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L’influence légal sur le marché du vêtement au Canada.

Plusieurs facteurs bouleversent actuellement l’industrie du vêtement au Canada.

Pour la plupart, les mesures de libéralisation et de libre échange ont apporté un coup à l’industrie Canadienne autrefois protégé de la concurrence des pays à bas cout : En effet les accords de libre échange de l’Atlantique Nord garantissaient une certaine protection commerciale entre le Canada et les Etats-Unis jusqu’à que l’OMC introduisent en 1995 dans le cadre de la loi sur les textiles et les vêtements, la suppression des contingentes d’importations. Cette mesure a eu pour conséquence l’ouverture du marché américain autrefois protégé à la concurrence en provenance des pays à bas couts.

Egalement une deuxième mesure entré en vigueur le 1er Janvier 2003 et allant dans le même sens autorise l’élimination des contingents et des tarifs pour les importations des vêtements produits dans des pays tel le Bangladesh, le Laos, le Cambodge ou Haïti…).

Un autre facteur ayant mis a mal l’industrie du vêtement Canadienne constitue la restructuration de l’industrie de détails : en effet ces derniers moins nombreux et plus fort font valoir un pouvoir de négociation plus élève qui restreint la marge de manoeuvre des fournisseurs, L’ingérence toujours plus forte de ses géants de la distribution tel Wall-Mart étouffe les producteurs qui doivent se conformer a des exigences draconiennes. Cette pression peut prendre effet de plusieurs manières, l’imposition de cout plus bas, ou l’exigence des contributions et des services supplémentaires de la part des fournisseurs (contributions sur la publicité, sur les invendus…)

L’industrie du vêtement au Canada est soumise à diverse taxation fédéral et provincial sur les produits et services (TPS). La taxe fédérale  s’élève à 5%  (depuis le 1er janvier 2008). La taxe provinciale varie selon les provinces, elle s’établit à 8% en Ontario, 7,5 au Québec, 7% en Colombie-Britannique, 0% en Alberta…)

L’industrie du textile est soumise à la  loi et au règlement sur l’étiquetage. Ainsi l’étiquetage doit être conforme aux critères spécifiés. L’étiquetage doit faire figurer le pays d’origine dans les deux langues officielles du Canada à savoir le Français et l’Anglais. La méthode de marquage est laisser libre mais le critère étant que l’étiquetage doit demeurer jusqu’au consommateur final. D’une manière général, le produit doit respecter les normes et réglementations de l’Alena en termes de fibre et d’environnement.

Référence :

Missions économiques, fiche de synthèse : Le marché du prêt à porter au Canada Déc. 2007

http://www.ic.gc.ca/eic/site/apparel-vetements.nsf/fra/ap03295.html

http://www.ic.gc.ca/eic/site/apparel-vetements.nsf/fra/ap03305.html#fig2_1

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/nouvelles/200404/23/001-industrie-vetements.shtml

http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0001691

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Les réseaux sociaux et leur impact sur le modèle d’affaires des opérateurs mobiles

facebook_bitmap_1Avec l’arrivée des réseaux sociaux mobiles, le moins qu’on puisse dire est que la place des opérateurs dans la chaine de valeur a nettement évolué. Au départ restreintes au service voix, les offres des opérateurs de la téléphonie mobile se sont diversifiées avec l’évolution des technologies de l’information et de la communication. Après les MMS, radio, musique, internet mobile et télévision sur mobile, sont arrivés les réseaux sociaux.  Ceux-ci n’ont pas fait moins que de déplacer davantage la valeur ajoutée, qui résidait jusque là dans l’exploitation de l’infrastructure, vers le recours à des applications web. Selon Informa, plus de 428 millions de personnes à travers le monde seront utilisateurs d’un réseau social mobile d’ici 2012, contre 91,4 millions en 2008. Les opérateurs mobiles ont pour cible idéale les utilisateurs des réseaux sociaux tels que Facebook. Chez Facebook, on a constaté une croissance exponentielle du nombre de souscriptions à Facebook mobile. Le nombre de  mobinautes est passé de 20 millions en Janvier 2009 à 65 millions aujourd’hui.  Facebook propose du réseau social pour mobiles (via m.facebook.com), pour téléphones 3G (via x.facebook.com) et un service « Facebook connect for mobile web » pour la portabilité des fonctionnalités du réseau social vers des sites web pour mobiles. Nombreux sont les opérateurs qui se sont déjà positionnés sur le marché des réseaux sociaux mobiles. Aux Etats-Unis,  AT&T, Sprint, Verizon, Virgin USA, pour ne citer que ceux là, ont des partenariats avec les géants du réseau social tels que Myspace, Facbook, Twitter ou Bebo. Au Canada, Bell Mobility,  Fido, Rogers, TELUS, Virgin Mobile Canada prennent également en charge cette fonctionnalité sociale. Ces partenariats permettraient, d’une part, aux réseaux sociaux, d’améliorer leur visibilité grâce aux portails des opérateurs et d’autre part, aux opérateurs, d’augmenter le trafic sur le réseau ainsi que le nombre de souscriptions aux forfaits data. L’extension des réseaux sociaux aux mobiles apporte un souffle nouveau au sein du marché des opérateurs de la téléphonie mobile. Cette idée est soutenue par  Katrina Bond, de l’équipe Orange innovation   lorsqu’elle déclare :

