`Seuls les Paranoïaques survivent`dans l’industrie de l’éducation !

La « culture forcenée du résultat » est devenue principe de gouvernement dans tous les secteurs d’activités y compris celui de l’éducation. L’éducation, notamment l’enseignement supérieur, haut lieu du savoir, reste soumis à une intense concurrence. D’abord régionale, elle est de plus en plus mondiale, les nouvelles technologies obligent. Même les politiques s’en rendent compte et s’en mêlent, en témoigne la crainte qu’exprimait le Ministre français de l’éducation lors du salon de l’éducation en novembre 1999 de voir les Universités américaines s’implanter en Europe, et imposer un enseignement uniformisé (one thinking, one teaching) et la loi no 2007-1199 du 10 août 2007 en France dont l’objectif est de rendre les Universités françaises attractives.

Pour illustrer le phénomène, on dira de Harvard university, meilleure université au monde sur cinq ans successifs(le classement de Shanghaï, appellation commune du Academic Ranking of World Universities), l’Université de Montréal sur iTunes devient la première université francophone à se joindre au réseau éducatif de baladodiffusion (classement Webmetris 2009), Hec Montréal, seule université canadienne à se classer au Top 20 des meilleures écoles de gestion au monde (classement Magazine AméricaEconomìa 2009), etc.

En effet, “aucun protectionnisme intellectuel“ n’étant plus possible, chaque Université, École ou Centre de formation cherche à être une référence mondiale et attirer une clientèle mondiale de plus en plus nombreuse. Pour faire face à la concurrence, se démarquer de leurs compétiteurs et attirer le plus d’étudiants possible,  ils développent des stratégies orientées non seulement sur la formation présentielle physique de l’apprenant, mais de plus en plus basées sur des méthodes de type Computer Based Training (CBT) ou parfois une e-formation complète.

Pour y parvenir :

- ils créent des pôles de performance grâce aux partenariats (ex. des accords avec les entreprises des NTIC pour le développement de logiciels de formation, implantation régionale des succursales etc.) ;

-  ils diversifient et adaptes les programmes de formation à l’évolution des besoins du marché de l’emploi;

-  ils mutent vers un point de vue éditorial et industriel de la formation (Multimédia, Multi-supports, Multi-usage, Multi-cibles, Multi-niveaux, Multilingue);

- ils encouragent et financent davantage la recherche et ;

- cherchent à maîtriser l’impact des nouveaux entrants.

L’offre se présente de plus en plus sous forme de plateforme de Web based training (Learning Management System, LMS) avec parfois une transposition de la logique présentielle dans la formation en ligne avec des classes virtuelles.

Dispenser une formation sur place ou à distance, sur mesure et dans n’importe quelle langue, c’est non seulement atteindre et attirer le plus grand nombre d’étudiants et mobiliser plus ressources financières, mais c’est également s’offrir un avantage concurrentiel énorme.

La concurrence est rude et «seuls les paranoïaques survivent», disait Andy Grove, l’ancien Président de Intel, pour justifier la veille tout azimuts essentielle dans l’économie. Ainsi, Universités, Écoles et Centre de formation dont la crédibilité pédagogique et la qualité des équipes de formateurs sont fortement établies, innovent constamment pour conserver leur notoriété et avantage concurrentiel, étouffant de facto l’émergence de nouveaux entrants dans l’industrie de la formation.

Sources

-       Jean-Paul Baquiast « Education et concurrence (intellectuelle) » Editorial de 26 nov.2009;

-       Phillipe Gil « NTIC et reengineering de la formation professionnelle»;

-       Google.com;

-       Yahoo.fr;

-       Rapport Commission «Parent»

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