jour, dont 55% accordent plus de crédibilité à ces medias qu’à la publicité.

En conclusion, nous pouvons dire qu’il est très clair que ces statistiques nous prouvent que le potentiel des médias sociaux pour l’industrie de la publicité est réel. Toutefois, ils ne sont pas encore exploités à leur juste valeur même si  la tendance actuelle  du Web 2.0 nous laisse prédire un avenir meilleur pour la publicité via les médias sociaux. 

 Références :

http://www.conseilsmarketing.fr/e-marketing/les-medias-sociaux-vont-ils-revolutionner-le-marketing-en-ligne-en-2009

http://www2.infopresse.com/blogs/actualites/archive/2009/04/14/article-30741.aspx?s=newsletter

http://www.slideshare.net/104/utilisation-professionnelle-des-blogs-et-des-mdias-sociaux?src=embed

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Les réseaux sociaux et l’industrie bancaire: une alliance encore sous-exploitée

À l’heure où les nouvelles possibilités d’interactions offertes par le développement technologique redéfinissent la nature des relations clients, les banques se voient contraintes d’opérer une réorganisation culturelle des contacts qu’elles établissent avec leurs clients. Ce faisant, conscientes de l’urgente nécessité de renouer avec les consommateurs et leur confiance effritée par la crise économique, de nombreuses banques se retournent vers les vertus du marketing afin de créer d’imposantes compagnes de communication, dans lesquelles promesses et espoir sont à l’honneur.

Or, plusieurs analystes sont d’avis que l’heure n’est plus au discours, et qu’il est plutôt temps de passer à l’efficacité professionnelle et à l’optimisation du service à la clientèle par le déploiement de relations basées sur l’écoute et les conseils. À cet effet, les médias sociaux apparaissent aujourd’hui tout indiqués pour atteindre ce genre d’objectifs. En effet, une étude réalisée en 2008 (Social Media and the Banking Industry), révèle des conclusions fortes intéressantes quant aux opportunités d’adaptation des plateformes bancaires à celles des réseaux sociaux. Parmi ces dernières, notons que :

  • Les utilisateurs de communautés sociales sont propices d’être clients d’une même institution 50% plus longtemps que les non-utilisateurs;
  • Les utilisateurs de communautés sociales dépensent 54% plus que les non-utilisateurs;
  • Les consommateurs ont deux fois plus tendance à partager une bonne expérience sur une plateforme sociale que par téléphone ou par courriel;
  • Le support à la clientèle traditionnel est 87% plus dispendieux qu’un support en ligne de type autonome (self-service support).

Toutefois, selon le rapport du cabinet Celent, il semble que les banques ont encore du mal à intégrer les médias sociaux à leurs solutions en ligne, en raison du manque de budget réservé à l’innovation et d’une certaine absence de volonté : « pour le moment, ce sont plutôt les marques de grande consommation qui mènent le jeu, mais les banques ont-elles-aussi les capacités à innover. Elles doivent orienter cette innovation vers le client et moins vers le produit ». À ce propos, les conclusions du cabinet Celent quant à l’utilisation des réseaux sociaux sont claires : pour que les communautés représentent un outil efficace d’interaction avec la clientèle bancaire, les communications doivent être orientées autour de sujets qui intéressent les consommateurs plutôt qu’autour de la marque elle-même.

Ainsi, lorsqu’utilisés à bon escient, les médias sociaux procurent de nombreux avantages aux joueurs de l’industrie bancaire. Globalement, les réseaux sociaux constituent pour les banques une alternative viable pour la promotion des activités de marketing, la mise en place de relations clients plus personnalisées ainsi qu’une gestion plus optimale des problèmes liés au service à la clientèle. De surcroît, les banques présentes sur les plateformes sociales sont en mesure de s’accaparer des avantages concurrentiels notables, notamment par la possibilité de développer des programmes de marketing innovateurs, tout comme celui de Generali International, une institution financière qui offre à ses clients des possibilités d’épargne substantielles sur l’achat de produits financiers et d’assurances dits « communautaires » lorsqu’un consommateur enrôle son réseau d’amis au programme.

En outre, tel que très justement mentionné dans le billet d’Abdelkader Khaldi, les médias sociaux « sont devenus un moyen efficace de prendre le pouls du consommateur », ce qui en l’occurrence permet aux banques d’impliquer les utilisateurs de réseaux sociaux dans le processus d’innovation de l’entreprise, notamment en se basant sur leur idées et leurs rétroactions pour le lancement de produits novateurs et qui répondent aux besoins concrets des consommateurs.

Bref, des possibilités bien réelles, mais qui, pour une trop grande majorité de banques, restent encore sous exploitées…

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