« Le réseau social mobile stimule la croissance de l’utilisation des données mobiles et des revenus ainsi générés, ce qui est capital pour les opérateurs de téléphonie mobile, qui ont de plus en plus de difficultés à produire des revenus avec la téléphonie classique ».

Avec la stagnation des revenus provenant des services voix, les opérateurs semblent avoir trouvé une alternative auprès des réseaux sociaux. Orange propose le service « Orange World » qui regroupe les plus grands sites de réseaux sociaux comme Bebo, MySpace, Facebook. David Kerr, analyste chez Stratégy Analytics, voit deux excellents filons à exploiter par les opérateurs.  Le premier est le téléchargement de musique et le second est l’optimisation de l’accès mobile aux réseaux sociaux de manière à ouvrir les portes à la publicité mobile géolocalisée. Le nouveau protocole pixl8r d’Ericsson intègre d’ailleurs la possibilité de relier les réseaux mobiles entre eux via les services de média sociaux et de dresser un graphe social.

Cependant, au regard de la difficulté qu’ont les réseaux sociaux à être rentables, ces derniers et les opérateurs mobiles doivent trouver des moyens plus efficaces et intelligents  de monétiser les services qu’offre la mobilité des réseaux sociaux, pour parvenir à une nette relance économique de leur marché respectif. De plus, avec l’effet boule de neige que connaissent les réseaux sociaux,  les opérateurs mobiles devront veiller à ce que leur positionnement dans l’esprit des consommateurs ne soit affaibli.

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Références :

  1. Réseaux sociaux : une aubaine pour les opérateurs de téléphonie mobile, blog-ericssonfrance.com, 9 Novembre 2009
  2. Réseaux sociaux : un saut technologique pour les télécoms, blog-ericssonfrance.com, 16 Novembre 2009
  3. Sky buddy, nouveau SNS nippo-coréen pour téléphone mobile, asie.atelier.fr, 27 ; Sept 2009
  4. Les réseaux sociaux sont devenus les meilleurs amis des télécoms, comparatel.fr, 21 fevrier 2009
  5. Les télécommunications sont-elles solubles dans les réseaux sociaux?, awt.be, 17 mars 2008
  6. Les réseaux sociaux en mobilité, orange-innovation.tv, 1 Juillet 2009
  7. Universal Mobile lance un réseau social pour jeunes, journaldunet.com, 10 Novembre 2009
  8. Tossi : le nouveau twitter coréen, asie.atelier.fr, 2 janvier 2009
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eBay traqué par Revenu Canada

Pendant des années, le débat fait rage entre le gouvernement Canadien et les détaillants en ligne pour la réglementation des pratiques et de la taxation. En effet, il est important de préciser que « les lois fiscales régissant le commerce traditionnel s’appliquent également au commerce électronique ». Le contentieux devant les juridictions notoires était resté flou. Pendant ces dernières années plusieurs précisions ont été apportées dans ce cadre légale pour mieux réglementer le secteur et surtout pour clarifier la nuance du droit positif.

ca_ebay_taxesLe commerce de détails en ligne est le refuge de plusieurs personnes qui cherchent à faire des gains tout en évitant de payer des impôts croyant que le faite de faire des affaires occasionnelles leurs permet d’esquiver les lois. eBay en est le  meilleur exemple.

Depuis la fin de 2006, l’entreprise fait l’objet de plusieurs poursuites du gouvernement canadien pour divulguer la liste de ses plus grands vendeurs. Revenu Canada a demandé à eBay de fournir des informations sur ses « PowerSeller »(les meilleurs vendeurs) à la suite de quoi, il réclamera à ces derniers de payer des impôts sur le revenus non déclaré fait sur des transactions en ligne antérieurs. Ben évidement eBay Canada a contesté cette ordonnance en faisant valoir qu’elle ne possédait pas d’information concernant ces vendeurs au Canada car toute la base de données était stocker au Etats Unis et de ce faite il ne relevait pas de la juridiction Canadienne. Mais suite à la déclaration faite par la cours fédérale qui a stipulée que l’information électronique « ne peut être considérée comme “résidant” en un seul lieu ou comme “appartenant” à une seule personne », eBay était dans l’obligation de fournir à l’Agence du revenu du Canada (ARC) le nom des vendeurs, ainsi que leurs coordonnées et leurs registres de vente. La jurisprudence apporter dans le cadre fiscale a était le déclencheur d’une grande chaine de redressement ou plutôt de réclamations par l’État  pour le paiement des taxes et des impôts sur les produits vendus en ligne. Environ 10 000 Canadiens étaient passés sous le contrôle de Revenu Canada. Le cas échéant, le gouvernement fédéral procédera à un contrôle en détail afin de se pourvoir que l’ensemble des vendeurs et des entreprises paient leur «juste part» d’impôt.

À la fin, d’une longue démarche juridique et quelques réformes nécessaires, eBay était obligé de s’appliquer aux lois en vigueurs sur le commerce de détails. Il recommande fortement aux vendeurs et aux acheteurs de se conformer aux lois et règlements applicables. « Ce règlement a pour objet d’aider les vendeurs à comprendre que leur utilisation des services et du site eBay peut comporter des dimensions légales, ainsi que des frais et des taxes. »

Il est surement vrai que dans cette dimension de commerce de détails (en ligne), il est très difficile de faire la distinction entre ce qui est permis de ce qui est légale. Néanmoins, l’application des bonnes pratiques et la soumission à une loi universelle pour tous les détaillants devrait faciliter la compréhension et éliminer le risque de fraude passible de peine et de sanctions. L’ignorance n’excuse pas nos actes.

Références :

http://benefice-net.branchez-vous.com/actubn/2008/11/des_vendeurs_debay_sous_la_lou.html

http://www.pwc.com/be/fr/retail-consumer/index.jhtml

http://www.cra-arc.gc.ca/nwsrm/rlss/2009/m07/nr090730-fra.html

http://mandatsti.com/revenu-canada-ebay/

http://pages.cafr.ebay.ca/help/policies/seller-tax.html

http://www.mccarthy.ca/fr/article_detail.aspx?id=3845

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Comment les médias sociaux permettent d’asseoir la notoriété d’une marque ?


Force est de constater que les publicitaires ont clairement investi les réseaux sociaux qui sont aujourd’hui devenus l’apanage des marques.

Les entreprises ont compris l’utilité d’exploiter ce formidable outil en l’utilisant à des fins promotionnelles. Cet intérêt grandissant pour les médias sociaux s’explique avant tout par le fait qu’ils sont devenus un moyen efficace de prendre le pouls du consommateur.

Un positionnement stratégique allant dans le sens d’une enquête particulièrement instructive sur les usages de l’internet et les médias sociaux, enquête menée le 3 novembre dernier par l’institut Lightspeed Research. Cette étude portait sur les attentes des internautes français en tant que consommateurs. Il en ressort clairement que ces derniers ne semblent pas hostiles au fait que les entreprises soient toujours plus présentes sur les réseaux sociaux.

Les résultats de cette étude révèlent donc « que les internautes souhaitent que les marques améliorent leurs connaissances, qu’elles les divertissent, les informent sur les nouveaux produits ou les sujets qui les intéressent en général. Plus surprenant, les internautes attendent qu’elles interagissent davantage avec les consommateurs et ne soient pas cantonnées à leur seule présence physique en magasin. »(1)

Une tendance relevée par Romain Larmet dans son billet intitulé « Réseaux sociaux : vers de nouveaux indicateurs de performance ? » (2) où il souligne très justement que ces modifications de comportement incitent les spécialistes du marketing à accorder toujours plus d’importance aux médias sociaux.

David Day, PDG de Lightspeed Research, conclut cette étude en appelant les marques à renforcer leur visibilité sur les réseaux sociaux : « Les internautes sont ouverts au dialogue avec les marques, ils veulent plus d’échange et d’interactivité. Les marques ne sont plus cantonnées à une simple présence physique en magasin ou aux formes traditionnelles de publicité statique. Il leur appartient désormais d’être toujours plus créatives et de proposer plus de contenus adaptés en ligne. Au delà des promotions en ligne, l’étude montre par exemple que les internautes sont très favorables à ce que les marques offrent de télécharger gratuitement les contenus de divertissement qu’ils aiment, musique et film. Ils souhaiteraient aussi qu’elles créent de nouvelles applications sur internet capables de leur procurer de vrais bénéfices. »

Une déclaration qui s’inscrit dans la lignée d’une autre étude menée en juillet 2009 par Wetpaint(3), plateforme de réseau social, démontrant que le chiffre d’affaires des entreprises les plus actives sur les médias sociaux a augmenté de 18%  au cours des 12 derniers mois, alors que les plus passives d’entre elles ont subi une baisse de leurs ventes de 6% au cours de cette même période.

Le constat est clair : l’exposition, la promotion d’une entreprise et de ses produits ou services passent désormais par les réseaux sociaux. Les publicitaires ne s’y sont pas trompés. Ils ont en effet parfaitement intégré l’impact que peut avoir une campagne de promotion menée sur les médias sociaux.

Références :

(1) « Médias sociaux : Les internautes veulent plus de communication avec les marques » : http://www.greenfieldscommunications.com/releases/09/GlobalWebIndex_CP_reseaux_sociaux_F.pdf.

(2) « Réseaux sociaux : vers de nouveaux indicateurs de performance ? », Romain Larmet http://www.economie-numerique.com/kp/

(3)« The world’s most valuable brands. Who’s most engaged? » : http://www.engagementdb.com/downloads/ENGAGEMENTdb_Report_2009.pdf.

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Le modèle d’affaires publicitaire et les réseaux sociaux

Les médias sociaux ont eu un impact majeur sur le rôle et le comportement du consommateur et ont par conséquent révolutionné l’univers de la publicité et du marketing. Car à l’ère du web 2.0, le consommateur dit ‘numérique’ a imposé un rapport bidirectionnel, il a son mot à dire et a acquis un tel pouvoir qu’il exige un message personnalisé voire même une conversation et tient à participer activement dans ses expériences avec les marques. Fort de ses cybercommunautés, il revendique son droit à l’expression et oblige les publicitaires à revoir leurs modèles d’affaires en ligne et à engager la conversation de façon individuelle et lui céder le contrôle d’une certaine manière pour pouvoir atteindre l’ensemble des membres des réseaux auxquels il appartient.

 Un nouveau modèle d’affaires pour un meilleur ciblage

 Comme l’ont bien admis Yves Gougoux* et Pascal Beucler* en déclarant « Cette nouvelle ère nous oblige, nous les publicitaires, à nous rapprocher de chaque individu parce qu’il gère ses propres interactions, en réseau, en communautés virtuelles. Les agences ne pourront plus travailler du haut de leurs tours d’ivoire. Il faudra donc créer, non plus pour le consommateur mais plutôt avec ce nouveau consommateur, citoyen numérique. La «co-création», la «cogénération d’idées» seront au cœur de la nouvelle stratégie créative des agences ou celles-ci ne seront pas! » [1]  

 Au-delà de leur effet sur le consommateur, les médias sociaux sont venus s’ajouter aux vitrines publicitaires existantes offrant ainsi de nouvelles possibilités et de nouvelles formes de publicités, plus ciblées et surtout plus mesurables. [2]

En effet, ce qui caractérise les médias sociaux c’est leur capacité à attirer des adhérents en très grand nombre qui viennent révéler leurs centres d’intérêt, leurs goûts et leurs activités avec une justesse et une précision impossibles à égaler moyennant les enquêtes ou autres méthodes classiques de marketing. « La vertu principale des sites sociaux est donc de réaliser un “appariement” à la fois fin et à grande échelle sur base d’un vaste ensemble de critères. » [3]

Les médias sociaux : des « two-sided market »

Les médias sociaux incarnent donc par excellence les « two-sided market » en agissant comme des intermédiaires qui s’adressent à deux groupes d’acteurs; les internautes d’un côté et les annonceurs de l’autre, tous les deux intéressés par les effets de réseau qu’ils génèrent. Les internautes, eux cherchent à tisser des liens, faire des rencontres. Quant aux annonceurs, ils sont justement attirés par le potentiel publicitaire d’une telle audience différenciée et regroupée. D’où la création d’effets de réseaux indirects positifs puisque favorisant une utilité croissante proportionnellement à la taille des réseaux. [4]

C’est précisément à ce niveau que se manifeste l’impact des réseaux sociaux sur les modèles d’affaires publicitaires, par la présence d’externalités de réseau croisées, dans le sens où la valeur d’une présence publicitaire sur les médias sociaux va dépendre du nombre de leurs utilisateurs et que ces derniers appartiennent à des catégories différentes. [3]

 Références:

 * respectivement président du conseil et chef de la direction chez Publicis Canada et vice-président, stratégie de marque et réseau international, pour Publicis Consultants Worldwide

 [1] http://www.ledevoir.com/societe/187501/revolution-dans-l-univers-du-marketing-le-pouvoir-du-citoyen-numerique

[2] http://www.crtc.gc.ca/fra/media/media1.htm

[3] http://www.ergonomia.ca/tag/reseaux-sociaux/

[4] http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/web2-0/39931/le-modele-d-affaires-de-facebook-et-des-reseaux-sociaux-sur-internet.shtml

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L’impact des médias sociaux dans les prix des produits

solarinstallation-660x471 Que l’internet a beaucoup changé la logique d’acheter et les habitudes des consommateurs tout le monde le sait, mais ce qu’on ne sait pas encore est à quel niveau l’utilisation des médias sociaux peuvent affecter le prix final d’un produit.

Récemment un reportage publié dans le magazine Wired racontait l’histoire d’un groupe d’américains aux États-Unis qu’a articulé une “opération” sur le Web dont le but était d’augmenter leur pouvoir de négociation face à leurs fournisseurs de panneaux d’énergie solaire en une douzaine de villes américaines.  À San Diego les consommateurs paient, aujourd’hui, $5.29 par watt en moyen alors que le prix moyen pendant des années a été autour de $8.00. On parle dont d’une réduction de plus de $2.50, c’est-à-dire plus de 33%. Le service utilisé par les américains s’appelle 1BLOG et de plus en plus il gagne de la force d’une manière extraordinaire. L’industrie s’est vu forcée a baisser les prix et revoir leurs processus afin de réduire leurs coûts. On voit ici l’application quasi immédiate d’une des forces de Porter: le pouvoir de négociation des acheteurs.

“The power of the internet has not been harnessed by the solar industry,” said Brad Burton, who heads up products and strategy at 1BOG. “The components of viral growth and immediate person-to-person contact haven’t been explored at all.”

Des mesures que les industries devraient mettre en place

Les industries, y compris l’industrie du commerce de détail, devraient se concentrer de plus en plus en renforcer les relations avec ses clients et les écouter d’une manière plus attentive. Trois éléments pourraient être envisager afin d’aider l’industrie du commerce de détail à améliorer ses relations avec les clients, à savoir: 1) la mise en place de mécanismes d’autoréglementation; 2) la mise en place de pratiques pour la protection de la vie privée qui conviennent aux besoins des clients, des entreprises et du grand public; 3) l’application adéquate de lois qui visent à renforcer les initiatives de l’industrie et à assurer la protection en l’absence de solutions provenant du secteur privé.

Conclusion

En somme, on parle de plus en plus du Web 2.0 et de ses pratiques qui permettent aux entreprises de renforcer les interactions avec leurs clients et par conséquence, d’améliorer le niveau de service et de ventes. Accompagnées d’un plan stratégique clair et précis, ces nouvelles pratiques peuvent sans aucun doute ouvrir de nouvelles possibilités de succès pour les entreprises dans le monde du numérique. Par contre, une mauvaise stratégie peut avoir un effet inversement proportionnel et être désastreuse pour la compagnie.

Sources:

Image: waynenf/Flickr


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Gouvernement et protection des données personnelles : le cas du Canada.

Les réseaux sociaux font désormais partie intégrante de notre quotidien. Il est donc plus que jamais d’actualité de songer à protéger nos renseignements personnels contre un éventail croissant de menaces.

Selon un sondage réalisé par TNS Canadian Facts, toutes les tranches d’âge y ont succombé. Les plus grands utilisateurs sont les 13-17 ans à 83%, les 18-29 ans à 74%, 60% des 30 ans et +, 45% des 40 ans et + et 30% des 50 ans + disent les avoir visités au moins une fois. Autant dire que l’on parle d’un véritable phénomène de société !

Toutefois, même s’ils se disent préoccupés par la protection de leurs données personnelles, les internautes ne prennent pas le temps de lire les conditions d’utilisation de ces réseaux sociaux. Ils ont pris l’habitude de les accepter sans mesurer ce qu’elles impliquent. Ils renoncent alors en quelques sortes à leur droit à la vie privée contre l’accès à ces réseaux sociaux.

L’information peut dès lors être utilisée hors du contexte de départ pour la constitution de dossiers, de profils de consommation, la vente d’information sur les individus, le vol d’identité… La liste est longue et les conséquences peuvent être désastreuses.

Si les internautes ne se protègent pas eux-mêmes, les gouvernements face à l’ampleur du phénomène, ont décidé de se saisir du problème. C’est le cas du Canada et du « Commissariat de la Protection de la Vie Privée », dont le rôle est de veiller à ce que les organisations qui recueillent les renseignements personnels  le fassent en respectant la loi. Suite à des plaintes, le Commissariat peut enquêter sur les pratiques de traitement des renseignements personnels des organisations et émettre des recommandations, qu’il vaut mieux suivre…!  

Depuis un an, il mène une véritable campagne pour protéger les citoyens des dangers qu’ils encourent sur les réseaux sociaux en communiquant trop de renseignements personnels.

Et Facebook en a fait les frais…

En juillet 2009, la Commission s’est attaquée au problème du partage à outrance des renseignements personnels avec les tiers développeurs des applications Facebook telles que les jeux et les questionnaires. Du fait d’un manque de sécurité permettant de limiter leurs droits, les développeurs (+ d’un million) à travers le monde, avaient accès aux renseignements personnels des utilisateurs et de leurs « amis » en ligne. Soit des tonnes d’information en libre-circulation…

Suite à l’enquête et aux recommandations émises par le Commissariat, Facebook a « accepté », pour se conformer aux lois canadiennes, « de réajuster sa plateforme de manière à empêcher toute application d’avoir accès à des renseignements avant d’avoir obtenu un consentement exprès […]. Dans le cadre de ce nouveau modèle fondé sur les permissions, les utilisateurs qui ajoutent une application seront avertis que l’application voudra accéder à des catégories d’information particulières […]. »

C’est un exemple parmi tant d’autres car le Commissariat a également fait évoluer Facebook sur les points suivants : la désactivation/suppression des comptes ou encore l’utilisation des données des non-utilisateurs de la plateforme.

Le cas du Commissariat de la Protection à la Vie Privée est un exemple concret des actions qu’entreprennent les gouvernements pour limiter l’utilisation des données personnelles et protéger la vie privée.

Mais la meilleure des protections reste l’internaute lui-même et le contrôle des informations qu’il met en ligne…

 

Sources :

Rapport sur Facebook publié en juillet 2009 du Commissariat de la Protection de la Vie Privée

 Site du Commissariat de la Protection de la Vie Privée

http://cybercriminalite.wordpress.com/2009/09/06/utilisateurs-des-sites-sociaux-et-securite/

 

 

 

 


 

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Hadopi, Les FAI passent à table

En France, c’est une véritable course à la vitesse de connexion qui est menée par les fournisseurs d’accès. Mais quel est l’intérêt pour le consommateur de se battre pour un pic de connexion?

Selon la SACEM, société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, la question ne se pose pas, les FAI bénéficient directement du téléchargement illégal d’œuvres. Une seule solution possible donc, taxer les FAI de manière à les faire contribuer aux revenus des artistes, et ce, au moins jusqu’à ce qu’Hadopi soit opérationnel.

Pour rappel, HADOPI pour : Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet,  fait en fait référence à plusieurs lois visant à éliminer le téléchargement illégal de musique et/ou de films. Ainsi, le texte propose une sorte de mécanisme de ‘’riposte graduée’’ pour le fraudeur.

Ces six dernières années, la SACEM a vu ses montants de contribution financière baisser de presque 50 millions d’euros, cette chute est prévue pour durer, entrainant sur son passage nos artistes français. ‘’Comment trouve-t-on des ressources complémentaires à brève échéance pour rémunérer les auteurs le temps qu’Hadopi fonctionne’’ se demande ainsi Bernard Miyet, président de la SACEM.

Une ‘’Contribution collective’’ serait donc la bienvenue pour combler les quelques 750 millions d’euros de chiffre d’affaires que la musique française aurait perdu

Il ajoute que jamais les FAI ont ‘’été sollicités pour une quelconque prestation compensatoire, se cachant toujours derrière leur statut juridique’’.

Mais le problème rencontré ici par la SACEM dans son argumentation va plus loin. En effet, comment quantifier l’inquantifiable ? Il reste en effet à ce jour impossible de connaître précisément le nombre d’internautes procédant à des échanges illicites de fichiers et surtout combien de fichiers transitent illégalement.

Ce qui nous amène à une autre question, comment cette forme de ponction des FAI serait perçu par les consommateurs ? En effet, il ne faudrait pas que ce type de transaction se transforme en sorte de passe-droit pour les pirates. On pense notamment à la taxe sur les médias vierges au Canada.

Enfin, si la SACEM reste convaincue de la qualité de sa demande, la Fédération Française des Télécoms l’est moins, en effet, selon elle, l’idée d’une ponction sur les FAI est à écarter, considérant que ces derniers participent déjà activement à la création en reversant par exemple des fonds aux ayants droit ou encore en payant une taxe sur l’audiovisuelle.

Ceci est sans compter les séquelles qu’une telle approche pourrait engendrer, on pense notamment à une flambée des prix des abonnements pour le client. Les FAI, quant à eux, ne se sont pas exprimés sur le sujet, et on les comprend, garder profil bas est certainement la meilleure stratégie à adopter pour le moment.

A suivre donc.

Source:

fr.wikipedia.org

http://www.20minutes.fr/article/367402/Culture-La-Sacem-relance-l-idee-de-taxer-les-FAI.php

http://www.clubic.com

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Le gouvernement du Canada au service de la recherche et de l’innovation

Le gouvernement du Canada finance de nombreux organismes dans divers domaines et notamment dans la recherche. Cela dans le but de hisser le Canada à un très haut niveau international dans la recherche. La Fondation Canadienne pour l’Innovation (FCI) fait partie des organismes créés par le gouvernement du Canada. Le Canada finance aussi de nombreuses Chaires de recherches à travers l’organisme gouvernemental (la Chaire de recherche du Canada).

La Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) est un organisme autonome créé en 1997 par le gouvernement du Canada pour financer l’infrastructure de recherche. Le mandat de la FCI est de renforcer la capacité des universités, des collèges et des hôpitaux de recherche, de même que des établissements de recherche à but non lucratif du Canada à mener des projets de recherche et de développement technologique de calibre mondial qui produisent des retombées pour les canadiens. Le financement offert par la FCI permet aux établissements d’établir leurs propres priorités de recherche en fonction des secteurs d’importance pour le Canada. Cela permet aux chercheurs de faire face à la concurrence internationale tout en aidant le Canada à consolider sa position dans l’économie mondiale fondée sur le savoir. La FCI appuie les objectifs nationaux en matière de sciences et de technologie et contribue au renforcement de la capacité d’innovation du Canada en :

  • Augmentant la capacité du Canada à mener à bien d’importants travaux de recherche scientifique et de développement technologique d’envergure mondiale ;
  • Permettant aux jeunes canadiens d’avoir accès à de plus nombreux emplois dans le domaine de la recherche ;
  • Favorisant la formation de réseaux productifs et la collaboration entre les établissements d’enseignement postsecondaire, les hôpitaux de recherche et les entreprises privées du Canada ;
  • Stimulant la croissance économique et la création d’emplois, de même qu’en améliorant la santé des Canadiens et la qualité de l’environnement.

L’infrastructure de pointe aide les établissements de recherche canadiens à recruter, à maintenir en poste et à former du personnel de recherche hautement qualifié. Elle mène également à la création d’entreprises dérivées et à la commercialisation des fruits de la recherche.

La FCI peut confirmer l’admissibilité d’une université si cette dernière répond à toutes les exigences suivantes :

  • Être en mesure d’appuyer et de mener des activités de recherche ;
  • Décerner des diplômes (niveau minimum : baccalauréat) ;
  • Disposer d’un corps professoral dont la grande majorité des membres sont pleinement qualifiés pour mener des activités de recherche de façon autonome et possèdent un dossier de réalisations en recherche ;
  • Encourager les professeurs-chercheurs à mener des activités de recherche ;
  • Accorder aux professeurs-chercheurs suffisamment de temps, de même que les installations et les services nécessaires pour qu’ils puissent mener des activités de recherche ;
  • Etc.

Un exemple concert, dernièrement Innovation Canada a financé un projet de recherche de l’École Polytechnique de Montréal dans le domaine de la NanoRobotique.  Ainsi, Les travaux de Sylvain Martel rassemblent en effet des équipes de chercheurs et d’étudiants diplômés issus de divers horizons : médecine, microbiologie, physique, chimie, dynamique des fluides, science des matériaux, nanotechnologie, micromécanique, microélectronique, génie logiciel et informatique. Ce cadre de recherche a aussi une incidence sur le plan de la formation universitaire. Ainsi, six étudiants de maîtrise qui travaillent avec Sylvain Martel comptent désormais faire des études de doctorat dans l’espoir de pousser plus loin leurs propres recherches en nanomédecine.

Sources :

http://www.innovationcanada.ca/fr/

http://www.chairs-chaires.gc.ca/

http://www.nano.polymtl.ca/

http://canada.gc.ca/

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Les gouvernements à l’assaut des réseaux sociaux

D’après une étude de Strategy Analytics, le nombre d’internautes qui seront membres d’au moins un réseau social en ligne atteindra la barre du milliard en 2012, ce qui représentera 75% des internautes de la planète et 1/7 de la population mondiale. D’autre part, selon les conclusions du “Virtual Criminology Report” de la firme McAfee, la cybercriminalité est une triste réalité qui croît à un rythme alarmant, et nul ne serait à l’abri de cette menace croissante. Ainsi, afin de lutter contre la cybercriminalité et de prévenir le terrorisme, les gouvernements seront amenés à s’intéresser de plus en plus aux informations disponibles sur Internet en général et plus particulièrement sur les réseaux sociaux.

Ça commence déjà en Angleterre

Après l’entrée en vigueur de la directive européenne sur la conservation des données par les fournisseurs d’accès Internet (FAI) le 15 mars 2009, le ministre anglais de la sécurité intérieure Vernon Coaker a proposé d’étendre cette directive aux réseaux sociaux. Selon les désirs du ministre, ces derniers devraient, de la même manière que les FAI, conserver pendant 12  mois toutes les communications de leurs membres et les rendre disponibles aux services de police sur réquisition judiciaire.

Le ministre voudrait même aller plus loin que la simple conservation des données par les opérateurs, il parle de la création d’une immense base de données dans laquelle seront stockées les informations numériques pouvant être recueillies telles les courriels ou encore l’historique de navigation. Cette base serai disponible pour  les services de sécurité tels le MI5, le FBI ou la CIA.

Mais aussi en France

La LOPPSI 2, Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure, présentée par la ministre de l’intérieure Michèle Alliot-Marie, prévoit dans son article 23 l’utilisation d’un nouveau moyen d’investigation qui est la captation à distance des données numériques. Cela permettrait de récupérer aussi bien les données ouvertes comme celles disponibles  dans les réseaux sociaux, que les données fermées telles les adresses IP. Ainsi en compilant ces deux types de données, il serait donc assez facile d’inculper quelqu’un en fonction d’informations disponibles sur son profil Facebook.

Le futur

Si la tendance se poursuit et que les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place et d’importance dans nos sociétés, cela ramènera sans doute un interventionnisme encore plus prononcé des gouvernements. On peut imaginer une situation où les gouvernements -afin de protéger leurs citoyens contre les pertes ou les fuites éventuelles de données personnelles des réseaux sociaux- lancent des plateformes certifiées et plus sûres où chaque citoyen pourrait créer un profil “racine” qu’il pourrait ensuite exporter sur les plateformes commerciales de son choix.

Sources :

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39387983,00.htm

http://www.lesechos.fr/info/france/4868493-le-gouvernement-met-internet-sous-surveillance.htm

http://www.inter-ligere.net/article-29206326.html

http://www.binarysec.com/cms/docs/resources/security-keynotes/la-loi-loppsi-2.html

http://www.pdgb.com/uploads/tx_pdgbbdd/090925_JJ_TPE_PME.pdf

http://www.mcafee.com/us/research/criminology_report/default.html

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